‹ La Sainte Bible (volume 4)Chapitre 883 sur 938 · Unde eciatis quia non sunt dii ; ne ergo timueritis eos · texte numérisé non relu

Unde eciatis quia non sunt dii ; ne ergo timueritis eos

23. Aurum etiam quod habent ad speciem est ; nisi aliquis exterserit a^ruginem, non fulgebunt ; neque tnim dum conflarentur, sentiebant.

24. Ex omni pretio empta sunt, in quibus spiritus non inest ipsis.

25. Sine pedibus, in humeris portant tur, ostentantes ignobilitatem suam hominibus ; confundantur etiam (jui coluiit ea!

(vers. 20) : la fumée des lampes qui viennent d'être mentionnées (cf. Tsre. 18). — Noctuse. Le grec vuxTEpt'Seï; représente toute espèce d'oiseaux de nuit, y compris les chauves-souris. — Et aves. Comparez cette ligne Ironique de Lactance, l. c, ii, 4 : « Les oiseaux eux-mêmes

entourés comme parare (littéralement: pour la beauté). On peut aussi ramener la Vulgate à ce sens. — Nisi... exterserit... Cîomp. les vers. 11-12, 16. L'or n'est point atteint par la rouille ; mais Ici le langage est poétique et figuré. Cf. Jac. v, 3. — Nequc. dum canfittre-utiir.,, IjBï idoles sont

Cisux portés en processioa.

descendent sur leurs statues, y établissent leurs nids, et les scjulllent. » — Et cattse. C'est Ici le eeul endroit de la Bible où le chat soit mentionné. Les Égyptiens paraissent avoir été les premiers à le traiter comme un animal domestique. — OncLe sctatis... Le refrain. C!omp. le vers. U*.

33-28. Les faux dieux n'ont qu'une valeur matérielle et extérieure; ils ne peuvent s'aider eux - mêmes, et Ils se laissent déshonorer par leurs prêtres et leurs adorateurs. — Aurum... ad speciem. Leur richesse n'est donc qu'une pure apparence. Nuance dans le grec : L'or dont ils sont

insensibles aux coups de marteau et aux morsures de la lime, lorsqu'on les fabrique. — Ex omni pretio... (vers. 24). Cf. Is. xLVt, 6. L'on a donné généreusement, sans compter, lorsqu'il s'est agi de les préparer ; mais, quoiqu'elles aient coûté si cher, elles ne possèdent pas le plus léger souffle vital (in quibus spiritus...). Cf. Ps. cxxxrv, n^; Jer. x, 14, etc. — Sine pedibus... (vers. 25). Ou, du moins, elles ne peuvent utiliser les pieds que leur donne le statuaire. Cf. Ps. cxin, seconde partie, 7; Jer. x, 5. — Ostentantes ignobilitatem... C'est pour elles, en effet, une honte très grande que de ne pouvoir pas même faire un pas. —

Bar. VI, 26-32.

26. Propterea si cecîderint in terram , a semetipsis non consuigunt; neque si quis eum statuent reotum, per semetipsum stabit ; sed sicut mortuis munera eorum illis apponentur.

27. Hostias illorum vendunt sacerdotes ipsorum , et abutuntur ; similiter et miilieres eorum decerpentes, neque infirme, neque mendicanti aliquid impertiunt.

28. De sacrificiis eorum fetae et men- Btruatas contingunt. Scientes itaque ex his quia non sunt dii , ne timeatis eos.

29. Unde enim vocantur dii? Quia mulieres apponunt diis argenteis , et aureis, et ligneis ;

30. et in domibus eorum sacerdotes Bedent, habentes tunicas scissas, et capita et barbam rasam, quorum capita nuda sunt.

31. Rugiunt autem clamantes contra deos suos, sicut in cœna mortui.

32. Vestiraenta eorum auferunt sacerdotes, et vestiunt uxores suas et filios eues.

26. C'est pourquoi s'ils tombent .i terre, ils ne se relèveront pas d'euxmêmes; et si on les redresse, ils ne se tiendront pas debout par eux-mêmes; mais, comme à des morts, on Jeur apporte leurs offrandes.

27. Leurs prêtres vendent leurs victimes , et en disposent à leur gré ; leurs femmes en prennent aussi et n'en donnent rien aux malades et aux mendiants.

28. Les femmes touchent à leurs sacrifices lorsqu'elles sont grosses et dans un état impm-. Sachant donc par ces choses que ce ne sont pas des dieux, ne les craignez point.

29. Pourquoi, en effet, les appelle-t-on des dieux? Car les femmes offrent des dons à ces dieux d'argent, d'or et de bois;

30. et dans leurs temples les prêtres sont assis avec des tuniques déchirées, la tête et la barbe rasées, et la tête nue.

