‹ La Sainte Bible (volume 4)Chapitre 571 sur 938 · Edom foulé aux pieds et écrasé comme · texte numérisé non relu

Edom foulé aux pieds et écrasé comme

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Fres8oir à raieins. (Peinture égyptieooe. )

le raisin sous le pressoir. — Torcular caicat;*.» Le héros emploie à son tour, dans sa réponse, l'image r,ui vient de lui être suggérée, et qui apparaît, d'ailleurs, en plusieurs autres endroits de la Bible, pour dépeindre des actes de valeur (cf. Joël, III, 16; Thren. i, 15; Apoc. xiv, 18 et 88.). Oui, il a foulé le raisin aans le pressoir à la façon antique (.AU. arch., pi. xxxvi, flg. 8), en descendant lui -môme dans la cuve. La vendange était considérable, et 11 était seal jjorr pressurer; voilà pourquoi ses vêtements sont .«i rouges. — De geyitilus non '.if... Personne 'pai'uii

avec moi ; je les ai foulés dans ma fureur, et je les ai écrasés dans ma colère, et leur sang a rejailli sur ma robe, et j'ai taché tous mes vêtements.

4. Car le jour de la vengeance était dans mon . cœur, l'année de ma rédemption est venue.

5. J'ai regardé autour de moi , et il n'y avait personne pour m'aider; j'ai cherché, et je n'ai pas trouvé de secours ; alors mon bras m'a sauvé, et ma colère même m'est venue en aide.

6. J'ai foulé les peuples dans ma fureur; je les ai enivrés dans mon indignation, et j'ai renversé leur force à terre.

7. Je me souviendrai des miséricordes du Seigneur ; je louerai le Seigneur pour tout ce qu'il nous a fait, pour tous ses bienfaits envers la maison d'Israël , bienfaits qu'il a répandus sur elle selon sa bonté et selon la multitude de ses miséricordes.

8. Il avait dit : Ils sont vraiment mon peuple, des fils qui ne renient point leur père, et il est devenu leur sauveur.

9. Dans toutes leurs afflictions il ne s'est point lassé, et l'ange de sa face les

Is. LXIII, 4-9. X 501

furore meo, et conculcavi eos in ira mea ; et aspersus est sanguis eorum super vestimenta mea, et omnia indumenta mea inquinavi.

4. Dies enim ultionis in corde meo, annus redemptionis meœ venit.

5. Circumspexi, et non erat auxiliator; qusesivi, et non fuit qui adjuvaret; et salvavit mihi b]-achium meum , et indignatio mea ipsa auxiliata est mihi.

6. Et conculcavi populos in furore meo, et inebriavi eos in indignatione mea, et detraxi in terram virtutem. eorum.

7. Miserationum Domini recordabor, laudem Domini super omnibus quse reddidit nobis Dominus, et super multitudinem bonorum domui Israël, quse largitus est eis secundum indulgentiam suam, et secundum multitudinem misericordiarum suarum.

8. Et dixit : Venimtamen populus meuB est, filii non negantes; et factus est eis salvator.

9. In omni tribulatione eorum non est tribulatus, et angélus faciei ejus sal

les nations ne lui est venu en aide, et rien d'étonnant à cela, puisque les païens étaient les adversaires jurés du vrai Dieu et de son Christ. — Sanguis eorum. Hébr. : leur Jus. Expression qui continue la métaphore. — i>ies enim ultionis... (vers. 4). Voyez lxi, 2 et la note. — Circumspexi, el non erat... (vers. 5). Le héros revient sur ce détail pour marquer la difficulté de l'entreprise et pour relever l'étendue de son triomphe. Cf. ux, 16, passage que ce verset reproduit presque identiquement. — Et inebriavi eos. . . ( vers. 6 ) : en leur faisant boire à la coupe de sa colère. Cf. xxix, 9-10; li, 21 et Bs. Le Targum et beaucoup de manuscrits hébreux expriment une autre pensée : Je les ai mis en pièces. — Detraxi. . . virtutem. . . Hébr. : J'ai répandu à terre leur Jus (comme au verset S*»; leur sève vitale, leur sang). L'oracle se termine brusquement par ce trait. Il s'est réa- Jlsé durant tout le cours de l'histoire de l'Égllbe, par les Jugements de Dieu contre ses ennemis ; 11 s'accomplira plus Intégralement encore à la fln des temps. Cf. Apoo. xix - xx.

!> VII. — Septième discours : prière d'Israël captif et miséralle, pour demander à Dieu sa délivrance. LXIII, 7 — LXIV, 12.

