‹ La Sainte Bible (volume 5)Chapitre 196 sur 873 · Ergo et qui dormierunt in Christo, perierunt · texte numérisé non relu

Ergo et qui dormierunt in Christo, perierunt

19. Si in hac vita tantum in Christo sperantes sumus, miserabiliores sumus omnibus hominibus.

20. Nunc autem Christus resurrexit a mortuis, primitive dormientium.

^ 14. Et si le Christ n'est point ressuscité, notre prédication est donc vaine, et vaine aussi est votre foi.

15. Il se trouve même que nous sommes de faux témoins à l'égard de Dieu, puisque nous avons rendu ce témoignage contre Dieu, qu'il a ressuscité le Christ, tandis qu'il ne l'a pas ressuscité, si les morts ne ressuscitent point.

16. Car si les morts ne ressuscitent point, le Christ non plus n'est pas ressuscité.

17. Si le Christ n'est pas ressuscité, votre foi est vaine ; car vous êtes eucore dans vos péchés.

18. Ceux donc aussi qui se sont endormis dans le Christ sont perdus.

19. Si c'est pour cette vie seulement que nous espéronç dans le Christ, nous sommes les plus misérables de tous les hommes.

20. Mais maintenant le Christ est ressuscité d'entre les morts, comme prémices de ceux qui se sont endormis.

de saint Jean Chrysostome , argumente ici de la

cause à l'effet. Nous devons tous ressusciter comme le Christ, parce que sa résurrection est la cause (« causa exemplaris ») de la nôtre. Pour saint Paul, l'Église est un corps mystique, dont Jésus-Christ est la tôte et dont les chrétiens sont les membres ; la tête étant ressuscitée, 11 n'est pas possible que les membres ne ressuscitent point à leur tour. Comp. les vers. 20 et ss. — Si autem. Christiia... (vers. 14). En cet endroit commence l'indication des résultats absurdes et désastreux qui seraient produits, dans le cas où Jésus ne serait pas véritablement ressuscité. Ils sont ramené-^ à deux principaux : du côté des apôtres, inanis.,. prsedicatio.. .; du côté des fidèles,. ir/anis... fides... — Développement de la première conséquence, vers. 15 : Si le fait est faux, le témoignage l'endu à son sujet par les apôtres est également faux, invenimur... falsi testes. Dei est au gé>iitif de l'objet : de faux témoins par rapport à Dieu ; par conséquent , des menteurs sacrilèges, des Imposteurs de la pire espèce. — La preuve est aussiiôt donnée : quoniam diximus... — Adversus Deum. En effet, un tel mensonge eût été un attentat contre Dieu lui-même, auquel on attribuait un acte qu'il n'aurait pas accompli dans l'hypothèse. — Nam si mortui... Développement de la seconde conséquence, versets 16-19 : Si le fait de la résurrection du Christ u'ist pas réel, le salut des chrétiens est réduit à néant. Au vers. 16, l'apôtre réitère en guise de transition son affirmation du vers. 13. — Vana...fl,de8... (vers. 17). Comme au vers. 14**. Cette fois encore , la preuve est immédiatement donnée : adhuc enim... iji peccatis... En efifet, d'après le vers. S*», Jésus -Christ est mort pour nos péchés ; mais , s'il n'est pas ressuscité , il n'est

pas le Messie , dont les prophètes avalent annoncé la résurrection (comp. le vers. 4) , et n'étant pas le Messie, il ne pouvait nous racheter de l'esclavage du péché , ni satisfaire pour nos fautes (saint Jean Chrysostome). — Résultat non moins funeste pour les fidèles déjà morts ( gui, . . in Christo; c.-à-d., qui sont morts comme chrétiens, unis intimement à Jésus -Christ) : perierunt. Ils sont devenus la proie de la perdition, de l'enfer, puisqu'ils sont morts sans que leui's péchés aient été remis. Comp. le vers. l?''. — Si in hac vita... (vers. 19). Des trépassés, Paul revient aux chrétiens vivants, pour exprimer à. leur sujet une autre conséquence trèg douloureuse. L'adverbe tantum est très expressif : Si notre espoir dans le Christ ja'existc que durant le cours de notre existence terrestre et n'a pas de réalisation dans l'éternité... — Miserabiliores... omnibus... : puisque, pour obtenir les Joies et la gloire du ciel, les chrétiens se condamneraient inutilement à de nombreux sacriâces.

20-28. Au contraire, très heureuses conséquences de la résurrection de Notre - Seigneur Jésus- Christ. — Nunc autem... C'est avec un véritable accent de joie et de triomphe que l'apôtre, apiès ce triste tableau, affirme le caractère incontestable de la résurrection du Chi-ist. Le titre remarquable qu'il donne au Sauveur ressuscité, primitiae dormieniium (àTcap'/T) twv x£xoi[ayi~ {lévwv), exprime avec autant de précision que de force l'un des buts de cette ré<!un\'Ptlon. C'est en qualité de prémices que Jésus -Christ est sorti vivant du tombeau; il ne demeurera donc point seul dans cet état glorieux, mais U nous y entraînera à fa suite. Il est très probable que la locution « prémices de ceux qui dorment » (c.-à-d., de ceux qui sont morts) est une réml-

I Cor. XV, 21-24.

21. En effet, par un homme est venue la mort, et par un homme la résurrection des morts.

22. Et comme tous meurent en Adam , de même dans le Christ tous recouvreront la vie ;

23. et chacun en son rang : le Christ comme prémices ; puis ceux qui sont au Christ, qui ont cru en son avènement.

Page 1