‹ La Sainte Bible (volume 5)Chapitre 289 sur 873 · et qui mecum sunt omnes fratres, ecclesiis Galatise · texte numérisé non relu

et qui mecum sunt omnes fratres, ecclesiis Galatise

1. Paul, apôtre, non de la part des hommes, ni par un homme, mais par Jésus -Christ et Dieu le Père, qui l'a ressuscité d'entre les morts ;

2. et tous les frères qui sont avec moi, aux églises de Galatie.

l» La salutation. I, 1-5.

Elle est plus développée que de coutume, comme dans les épîtres aux Romains et à Tite. Saint Paul voulait, d'une part, affirmer avec ■vigueur, dès le début de sa lettre, la réalité de ses pouvoirs d'apôtre, que ses adversaires de Galatie, les judaïsants, révoquaient en doute, et, d'autre part, mettre en relief « toute la portée de l'œuvre du Chi-ist en opposition avec les erreurs qu'il devait combattre » ici.

Chap. I. — 1-5. L'adresse de l'épître. — Apostolus non..., neque..., sed... Il y a déjà, dans ces premiers mots, comme une sorte de défi lancé à la face des ennemis de Paul. Oui, il est vraiment apôtre du Christ dans le sens strict, et c'est de Dieu même, de Dieu seul, non pas des hommes , qu'il a reçu cette haute dignité. — Non ab (aTio)... neque per (ôiâ)... Le changement des prépositions est h noter. La première, àuô , désigne la cause efficiente, la seconde, oià, marque la « causa médians ». Paul insiste sur l'idée, pour attester plus énergiquement qu'en aucune manière ea mission ne vient des hommes, quels qu'ils soient. — Sed per (5ià)... L'assertion devient positive, après avoir été d'abord négative. C'est de Dieu et de pon Christ que l'apôtre des Gentils tient immédiatement ses fonctions. Tel sera le thème de la première partie de l'épître. La façon dont le Sauveur est opposé aux hommes et associé à Dieu est très

remarquable. Si Jésus-Christ est mentionné avant le Père, c'est à cause de la proposition incidente que Paul voulait ajouter au nom de celui-ci. — Qui suscitavit... Ce grand miracle méritait doublement d'être signalé en cet endroit, puisque l'apostolat n'aurait été qu'un vain mot pans la résurrection de Jésus (cf. I Cor. xv, 14, 17), et que, d'un autre côté, c'est le Christ ressuscité qui était apparu à Paul sur la route de Damas, pour le convertir et lui confier sa mission. Cf. Act. IX , 4 et ss. — La formule et qui mecum... fratres (vers. 2; l'adjectif omnes est accentué) ne désigne probablement pas d'une manière exclusive, comme d'excellents auteurs l'ont pensé, les auxiliaires que saint Paul avait alors auprès de lui. Il vaut mieux la prendre dans son sens littéral, et lui faire représenter tous les membres de la chrétienté d'Éphèse (car l'apôtre se trouvait alors dans cette ville ; Introd., p. 281, 30). En se les associant pour saluer les Galates, Paul avait pour but d'ajouter encore plus de poids à son autorité personnelle. Ce n'était pas seulement en son propre nom qu'il écrivait, mais aussi au nom d'une vaste communauté , qui avait fait ses preuves et qui adhérait pleinement h la fol. — Ecclesiis Galatise (vers. 3). Sur ces mots, voyez l'Introd., p. 280. Aucune épithète louangeuse (par exemple , <t vocatis sanctls »; cf. Rom. i, 17; I Coï'. i, 2, etc.) n'est ajoutée; mais il ne faut pas trop appuyer sur cette circonstance, puisqu'elle se reproduit dans les épftres aux Thessalonlclens, et ailleurs encore. ~ Qratla... et î'oac... Voyez Rom. l, 7 et

'Gal: î, 3-6.

3. Que la grâce et la paix vous soient données par Dieu le Père, et par Notre- Seigneur Jésus -Christ,

4. qui s'est livré lui-même pour nos péchés, atin de nous arracher h ce siècle pervers, selon la volonté de Dieu notre Père,

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