31. Ils rugissent en criant devant leurs dieux, comme dans un festin mortuaire.

32. Les prêtres leur ôtent leurs vêtements, et ils en habillent leurs femmes et leurs enfants.

Conf^mdantur... Ânathème qui s'échappe du cœur ému de l'écrivain sacré. Le grec emploie le temps présent et signale simplement un fait : Leurs adorateurs sont couverts de confusion. Ils rougissent parfois d'avoir des soliveaux pour dieux. — Si ceciderint... (vers. 26). Conséquence fatale de l'inertie des Idoles. Comp. l'épisode de Dagon,

I Reg. V, 3, et ss. — Si quis eum... Très souvent, dans cette description, Jérémle passe du pluriel au singulier, et vice versa. Après le verbe stabit, le grec ajoute ce trait, omis par la Vulgate : Et si on le penche, 11 ne se redresse pas. — Sicut mortuis... Sur les offrandes de mets que les païens déposaient sur les tombes ou dans les sépulcres, comp. Tob. IV, 17; Eccll. xxx, 18-19. — Hostias... vendunt... (vers. 27). Autre genre d'infidélité de la part des prêtres païens. Cf. vers. 9-10 ; Dan. xrv,

II et ss. — Decerpentes. D'après le grec : « sale condlunt. » Les femmes de ces prêtres salaient, pour les conserver, les viandes ainsi dérobées aux dieux en grande quantité. — Neque inflrmo... aliquid... : tandis que le vrai Dieu désirait que, dans certains sacrifices, une partie notable des victimes fusent consommées par les pauvres. Cf. Deut. XIV, 29, etc. — Fetœ et menstruatse (vers. 28). Chez les Juifs, ces deux catégories de personnes étaient regardées comme impures , et 11 leur était interdit de toucher aux choses saintes. Cf. Lev. XII, 4; XV, 33; XX, 18. Jérémle, en signalant ce trait, relève la supériorité du culte mosaïque, et Inspire h ses coreligionnaires une

horreur plus vive pour le culte Idolâtrique, qui tolérait toutes les indécences. .

29-39. Les idoles sont traitées par leui-s prêtres comme des morts ; le prophète revient sur leur insensibilité et sur leur Impuissance absolue. — Unde... vocantur diif Question toute vibrante d'indignation. — Mulieres apponvnt... Dans la religion Juive, même en dehors des circonstances marquées plus haut (vers. 28*), aucun rôle actif n'était confié aux femmes dans les cérémonies qui touchaient directement au culte. — In domibus eorum (c.à-d. dans les temples des idoles) sacerdotes... Ceux dont on porte le deuil, comme s'ils étalent morts, ne méritent évidemment pas le nom de dieux. Les détails dramatiques qui suivent, habentes... scissas, barbam rasam, etc., représentent le deuil, tel que le manifestent les Orientaux. Cf. Gen. xxxvu, 34; Jer. XLvni, 37, etc. Les prêtres juifs ne devaient Jamais suivre J ces pratiques; cf. Lev. xxi, 1 et ss. — Rugiunt] clamantes... (vers. 31). Cris de lamentation, semblables à ceux qui font partie des rites funèbres! de l'Orient. Cf. Am. v, 16-17; Matth. ix, 23, etc. j

— In cœna mortui. Il s'agit des i parentalia»,] ou des 7tEp(8EC7tva, c.-à-d. des festins célébrésl en l'honneur des morts après les funérailles. Cf.' Jer. XVI, 7. — VeMimenta... auferunt... (vers. 32).^ Encore l'infidélité des prêtres. Comp. le vers. 10.'

— Neque si quid mali... (vers. 33). L'impuissance et rindiflérence totale des faux dieux. Onj peut leur faire tout ce qu'on voudra, sans qu'Us]

Bar. VT, 3.3-41.

33. Qu'on leur fasse du mal ou qu'on leur fasse du bien, ils ne peuvent le rendre; ils ne peuvent établir un roi, ni lui ôter la couronne.

34. Ils ne peuvent non plus donner les richesses, ni rendre le mal. Si quelqu'un leur a fait un vœu et ne s'en acquitte pas, ils ne le lui redemandent point.

35. Ils ne sauvent personne de la mort, et ils n'arrachent pas le faible au plus puissant.

36. Ils ne rendent pas la vue à l'aveugle, et ils ne délivrent pas l'homme de la nécessité.

37. Ils n'auront pas pitié de la veuve, et ne feront pas de bien aux orphelins,

38. Leurs dieux sont semblables aux pierres, extraites d'une montagne; ils sont de bois, de pierre, d'or et d'aigent; ceux qui les adorent seront confondus.

39. Comment donc peut-on penser ou dire que ce sont des dieux?

40. Les Chaldéens eux-mêmes les déshonorent ; lorsqu'ils apprennent qu'un homme est muet et ne peut parler, ils le présentent à Bel , lui demandant de le faire parler;

41. comme si ceux qui n'ont pas de mouvement pouvaient sentir! Et eux, lorsqu'ils s'en aperçoivent, les abandonnent ; car leurs dieux sont insensibles.

33. Neque si quid niali i)atiuntiir ab aliquo, neque si quid boni, poterunt retribuere ; neque regera constituere pos sunt, neque auferre.

34. Similiter neque dare divitias possunt, neque malum retribuere. Si quis illis votum voverit et non reddiderit, neque hoc requirunt.

35. Hominem a morte non libérant, neque infirmum a potentiori eripiunt.

36. Hominem cœcum ad visum non restituunt, de necessitate hominem non liberabunt.

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