Plus haut (Lxn, 6-7) le Seigneur a pressé les Juifs d'implorer leur rédemption, promettant solennellement de les exaucer. Voici qu'ils se mettent, en effet, à le remercier de ses nombreux bienfaits, à lui demander pardon de leurs fautes, st à solliciter humblement son se-

cours. Les suppliants soiit censés vivre sur la terre d'exil, car c'est là toujours la base de cette seconde partie.

1° Action de grâces pour les anciens bienfaits de Jéhovah. LXIII, 7-9.

7-9. Touchant début. C'est ainsi que divers psaumes « entrelacent la supplication et la louange ». Voyez en particulier le Ps. Lxxxvin, 2 et ss. — Miserationum... recordabor. Hébr. : Je publierai. Beau prélude ( vers. 7 ) , avec une accumulation très expressive de synonymes. — Et dixit : V&rumtamen. . . ( vers. 8 ). Hébr. : Et il avait dit : Il est certainement mon peuple... Les suppliants citent avec reconnaissance, quoique ce détail soit maintenant pour eux très humiliant, la glorieuse parole que le Seigneur avait prononcée à leur sujet, lorsque fut contractée l'alliance théocratique. Cf. Ex. m , 7, 10 ; xix , 6-6, etc. — Filii non vegantes. Hébr. : des fils qui ne tromperont pas; c.-à-d. des enfants qui ne seront pas ingrats , infidèles. Israël se montra souvent indigne de cet éloge. Cf. i, 2 ; xxx, 9, etc. — In omni tribulatione... (vers. 9). Késumé très expressif de toutes les souffrances des Hébreux depuis la sortie d'Egypte et de la bonté compatissante de Jéhovah. — Non est tribulatus. L'hébreu a deux leçons pour ces trois mots: celle du k'tib, ou du texte, que la Vulgatea suivie avec les autres versions anciennes ; celle du q'ri, ou de la marge, qui a le pronom lô, « ^ lui, » au lien de la négation lô'. Cette dernière donne un bien meilleur sens et est très généralement adoptée de nos jours : Dans toutes leurs

l8. LXTTl, 10 15.

vavit eo8. lu dilectione sua et in iiidulgentia sua ipse redemit eos , et poFtavit eo8, et elevavit eos cunctis diebus saeculi.

10. Ipsi autem ad iiacundiam provocaverunt, et afflixerunt spiritum Sancti «.jus; et convereus est eis in inimicum, et ipse debellavit eos.

11. Et recordatus est dierum sseculi Moysi, et populi sui. Ubi est qui eduxit eos de mari cnm pastoribus gregis sui ? ubi est qui posuit in medio ejus spiritum Sancti sui ;

12. qui eduxit ad dexteram Moysen, brachio majestatis suse ; qui scidit aquas ante eos, ut faceret sibi nomen sempiternum ;

13. qui eduxit eos per abyssos, quasi equum in deserto non impingentem?

14. Quasi animal in campo descendens, spiritus Domini ductor ejus fuit.

Sic adduxisti populum tuum, ut faceres tibi nomen gloriae.

15. Attende de caelo, et vide de habitaculo sancto tuo, et gloriae tuse. Ubi est zelus tuas, et fortitudo tua, multi-

a sauvés. Dans son amour et dans sa miséricorde, il les a rachetés lui-même, il les a portés et il les a soutenus tous les jours du temps passé.

10. Mais ils ont provoqué sa colère, ils ont affigé l'esprit de son Saint; et il est devenu leur ennemi, et il les a luimême combattus.

11. Puis il s'est souvenu des anciene jours de Moïse et de son peuple. Où est celui qui les a tirés de la mer avec les pasteurs de son troupeau? où est celui qui a mis au milieu d'eux l'esprit de sou Saint ;

12. qui a pris Moïse par la droite, et l'a soutenu par le bras de sa majesté ; qui a fendu les eaux devant eux pour s'acquérir un nom éternel ;

13. qui les a conduits à travers les abîmes, comme un cheval qu'on mène au désert sans qu'il bronche?

14. Comme un animal qui descend dans la vallée, l'esprit du Seigneur les a conduits. C'est ainsi que vous avez conduit votre peuple, pour vous faire un nom glorieux.

15. Regaidez du ciel, et voyez de votre demeure sainte et du trône de votre gloire. Oii sont maintenant votre zèle et

détresses 11 fut dans la détresse. Cf. Jud. x, 36 ; Ps. cv, 44-46, etc. D'ailleui-s, les commentateurs de la Vulgate la ramènent à ce sens , en traduisant : Il ne s'est point laSsé, rebuté d'eux. — Anyelus /aciei fjus. L'ange qui guidait et protégeait les Hébreux au nom de Jéhovah. Cf. Ex. xxiii, 20 et ss.; xxxni, 2; Kum. xx, 16; Jud. II, 5, etc. — Diebus saeculi. Hébraïsme : aux temps anciens, au début de l'histoire d'Israël. De même au vers. 11.

