cujns aspectus insensato dat con
cupiscentiam, et diligit raortuae imagiais efHgiem sine anima.
6. Malorum amatores digni sunt qui spem habeant in talibus, et qui faciuat illos, et qui diligunt, et qui colunt.
7. Sed et figulus mollem terram premens, laboriose fingit ad usus nostros unuraquod(]ue vas ; et de eoiiem lufo fingit qu<e munda sunt in usuni Vrisa, et similiter quae iiis sunt contraria; horum aiitem vasorum quia sit usus, judex est figulus.
8. Et cum labore vano deura fingit de eodem Itito, ille qui [)aulo ante de terra factiis fuerat, et post j>usillum reducit se unde acceptus est, repetitus auimae debitum quam habebat.
9. Scd cura est illi non quia laboraturus est, nec quoniam brevis illi vita est, sed concertatur auriticibus et argen-. tariis; sed et ajrarios imitatur, et gloriara prœfert, quoniam res supervacuas fingit.
à Dieu dans l'ensemble. Au reste, depuis l'cxll il avait été radicalement guéri sous ce rapport.
lii reine Taia (l'une des plus belles sculptures de l'ancieune Egypte).
— Malse artis... Voyez xiv, 18-20, et le commentaire. — Vmbva pictiirse... Dans le grec : le travail infructueux des peintres d'ombre. — Sculpta. Le giec emploie un tonne dédaigneux, qui signifie : maculé de diEEérentes couleurs. - Dat eoiicuptucenliam. Le grec ordinaire porte : iii c^veiûo; ;'p-/îTai, « devient un sujet de honte » (ou de reproche, o.-i^-dl. de châtiment). 1« Tnl-
gate a suivi la leçon ope^'v, qui parait être la meilleure. — Et diligit... Peut-être l'écrivain sacré a-t»il voulu faire allusion aux liassions insensées que mentionne l'hlsioire et qui avaient des statues pour ol)]ct (comp. Pline, llist. nat., xxxvi, 5, 4; Arnol)e, adv. Gcnt., vi, Tl). Du moins 11 répète que l'art mal compris était souvent une occasion d'iilolâtrle. — AimUores (vers. 6) : Èpaixott, expression habituellement réservée pour désigner l'amour impur.
3» Les fabricants d'idoles. XV, 7- 17.
7-13. Contre les potiers <iui préparent des Idoles (l'argile. — Sed H figulus... Description analogue à celle du chap. xni, 10-19; elle est aussi très dramatique et abonde en traits de mordante iiordo. — Terram preni'ns. Voilà le poiler à I oeuvre, et le nairatour le suit de très pri s dans son travail. — Df roilein luto... Saint Paul, Ri>m. IX, 21, relève également ce trait, mais II en fait une autre application. — Cinn Inbore vano ( vers. 8 ). Le grec <lit plus : Avec une fatigue mauvaise, c.-ù-d. grièvement couiiable. — nie qui patiio aide... Détail très ironii|ue : celui qui fabri(:ue des dieux d'argile a été lui-même tiré du limon de la terre (cf. Gén. ii, 7), et il y rentrera bientôt <(ien. m, 19). — Repetitus a>ilmœ ilehitiim. Pen>éc profenile: la vie n'est (jn'uu prêt que Dieu a fait ù l'iiomme, et (fue celui-c! devra lui rendre avec usure. — Sed cura... illi... (vers. 9). Ces fabri<'ant8 il'iilolcs d'aryile ont un souci bien plus grand que celui clés cumptes qu'ils devront rendre ù Dieu après leur luert 'loboraturus est : x:xu.v-tv, être fatigué, est un euphémisme pour désigner la mort) : Ils sotigent à rivaliser avec lea orfèvres, et Us donnent pour
Sap. XV. 10-16.
10. Cinis est enim cor ejus, et terra Bupervacua spes illius, et luto vilior \ata ejus ;
11. quoniam ignora vit qui se finxit, et qui inspiravit illi animam quae operatur, et qui insufflavit ei spiritum vitalem.
12. Sed et sestimaverunt lusum esse ■vàtam nostram, et conversationem vitse compositam ad lucrum, et oportere undecumque, etiam ex malo, acquirere.
13. Hic enim scit se super omnes delinquere, qui ex terras materia fragilia vasa et sculptilia fingit.
14. Omnes enim insipientes, et infelices supra modum animse superbi, sunt inimici populi tui, et imperautes illi;
15. quoniam omnia idola nationum deos estimaverunt, quibus neque oculorum usus est ad videndum, neque nares ad percipiendum spiritum, neque aures ad audiendum, neque digiti manuum ad Iractandum, sed et pedes eorum pigri ad ambulandum.
16. Homo enim fecit illos , et qui spiritum mutuatus est is finxit illos. Nemo enim sibi similem homo poterit deum fingere.
10. Son cœur n'est que cendre, ucp terre vile est son esiié.rance. et sa vie csi plus méprisable que la boue,
11. car il ignore celui qui l'a formé, qui lui a insjùré une âme agissante, et qui a soufflé en lui l'esprit de vie.
