‹ La Sainte Bible (volume 4)Chapitre 367 sur 938 · et il toucha ma bouche, et dit · texte numérisé non relu

et il toucha ma bouche, et dit

Ceci a touché tes lèvres; ton iniquité sera enlevée, et ton péché sera purifié.

11 faudrait t faciem snara ») : par respect pour la majesté divine. 11 est encore d'usage, en quelques contrées orientales, de se voiler la face en présence du souverain. — DvMbus... pedes ejus. Mieux : « pedes suos, v c- à - d. tonte la partie Inférieure de leur corps, également par respect. — Duabus volalant. Ils se soutenaient dans les airs, en planant doucement. — Clamabant aller ad... (vers. 3). Ils formaient donc deux chœurs, qui chantaient alternativement les louanges du Seigneur. — Rien ne plus simple, et pourtant rien de plus grandiose que leur chant : Sanctus, sanctus... C'est le célèbre « trisagion », qui di'-anlt si bien la nature Intime de Jéhovah, l'être saint, pur et parfait par excellence. La triple r^étltlon de l'adjectif qâdôs (dont le sens probable est « séparé »), marque tout d'abord , à la façon hébraïque, le caractère complet, absolu, de la ealnteté de Dieu ; mais les commentateurs catholiques y volent à bon droit, à la suite des Pères, une indication de la trlnlté des personnes divines dans l'unité de nature. Le livre entier d'Isaïe porte les traces de l'impression que ce nom sacré produisit sur son âme : Jéhovah y est appelé jusqu'à vingrt - neuf fols « le Saint d'Israël », et c'est là évidemment un écho du chant des séraphins ; c'est en même temps une manière saisissante de rappeler au peuple juif, alors si souillé, la nécessité où il était de changer de vie, et d'imiter Jâ sainteté de son Dieu. — Plena est... terra... La gloire du Seigneur si parfait rayonne partout Ici -bas, et il est aisé de la contempler dans le miroir des créatures. — Et commota sunt... (vers. 4). Double effet du chant retentissant des anges (a voce clamantis ), et, pour ainsi dire, double réponse de Dieu à leurs louanges. « Les fondements des eeulls » (ainsi dit l'hébreu, au lieu de superliminaria cardinum) furent vio-

lemment ébranlés; de plus, une épaisse fumée s'échappa de l'autel qui sera signalé au vers. 6, car la prière des séraphins avait été comme de l'encens répandu sur le brasier.— Telle est la première scène de la vision, sobrement et magnifiquement décrite.

2" Isaïe est purifié en vue de son rôle prophétique. VI, 5-7.

5-7. Et dixi... Le premier sentiment d'Isaïe, lorsque l'ébranlement du temple le rappela h lui-même, fut celui d'une vive frayeur : Vse mihil — Qtcia tacui. Hébr. : Je suis perdu. Il croit qu'il va mourir soudain, parce qu'il a va le Dieu de toute sainteté ( Dominum... vidi... ), et qu'il se sent lui-même tout profane, soit personnellement (guia vir poUutus...), soit par suite de ses relations avec un peuple qui l'est beaucoup plus encore (et in medio...). Il nomme cette souillure une Impureté « de lèvres », parce qu'elle lui avait été révélée par les chants des esprits célestes, auxquels II avait été Incapable de prendre part. Sur l'antique croyance où l'on était qu'on ne pouvait contempler Dien sans mourir, voyez Ex. xxxin, 20; Jud. xui, 22, etc. — Et volavit ad me... (vers. 6). Son humble confession lui obtient un pardon complet, dont il reçoit aussitôt le signe. — Calculus : un charbon embrasé. — De altari : de l'autel céleste, dont l'autel d'or, ou des parfums, était le type dans le temple de Jérusalem. Cf. Ex. xxx, 1 et ss. (Atl. archéol., pi. civ, flg. 2). — Tetigit os... : sa bouche, parce qu'il venait d'avouer qu'elle n'était pas suffisamment pure, et aussi parce qu'elle devait bientôt servir d'organe au Saint d'Israël. Le feu purifie ce qu'il touche. — Et auferetur... Mieux vaudrait le temps présent : Ton iniquité est enlevée et ton péché est puriQé.

Is. VT, 8-12.

o. Et j'entendis la voix du Soigneur disaiit: Qui envcrnii-je? et qui ira pour nous ? J e répondis : Me voici ; envoyez-moi.

9. Et il dit : Vu, et dis à ce peuple : Écoutez ce que je vous dis, et ne le comprenez pas ; voyez ce que je vons fais voir, et ne le discernez pas.

10. Aveugle le cœur de ce peuple, et rends ses oreilles dures, et bouche -lui les yeux, de peur qu'il ne voie de ses yeux, et qu'il n'entende de ses oreilles, et qu'il ne comprenne de son cœur, et qu'il ne se convertisse, et que je ne le guérisse.

1 1 , Et j e dis : Jusques à quand. Seigneur? Et il dit : Jusqu'à ce que les villes soient désolées et sans citoyens, les maisons sans habitant, et que la terre demeure déserte.

12. Le Seigneur éloignera les hommes, et celle qui avait été délaissée au milieu du pays se multipliera.

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