Qui enira conversus est non per hoc
quod viilebal sanabatur, sed per te omnium salvaturem.
8. lu hoc autera ostendisti inimicis nostris, quia tu es qui libéras ab omiii malo.
9. Illos enim locustarum et muscarura occideruut morsus, et non est inventa eanitas aiiinije illorura, quia digni erant ab hujuscemodi exterminarî.
licieiise qu'il désirait, les cailles que vous lui aviez préparées tomme un mets d'un goût nouveau ;
3. de sorte que les uns , quoique pressés de manger, viient se changer en aversion même leur ap[)étit nécessaire, i\ cause de ce ipie vous leur muniriez ut que vous envoyiez contre eux, tandis (jue les autres, après n'avoir été dans le besuin (pie [leu de temps, goûtèrent une nourriture nouvelle.
4. Car il fallait qu'une ruine inévitable fondît sur les premiers, qui exerçaient la tyrannie , et que vous fissiez seulement voir aux autres de quelle manière vous exterminiez leurs ennemis.
5. Il est vrai que la fureur des bêtes cruelles attaqua aussi vos enfants, et que la morsure des seipenls venimeux les fit périr.
6. Mais votre colère ne dura pas toujours; ils ne furent (pie ]ieu de temps dans le trouble, en vue de leur correction , et ils eurent un signe de salut , pour leur rappeler les commandements de votre loi.
7. Car celui qui se retournait de ce côté n'était pas guéri par ce (pi'il voyait, mais par vous, qui êtes le Sauveur de tous.
8. En cela vous avez montré à nos ennemis que c'est vous qui délivrez de tout mal.
9. Car, pour eux, ils furent tués par la morsure des sauterelles et des mouches, sans trouver de remcde |)our sauver leur vie, car ils méritaient de périr ainsi.
aussi, (i'ardents (îésirs (3ans la faim q<ii les pressait; mais la vue des unimaux d(''^<iûDants qui fourmillaient jusque dans leurs péirius (cf. Ex. vn, 2a) leur iiispiniii une vive répugnance et los empêchait de manger. Au lieu de propter... quse..., le grec dit plus énergiquenient : A cause de l'aspect hideux des choses envoyées contre eux. — Necen!<aria cont-upisceutia : l'appétit néces- •alre à la conservation de la vie, par opposition au désir superflu que ressentirent les Iléb'sux de manger des mets délicats. — In brevi : en' ô).î- Yov, pour peu de temps. La faim des Israélites ne fut pas de longue durée. — Oportebat eniin„. (vers. 4). Motif pour lequel les deux peuples furent si différemment traités. Les Égyptiens devaient être châtiés pour s'ôtre faits persécuteurs iniques. — InterUuin. Le grec dit seulement : la privation. Les mots sine excusatione ( « Inévitable », d'ai)rès le texte original) retombent sur ce substantif. — Hls... taïUnm ostmdere. . . La faim momentanée des Hébreux leur pernnt de mieux coinpremlre ce qu'avaient enduré leurs ennemis. — Exter ininabantar. Plutôt, d'après le grec, étalent tourmentés. Cf. xi, 10.
5 -15. Les serpents de feu lancés contre les Hébreux ; les sauterelles et les mouches qui envahirent l'Éijypte. Le narrateur signale les buts très divers que Dieu se proposa dans ces deux cas, extérieurement senibhibles. - Cum iUts... Dans le grec : a-jTOÏ;, aux Hébreux (note da vers. 3). — Sseva bestiarum ira : les (iei'pcnts à la morsure brûlante. Cf. Num. xxi, 6. — lied non in perpetuum... Dieu se proposait seulement de punir son peuple coupable ; ce but une fois atteint, sa colère s'apaisa. — Signum... salutis: le serpent d'airain. Cf. Num. xxi, 8-9. — Ad commemorationeiu mandati... Ce terrible incident confnait, en effet, une grave \e<^n U'obéis- Bance. — Non per hoc quoi videbat... (vers. 7), Le serpent d'airain n'était rien par lul-m(^me; mais la foi au Dieu sauveur faisait toute sa force. Notre -Seigneur Jésus-Clirist a fait, au sujet de ce symbole, une révélation d'une po'iée supérieure. Cf. Joan. m, 13-14. — In hoc autein... (vers. 8). On nous ramène aux Kgyptlens, |M>ur montrer (xjmblen davantage IN eunnt ft smiffrir d'animaux moins redoutables { locntarum ei muacarum, vers. 9). — Occidei-unt... Comp. Ex.
Sap. XVI. 10-16.
10. Quant à vos enfants, les dents mêmes empoisonnées des dragons ne purent les vaincre, parce que votre miséricorde était li'i pour les guérir.
11. Ils étaient éprouvés, alla qu'ils se souvinssent de vos préceptes , et ils étaient promptement sauvés, de peur que, tombant dans un profond oubli de votre loi, ils ne missent un obstacle à votre secours.
12. Aussi n'est-ce point une herbe, ni un émollient qui les a guéris, mais-* votre parole, ô Seigneur, qui guérit toutes choses.
13. Car c'est vous, Seigneur, qui avez la puissance de la vie et de la mort, et qui menez aux portes de la mort et qui en ramenez.
14. Mais quand l'homme a tué par malice, et que l'esprit a qiiitté le corps, il ne l'y fera pas revenir, et il rie rappellera point l'àme lorsqu'elle se sera retirée.