12. Ils se sont en outre imaginé que notre vie est un jeu, et qu'il n'y a d'autre but de l'existence que le gain, et qu'il faut acquérir par tous les moyens, même par le mal.
13. Celui-là sait bien qu'il est plus coupable que tous les autres, qui forme d'une même ten'e des vases fragiles et des idoles.
14. Mais ils sont tous insensés , et malheureux plus qu'on ne peut le dire, ces orgueilleux , qui sont les ennemis de votre peuple et qui le dominent ;
15. car ils ont pris pour des dieux toutes les idoles des nations, qui ne peuvent ni se servir de leurs yeux pour voir, ni de leurs narines pour respirer, ni de leurs oreilles pour entendre , ni des doigts de leurs mains pour toucher, ni de leurs pieds qui sont paresseux pour marcher.
16. Car c'est un homme qui les a faits, et celui qui les a formés n'avait qu'un esprit d'emprunt. En effet, il n'est pas d'homme qui puisse faire un dieu semblable à lui.
cela un grand fini à leur travail , qui n'est toutefois que du clinquant. — Cinis... cor ejus (vers. 10). Locution empruntée à Is. xliv, 20, d'après la traduction des LXX : a Leur cœur est de la cendre; » c.-à-d. vide et sans aspirations supérieures. — Supervacua spes... Dans le grec : Son espérance U'idole d'argile dans laquelle il se confie) est plus vaine que la terre. — lynoravit (Bons-entendu « euni >>) qui se finxit. Ignorance coupable, comme 11 a été démontré plus haut (xiii, 1 et S8. ), car le Dieu créateur a marqué toutes ses œuvres de sa signature. — Animam tperatur : une âme active, agissante. — Lxisum esse vitam (vers. 12). Souvent la vie n'était pas autre chose pour les païens qu'un jeu frivole. Cicéron, de Offlc., \, croyait devoir protester contre cette interprétation universelle : a Non Ita generati a natura sumus, ut ad ludum et jocum factl esse videaraur; sed ad severitatem potins et ad quœdam studia graviora. i' — Ad lucrum : un marché lucratif, dit le grec plus fortement encore. Autre préoccupation des païens et de ceux qui leur ressemblent : gagner le plus possible , pour jouir le plus possible. Pythagore et Cicéron ont employé la même comparaison. — Undecumijue eliam ex malo... Plus de loi morale pour ces cœurs aSamés de richesses. Les auteurs clasilQue» citent des maximes semblables. « Lucrl
bonus est odor ex re qualibet. » Juvénal, SaU, XIV, 204.
Qui rem facias, rem.
Si poEsis, recte; si non, quocumque modo rem. Horace , Ep., I, i, 65.
Pour le potier en question, comme pour la plupart des fabricants d'idoles, l'art était avant tout une affaire d'argent, et point ou très peu «ne affaire de religion. Cf. Act. xix, 23 et ss. — Eic enim scit... (vers. la). Leur grave culpabillté : ils savent que leurs statues ne sont qu'un peu de terre, et pourtant ils trompent les hommes, auxquels Us les vendent comme des dieux.
14-17. Idolâtrie grossière et insensée des ennemis du peuple Israélite. — Ils sont caratéris!''s d'abord par trois épithètes générales : in.Hipientes, infelices,... superbi. Variante dans le grec . Insensés et plus malheureux que l'âme d'un enfant (vCiTTÎou, un tout petit enfant qui est incapable de se conduire). — Imperautes illi. Plus fortement dans le grec : qui l'ont oiiprimé. — Omnia idola... deos... Détail qui fait ressortir ce qu'il y avait de profondément insensé dans le culte païen : il était devenu un éclectisme absurde, qui plaçait sur les mêmes autels les divinités les plus disparates. — Quibus neque ocu,lorum... Tableau ironique, qui imite ceux dos Ps. cxiii, seconde partie, 4-7, et cxxxiv, 16-17, —
Sap. XV, Il
17. Étant lai -même moiiel, de ses mains criminelle'i il ne forme qu'une œuvre morte. Ainsi lui-même il vaut mieux que ceux qu'il adore, car il vit quelque temps, quoiqu'il soit mortel, et eux n'ont jamais vécu.
18. Ils adorent les plus v^'ls animaux, qui, comparés aux autres bêtes sans raison, sont au-dessous d'elles.
19. La vue même de ces animaux ne montre rien de bon en eux, car ils se sont soustraits à la louange de Dieu ^t à sa bénédiction.
17. Cuia euiui ait mortalis, mjrtuum fingit manibus iniquis. Melior enim est ipse his quos colit, quia ipse quidem vixit, cum esset mortalis, illi autem nunquam.
18. Sed et animalia miserrima colunt ; insensata enim comparata his, illis sunt détériora.
19. Sed nec aspectu aliquis ex his animalibus bona potest conspicere ; eflfugerunt autem Dei laudem et beuedictionem ejus.