‹ La Sainte Bible (volume 4)Chapitre 884 sur 938 · Viduse non miserebuntur, neque orphanis benefacient · texte numérisé non relu

Viduse non miserebuntur, neque orphanis benefacient

38. Lapidibus de monte similes sunt dii illorum ; lignei, et lapidei, et aurei, et argentei ; qui autem colunt ea confundentur.

39. Quomodo ergo sestimandura est aut dicendum illos esse deos?

40. Adhuc enim ipsis Chaldœis non honorantibus ea; qui cum audierint mutum non posse loqui, oiTerunt illud ad Bel , postulantes ab eo loqui ;

41. quasi possint sentire qui non habent motum! Et ipsi, cum intellexerint, relinquent ea ; sensum enim non habent ipsi dii illorum.

le sentent, — Neque regem... Cette pensée sera de nouveau e.xprimée aux vers. 52, 55 et 65. Conip. Dan. II, 21. — Neque dare divitias... (vers. 34). Au contraire, le vrai Dieu « enrichit et appauvrit ». Cf. I Reg. Il, 7-8. — Neque malum... Nuance dans le grec : Ni donner de l'airain. Les Idoles ne peuvent pas même procurer à leurs amis quelques petites pièces de monnaie vulgaire. — Si quis votum... Grave négligence, qu'elles sont absolument incapables de châtier. Cf. Deut. XXIII, 21. — Hominem a morte... (vers. 36). Le contraire est affirmé de Jéhovah (Deut. xxxn, 39; I Reg. u, 6, etc.). — Infirmum a potentiori: un homme faible, injustement opprimé par un autre homme plus fort que lui. — Csecum ad visum. . . Vers. 36 et 37 : autres marques de l'impuissance absolue des faux dieux. Seul, le vrai Dieu vient au secours de toutes les misères. Cf. Ps. CXLV, 8 et 9, etc. — Lapidibus de monte... (vers. .38). Voyez une pensée semblable dans Uabacuc, II, 19.

40-44. Les Chaliléens outragent et déshonorent eux - mêmes leurs dieux. — Adhuc enivi. . . La phrase n'est pas achevée, mais il est aisé de la compléter : Comment traiteriez - vous les Idoles babyloniennes comme des dieux, lorsque les Chaldéens sont les premiers à les outrager? — Non

honorantibus .. Ils les déshonoraient « en leur demandant sans cesse des choses qu'ils savaient fort bieu qu'elles ne pourraient pas exécuter ». Les exemples suivent (vers. 40'>-43). — Offerent illiid. 11 faudrait le masculin : « illum, » le muet. — Ad Bel. Sur cette divinité, voyez Is. xlvi, 1, et la note. — Postulantes ab eo... D'après la Vulgate, ils demandent à la divinité d'accorder au muet l'usage de la parole. D'après le grec, à cause d'une variante au vers. 41 : Ils lui demandent (au muet) de parier, comme s'il en était capable, c.-à-d., comme si un miracle avait eu lieu en sa faveur (Vulg. : quasi possint sentire; les mots qui non... motum sont propres à notre version latine). — Et ipsi... relinquent... Les adorateurs finissent par comprendre que leurs prétendus dieux sont sans pouvoir et sans vie, et ils les abandonnent. Le grec a une particule négative, qui transforme la pensée : Et ils ne peuvent se résoudre à les abandonner, car ils ne comprennent pas (Vulg. rsew.sMm enim...). Quoiqu'ils se rendent compte de l'impuissance et du néant de leurs dieux, les Chaldéens s'aveuglent eux-mêmes et persévèrent dans leur absurde idolâtrie. Les mots ipsi dii illorum sont une particularité du texte latin. — Mnlieres autem... (vers. 42). Hérodote, 1, 199, cite tout au long cette « très honte\ise loi

ËAR. VI, 42-50.

42. Mulieres autem circunidatoe funibiis iii viis scdeut, bucceudeiites ossa olivarum ;

43. ouiu autem aliqua ex ipsis, attracta ah aliqiio traiiseunte, dormierit cum eo, proximae snse exprobrat qiiod ea non sit digna habita, siciit ipsa, neque funis ejus diruptus sit.

44. Omiiia autem quse illis fiunt, falsa 6unt ; quomodo sestimandum aut dicendum est illos esse deos?

45. A f abris autein et ah aurificibus facta simt ; nihil aliud erunt, nisi id quod volunt esse sacerdotes.

46. Artifices etiam ipsi, qui ea faciunt, non sunt multi temporis ; numquid ergo possunt ea, quae fabricata sunt ab ipsis, esse dii ?

Page 1