‹ La Sainte Bible (volume 5)Chapitre 292 sur 873 · Deinde veni in partes Syriae et Ciliciae · texte numérisé non relu

Deinde veni in partes Syriae et Ciliciae

22. Erara autem ignotus facie ecclesiis Judœge, quae erant in Christo;

au livre des Actes, ix, 19-28; mais les deux récits se complètent fort bien l'un l'autre. C'est entre les vers. 22 et 23. pendant les « dles multi » dont parle saint Luc (voyez le commentaire), que l'apôtre résida en Arabie, c.-à-d., vraisemblablement dans la partie septentrionale de ce pays; les anciens la nommaient Arabie déserte, et elle était limitrophe de la Syrie. Ce fut là sans doute pour Paul une époque de recueillement et de silence , pendant laquelle Dieu le mûrissait. et le préparait à son ministère. — Et ilerum reversus... D'où il suit qu'il était à Damas au moment de son départ pour l'Arabie, qui eut lieu peu après sa conversion, ainsi que le raconte saint Luc au passage indiqué. — Deinde. . . Ici commence la seconde phase de la période dont saint Paul trace un rapide sommaire (vers. 18-20). — Post annos ires. Ces trois années doivent être comptées depuis sa conversion : elles comprennent donc le premier et très bref séjour à Damas (Act. ix, 19), le séjour en Arabie et le second. séjour à Damas (Act. ix, 23). — Veni Jerosolymam (ici, àvïiXôov) : pour la première fois depuis sa conversion. — Videre Petrum. Le verbe \csiopiCv, employé dans ce seul endi-oit du Nouveau Testament, a une force toute particulière, que les anciens interprètes n'ont pas manqué de souligner. Il a le sens de « invisere », et suppose toujours que la personne ou la chose contemplée mérite un intérêt spécial. Le choix de cette expression atteste donc à lui seul ia haute dignité de saint Pierre, et le grand respect que Paul croyait devoir lui témoigner : « Non discendi studio (venit)..., ted honores priori apostolo deferendi » , écrit saint Jérôme sur ce passage. De môme Théodoret : ce Paul n'avait pas besoin d'un enseignement humain, lui qui avait été instruit par Dieu de toutes choses ; mais il donne au prince des apôtres l'honneur qui lui était dû, » C'est à Rome que, depuis de longs siècles, on va de tous les points du monde « videre Petrum ». — Mansi... quirt.decim.\oyez au livre des Actes, ix, 26-30, quelques détails sur ce séjour de saint Paul h Jérusalem, et la raison pour laquelle il fut si court. — Alium %utem,,.. (vers. 19). Paul mentionne expressé-

POMMJiNT. — VIII.

ment ce fait dans l'intérêt de sa thèse, pour montrer qu'il n'a pas reçu ses pouvoirs et soti évangile par l'intermédiaire de saint Pierre et des autres apôtres. — Nisi Jacobum... Il s'agit de saint Jacques le Mineur, fils d'Alphée, frère de Notre-Seigneur Jésus-Christ dans le sens large, c.-à-d., son cousin. Voyez Matth. x, 3; xiii, 55 et les notes; Act. i, 13; xv, 5, etc. — Quae autem..., ecce... (vers. 20). Les faits racontés

Monnaie de Damas.

dans les versets qui précèdent étant d'une importance capitale pour démontrer l'indépendance de saint Paul en tant qu'apôtre, il croit devoir en attester la vérité sous la foi du sernient. Comp. II Cor. xi, 31, etc. — Deinde veni (r)X6ov)... C'est la troisième phase du récit, vers. 21-24. — In paries Syrise et... Par conséquent, loin des apôtres. Saint Luc, Act. ix , 30, dit aussi un mot de ce voyage. C'est à Tarse, capitale de la Cilicie et sa ville natale {Ail, géogr., pi. xvii), que Paul se fixa pendant assez longtemps, jusqu'à ce que son ami saint Barnabe fût venu le chercher pour le conduire à Antioche, où commença son ministère propre- UKnt dit. Cf. Act. xi, 25 et ss. — Eram... ignotus... ( vers. 22 ). Ce trait aussi a pour but de mettre en relief l'indépendance entière de l'apostolat de saint Paul en ce qui concerne lo8 hommes. A l'époque en question, les membres du collège apostolique ne s'étaient pas encore dispersés à travers le monde et prêchaient en Judée ; or, Paul n'eut alors aucune relai ion avec les Églises de cette province, qui ne le connaissaient pas même de vue (ignotus facie). II faut excepter, c'est évident d'après le contexte et

Gal. I, 23 -- II, 1.

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