et spécula, et sindones, et vittas, et theristra
24. Et erit pro suavi odore fœtor, et pro zona funiculus , et pro crispanti crine calvitium, et pro fascia pectoral! cilicium.
25. Pulcheriimi quoque viri tui gladio cadent, et fortes tui in prselio.
26. Et mœrebunt atque lugebunt portae ejus, et desolata in teiTa sedebit.
21. et les anneaux, et les pierreries qui leur pendent sur le front,
22. et les vêtements précieux, et les écharpes, et les voiles, et les riche»
épingles,
23. et les miroirs, et les chemises de prix, et les bandeaux, et les voiles légers.
24. Et au lieu de parfum il y aura la puanteur; au lieu de ceinture, une corde; au lieu de cheveux frisés, une tète chauve, et au lieu de riches corps de jupes, un cilice.
25. Tes hommes les plus beaux tomberont sous le glaive, et tes héros dans le combat.
26. Les portes de Sion seront dans le deuil et dans les larmes , et elle s'assiéra à terre désolée.
Vulgate a fait Ici une nouvelle interversion, car ce mot précède p"értm) ; « le voile attaché par un ruban autour du front ï et qui pend sur le visage , en laissant une ouverture pour les yeux {Atl. archéol., pi. n, flg. 6). — Perlacelidas (vers. 20). L'hébreu ^'âdôf désigne les chaînettes qui ont été mentionnées plus haut (note du vers. 18). — Murenulas. Hébr. : qlëéurim; les ceintures , où s'étalait d'ordinaire un très grand luxe. Cf. XLDc, 18 ; Jer. n, 32, etc. — Ol/actoriola. Littéral, dans l'hébreu : des maisons de souÉBe, c.-à-d. des flacons qui contenaient des essences parfumées. — Inauren. Hébr.: l'hâsim; bijoux de différente nature, munis d'inscriptions et servant d'amulettes. Cf. Gea. xxxv, 4. — Annulas (vers. 21). Spécialement, d'après l'hébreu, des anneaux à cachet (.AU. arch., pi. ix, flg. 5-9). — GemnMs in fronte... Hébr.: nizmé hâ'a/. Il s'agit de cet étrange ornement de métal que les Orientales se suspendent au nez. Cf. (îen. xxiv, 22, et l'Atl. archéol., pi. vi, flg. 6, 7. — Mutatoria (vers. 22). Hébr.: majfala^ôt; d'après l'étymologie, des vêtements de « rechange », que l'on enlève pour se livrer aux occupations ordinaires de la vie; par conséquent, des vêtements précieux.— Palliola. Hébr. : ma'atâfôi; la robe ou tunique supérieure, qui était d'ordinaire richement brodée. — Unteamlna. Hébr.: mitpâhôi; vaste pièce d'étoffe (de la racine tâ/ah, étendre) dont on s'enveloppait tout le corps comme -^'un manteau. Cf. Ruth, ni, 15, et l'Atlas archéol., pi. n, flg. 14 ; pi. m, flg. 6. — Acus, des épingles de toilette. Hébr. : harîtim, des pochettes servant de bourse. Cf. IV Reg. v, 23. — Spécula (vers. 23). Hébr.: giliônlm, des révélateurs. Expression très pittoresque pour désigner les petits miroirs à poignée, en métal poli, que les femmes portaient habituellement avec elles (Atl. archéol., pl. vn, flg. 3; pi. IX, flg. 10). — SincUmes. La tnnique intérieure ou chemise, en linge très fln. Le mot latin, de même que l'hébi-eu s'dinim.
vient de Sindu, nom antique de l'Inde, et désigne le fin lin de cette contrée. — Vittas. Hébr. : fnîfô^ (de fânâf, enrouler) ; les bandelettes des turbans. Voyez l'Atlas archéol., pi. vi, flg. 6. — Theristra. Hébr. : r'dtdim (de râdad, déployer) : voile très ample , souvent orné de broderies. — Et erit. . . ( vers. 24 ). Encore le châtiment, comme au vers. 17. De nouveau, il est mis en corrélation avec la faute. — Pro suavi odore. Hébr. : bôsem, le parfum extrait du baumier. — Funicuhis. Une simple corde, au lieu de la ceinture luxueuse. — Pro crispanti crine. La frisure était très à la mode en Egypte et en Assyrie ; les monuments l'kttestent à tout moment (^Atl. archéol, pi. m, flg. 3 ; pi. rv, flg. 9 ; pi. v, fig. 5; pi. VI, flg. 8, etc.). — Fascia pectorali. Hébr. : le manteau d'apparat. — Cilicium. Un sac, dit l'hébreu ; un vêtement d'étoffe grossière (AU. archéol., pi. i, flg. 2). L'hébreu ajoute : et la cicatrice (marque empreinte avec un fer rouge sur le corps ou le visage des esclaves) au lieu de la beauté. La Vulgate n'a gardé de ces mots que l'adjectif pulcherrimi , qu'elle a rattaché à la phrase suivante (vers. 25).
26 - 26. Jérusalem sera dépeuplée. CTeat la continuation du châtiment des femmes Juives (11 en est de même pour rv, 1) : les hommes de Juda périront en grcnd nombre sur le champ de bataille, et elles seront réduites pour la plupart à un humiliant célibat — Viri tui. Le prophète interpelle directement Jénisalem. — Mœrebunt... portée... Les portes de la cité, auprès desquelles les hommes se rassemblaient pour traiter d'affaires, sont censées gémir de leur solitude forcée. Cf. XIV, 3 ; Jer. XIV, 2 ; Thren. i, 4, etc. — Desolata... sedebit : attitude de la douleur et du désespoir. Cf .Thren. n, 10. C'est par l'image d'une femme assise à terre, désolée, que les Romains représentèrent plus tard sur leurs monnaies la « Judaea capta B ou a devicta ».Voyeï l'Atl. arch., pi. utiv, flg. 18-20.