Je vous conjure donc, frères
Î)ar notre Seigneur Jésus -Christ, et par a charité du Saint-Esprit, de m'aider par les prières que vous ferez à Dieu pour moi,
31. afin que je sois délivré des incrédules qui sont en Judée, et que l'offrande que je suis honoré de porter à Jérusalem soit bien reçue des saints,
26. Probaverunt enim Ma<?odonia et Achaia collationem aliquam facere in pauperes sanctorum qui sunt in Jérusalem.
27. Placuit enim eis, et debitores sunt eorum. Nam si spiritualium eorum participes facti sunt gentiles, debent et in curnalibus ministrare illis.
28 Hoc igitur cum consummavero, et assigna vero eis fnictum hune, per vos proficiscar in Hispaniam.
29 Scio autem quoniam veniens ad vos, in abundantia benedictionis evangelii Christi veniam.
30. Obsecro ergo vos , fratres ,. per Dominum nostrum Jesum Christurn, et per caritatem t^ancti SpirituS; ut adjuvetis me in orationibus vestris pro me ad Ueum ,
31. ut libérer ab infidelibus qui sunt in Judsea, et obsequii mei oblatio accepta fiât in Jérusalem sanctis ;
25). Avant de se mettre en l'oute pour Rome et pour l'Espagne, il lui reste à remplir un ministère de charité, qui le conduira pour quehiue temps dans une direction tout opposée, m JerusaUm. — L'expression ministrare sanctis est expliquée à la ligne suivante. — Collationem (vers. 26). Dans le grec : une communication; c.-à-d., une contribution. Comp. I Cor. xvj, 1 et BS. ; Il Cor. viii, 1 et ss., où il est également question de cette collecte. — Pauperes sanctorum. C.-à-d., les pauvres qui faisaient partie de la communauté chrétienne de Jérusalem. — Placuit... eis (vers. 27). Dans le grec : r|"jôoxï]crav, ils ont trouvé bon. Au vers. 26, ce même verbe a été traduit par « probaverunt ». Cette répétition met en relief la générosité des chrétiens de la Macédoiae et de l'Achaïe. — D'autre part, l'apôtre dit qu'en réalité ce n'était là que le payement d'une dette : debitores sunt... Après Dieu, c'est à l'É-'llsemère de Jérusalem que les chrétientés établies parmi les païens devaient leur fondation, puisque de là étaient venus leurs prédicateurs. Il était juste qu'elles fissent à leur tour quelque chose pour la métropole. Encore ne pouvaient -elles acquitter qu'imparfaitement leurs dettes : ce qu'elles avaient reçu consistait en biens spirituels d'une valeur inappréciable (sjmitualium , Toî; TTVcUfJ-aTixoîç ); ce qu'elles donnaient en échange n'était que matériel (in carnalibus, ev Toïç aapxtxoTç). Sur ces termes tout pauliniens, voyez vu , 14 ; I Cor. ii, 13 et m, 2, etc. — Hoc i(iitur...iven. 28). Ce ministère de charité une fois accompli , Paul sera libre d'exécuter son projet. — Fnictum hune: ladite collecte, présentée métaphoriquement comme un des résul-
tats produits chez les Gentils par la foi chrétienne. -- Scio autem.. (vers. 29). La pensée de l'apôtre est tout à fait rassurée, lorsqu'il la dirige sur l'Église de Rome. Il a la confiance intime que sa visite sera pour elle l'occasion de bénédictions spécales très nombreuses. Cf. i, 11-12. Le mot evangelii est omis par la plupart des manuscrits grecs et des versions.
30-33. La demande de prières. — Obsecro ergo... La mention de soc prochain départ pour Jérusalem rappelle à l'apôtre les périls et les souffrances dont ce voyage ne pouvait manquer d'être l'occasion pour lui ; aussi se recommandet-il instt^mnient à la pieuse intercession des Romains. — Per Dominum... et per... Ces formules rendent l'appel encore plus pressant. Jésus- Christ était le lien commun de Paul et des chrétiens ; l'Esprit divin avait formé entre eux le nœud d'une sai' te charité. Cf. Gai. v, 22. — Ut adjuvetis... Le grec est beaucoup plus expressif : a'jvayojvcfracrôai, lutter avec. L'apôtre conjure donc les Romains de prendre part, en priant pour lui, à la lutte qu'il aura bientôt à soutenir contre ses ennemis et ceux de l'évangile. — Ut libérer... (vers. 31). C'est la première grâce qu'il désirait obtenir. Il avait tout à redouter des Juifs de Jérusalem demeurés incrédules (ab infidelibus qui...). Cf. Act. XX, 3, 22 ; xxi, 11, etc. — Seconde grâce : et obsequii... oblatio... Simplement dans le grec, d'après la meilleure leçon : mon ministère. Suivant la variante qu'a suivie la Vulgate : l'ofErande que je porte. — Accepta sit. On voit, par ce trait, que saint Paul n'était pas même tûr d'êti'e bien accueilli à Jérusalem par les Juifs convertis au christianisme. Un grand nombre d'entre eux étaient inlbiis de pré-
Rom. XV, 32 — XVI, 3.
32, ut veniara ad vos in gaudio per voluntatem Dei, réfrigérer vobiscum.