2° L'ingratitude et le châtiment des Juifs. LXIII, 10-14.

10-14. /psi autem. Contraste douloureux avec la conduite si aimable du Seigneur. — Ad iracundiam provocaverunt. Hébr. : ils ont été rebelles. — Afflixerunt spiritum Sancti... Hébr. : l'esprit de sa sainteté. Expression qui est particulièrement délicate en cet endroit, puisqu'il s'agit de péchés très graves, en opposition directe avec la sainteté dlnne. — Conwrnis... in inlmieum. L'histoire des pérégrinations à travers le désert, celle des Juges et des Rois est un perpétuel commentah-e de ce détail, comme du précédent. — Et recordatus est... populi sui. D'après l'hébreu, qui est beaucoup plus clair : Et son peuple s'est souvenu des anciens jours de Moïse. C.-à-d. que, sous les coups des châtiments divins, les Israélites se rappelaient le bonheur dont ils avalent joui sous Moïse, au temps de leur fidélité, et qu'ils revenaient alore & de meilleurs sentiments. — ITbi est qui...f ,S.:rie de questlong oui se poursuit jusqu'à la fin

du vers. 13, relevant les principaux bienfaits du Seigneur envers son peuple, depuis la sortie d'Egypte jusqu'à l'entrée dans la Terre promise.

— Cum pastoribus gregis : Moïse et Âaron. Cf. Ps. Lxxvii, 21. — Posuit... spiritum Sancti sui (hébr.: l'esprit de sa sainteté). Dieu fut constamment avec les Hébreux tandis qu'ils erraient à travers le désert. Son Esprit agis-ait au milieu d'Israël par Moïse, Aaron, les soixante -dix anciens , etc. Cf. Num. xi , 17, 25 ; Neh. ix , 20, etc.

— Qui edttxit ad dexteram.^ Hébr. : Qui dirigea son bras majestueux à la droite de Moïse, c.-à-d. qui prêta sa divine puissance et son merveilleux secours à Moïse. — Quasi equum... won impingentem, ( vers. 13 ). Comparaison expressive : comme un coursier vigoureux que n'arrête aucun obstacle. — Quasi animal in campo... Autre belle comparaison : comme un troupeau qui, de» montagnes arides, descend dans une vallée fertile. — Ductor ejus fuit. Hébr. : Il l'a conduit au repos. Même expression au Dentéronome, XII, 9, et Jos. I, 13, eta, pour désigner l'Installation des Israélites dans la Terre promise.

3» La prière proprement dite. LXIII, 15 ^ LXIV, 12.

Page admirable sous tous rapports.

15-19. Les Juifs supplient Jéhovah, qui et aussi leur père, d'avoir pitié de leur misère. — Attende. Hébr. : Regarde. Apostrophe hardie. Cf. Deut. XXVI, 16; Ps. lxxix, 16*, etc. — Zelus tuus : la jalousie qu'il éprouve contre les oppresseurs de son peuple. Cf. ix, ï, etc. — For-

Is. LXm, 16 — LXIV, 2^

votre force? où est la tendresse de vos entrailles et de vos miséricordes? Elles 86 contieunent envers moi.

lô. Car c'est vous qui êtes notre père ; Abraham ne nous connaît point, et Israël ignoi'e qui nous sommes ; mais vous, Seigneur, vous êtes notre père, notre libérateur, vous dont le nom est éternel.

17. Pourquoi, Seigneur, nous avez-vous fait errer loin de vos voies? pourquoi avez - vous endurci notre cœur de sorte qu'il cessât de vous craindre? Revenez à cause de vos serviteurs, à cause des tribus de votre héritage.

18. Ils se sont rendus maîtres de votre peuple saint, comme s'il n'était rien; nos ennemis ont foulé aux pieds votre sanctuaire.

19. Nous sommes devenus comme au commencement, lorsque vous n'étiez pas notre roi, et que votre nom n'était pas invoqué sur nous.

tudo visceram tuorum et miserationum tuarum? Super me continueruut se.

16. Tu enira pater noster ; et Abraham nescivit nos, et Israël ignora vit nos ; tu, Domine, pater noster, redemptor noster, a sseculo nomen tuum.

17. Quare errare nos fecisti, Domino, de viis tuis ; indurasti cor nostrum ne timeremus te? Convertere propter serves tuos , tribus hereditatis tu«e.

18. Quasi nihilum possederunt populum sanctum tuum ; hostes nostri conculcavenmt sanctificationem tuam.

19. Facti sumus quasi in principio, cum non dominareris nostri, neque invocaretur nomen tuum super nos.

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