‹ La Sainte Bible (volume 4)Chapitre 369 sur 938 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

1 . Et factum est in diebus Acbaz , lilii Joathan, filii Oziae, régis Juda, ascendit Rasin, rex Syriae, et Phacee, filius Roraeliae, rex Israël, in Jérusalem, ad praeliandum contra eam ; et non potuerunt debellare eam.

2. Et nuntiaveruut domui David, dicentes : Requievit Syria super Ephraim.

Et commotum est cor ejus, et cor populi ejus, sicut moventur ligna silvarura a facie venti.

3. Et dixit Dominus ad Isaiam : Egredere in occursum Achaz , tu et qui derelictus est Jasub, filius tuus, ad extremum aquseductus piscinse superioris in via agri Fullonis;

1. Il arriva au temps d' Achaz, fils de Joathan, fils d'Ozias, roi de Juda, que Rasin, roi de Syrie, et Phacée, fils de Romélie, roi d'Israël, montèrent contre Jérusalem pour l'assiéger ; et ils ne purent s'en emparer.

2. Et l'on vint dire à la maison de David : La Syrie a fait sa jonction avec Ephraïm. Et le cœur d' Achaz et le cœur de son peuple furent agités, comme les arbres des forêts sont agités par le vent.

3. Alors le Seigneuj- dit à Isaïe : Va au-devant d' Achaz, toi et Jasub, ton fils qui t'est resté, vers l'extrémité de l'aqueduc de la piscine supérieure , sur le chemin du champ du Foulon;

fond en comble, et ses habitants conduits en captivité. — Et multipUcabltur. . . (vers. 12'>). D'après la Vulgate , ces mots ressemblent à une promesse; mais la menace se pounrait dans le texte hébreu : Et l'espace désert sera grand au milieu dn pays. — Et adhuc... deciinatio. . . (vers. 13). Notre version latine n'est pas sans difficulté. Elle signifie, suivant les meilleurs Interprètes, que, s'il reste encore dans le pays une dixième partie de seg anciens habitants, ils seront de nouveau humiliés (la locution et convertetur doit être prise adverbialement, et rattachée aux mots et erit in oatensionem, c- à - d. « in derisum »), de manière à ressembler aux arbres qui étalent leurs branches entièrement dépouUléea de feuilles et de fleurs (sicut tereblnthus...). L'hébreu est beaucoup plus clair et plus expressif : Et s'il en reste un dixième, fl sera à son tour anéanti ; (mais) de même que le tronc du téréblnthe et du chêne subsiste encore quand Ils sont taillés, son tronc (d'Israël) sera une sainte postérité. Ainsi donc, l'ingrate nation recevra châtiment sur châtiment; toutefois Dieu ne la ruinera pas d'une manière totale, ainsi qu'il ressort de la belle comparaison empruntée à la vie des arbres : une vitalité nouvelle, pleine de fraîcheur, sera rendue à Israël AU sortir de toutes ces épreuves, a Tel est le brillant côté du jugement » divin ; il manque très rarement dans les oracles même les plus attristants d'Isaïe. Cf. i, 27; ii, 1 et ss.; iv. 1 et 88.; X, 30, etc. L'expression semen sanctum désigne indirectement le Messie, qui sortira do |»tit reste des Israélites sauvé».

Section II. — Emmanuel, lb fdtur LiBÉBATEim

DU PKUPLB DE DiEU. VII, 1 — XII, C.

Ce petit livre forme l'une des plus belles parties de la prophétie d'Isaïe.

§ I. — Emmanuel et sa naissance virginale. VII, 1 — VIII, 4.

Sur cet oracle si Important, voyez L. Reinke, die Weissagung von der Jung/rau und von Immanuel, Mttnster, 1848 ; Le Hir, Les trois grands jyrophètes, Isaïe, Jérémie, Ézéchiel, Paris, 1877, p. 59-80; le Manuel biblique, t. II, nn. 925-931 ; Knabenbauer, Commentarius in Isaiam, prophetam,, t. I, p. 149 et ss. ; nos Essais d'exégèse, Lyon, 1884, p. 1-99.

1» Les préliminaires : prophétie contre les royaumes de Syrie et d'Éphraïm. VTI ,1-9.

Chap. VII. — 1-3. L'occasion. Ce fut une guerre terrible, qui mit Juda à deux doigts de sa perte. Cf. II Reg. xvi, 5-9; n Par. xxvtu, 5-16. - In diebus Achaz. Date qui parait fort vague à première vue, puisque Achaz régna seize ans (voyez la page 266); mais elle est déterminée assez nettement par le contexte, l'un des agresseurs de Juda, le roi Phacée, étant mort en 739. C'est donc entre cette année et celle de l'avènement d' Achaz (743), qu'il faut placer la guerre dont parle Isaïe. Mais on admet généralement qu'elle dut commencer dès le début du règne du jeune roi, ses ennemis ayant voulu profiter de «on inexpérience pour l'attaquer avec plus de chances de succès. — Phaeee.'Bn hébreu, Péqah. ÀTenturler audacieux, qui s'était emparé du trdne de Samarie, après avoir assassiné la roi

Is. VII, 4-8.

4. et dices ad euni : Vide ut sileas; noli timere, et cor tuum ne forruidet a duabus candis titionum fumigantium istorum, in ira furoris Rasin, régis Syrise, et filii Romeliae ;

6. eo quod consilium inierit contra te Syria in malum, Epliraim, et filius Romeliae, dicentes :

6. Ascendaraus ad Judam, et suscitemus eum, et avellamus eum ad nos, et ponamus regem in medio ejus filium Tabeel.

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