CHAPITRE XI
1. Ah! si vous pouviez supporter de ma part un peu de folie ! Eh bien , supportez - moi.
1. Utinam sustineretis modicum quid insipientiae mese ! Sed et supportate me.
il pourra s'élancer vers des contrées plus éloignées, où le Christ n'avait pas encore été annoncé. — Magniflcari secundum regulam (tÔv xavova )... Paul poursuit jusqu'au bout sa métaphore. Il pense qu'il pourra grandir d'une manière extraordinaire (in abundantiam ; d'après le grec : de plus en plus), tout en demeurant dans sa sphère d'action. — In vobis : au milieu de vous. L'apôtre veut dire : « C'est votre Église qui serait comme la base et le fondement solide de cet agrandissement de mon activité apostolique, » puisque c'est la consolidation de votre foi qui me permettrait d'aller prêcher ailleurs. — Etiam... ultra... ( vers. 16 ). Le cœur ardent et généreux de Paul désirait porter toujours plus loin le nom et la connaissance du Sauveur. — Non in aliéna., , Notez l'insistance avec laquelle l'auteur revient sur cette résolution. Comp. les vers. 13 et 15.
17-18. La seule manière dont un apôtre puisse se glorifier. — Après tout, conclut saint Paul, « ce n'est pas de gloire personnelle, de grandeur, de mérite, qu'un ministre du Christ devrait parler. » La vraie règle sous ce rapport e-^t contenue dans une sentence de Jérémie, ix, 23 : Qui... gloriatur, in Domino... Cf. I Cor. i, 31. L'homme ne possède aucune qualité qui lui appartienne en propre ; tout ce qu'il a de bon lui a été donné par Dieu : c'est donc à Dieu qu'il doit attribuer toute la gloire de ses œuvres. — D'ailleurs, non... qui seipsum..., sed... (verset 18). Ce ne sont pas les éloges qu'on fait de soi qui attestent le vrai mérite, mais les louanges qui viennent de Dieu ; or, Dieu les donne par les succès qu'il accorde à ses ministres. — Probati/s, 6ôxttj,fj; : celui qui a subi l'épreuve à son avantage.
5 IL — Paul fait directement son éloge , en se comparant aux faux apôtres de Corinthe.