‹ La Sainte Bible (volume 5)Chapitre 313 sur 873 · Tiraeo vos, ne forte sine causa laboraverim in vobis · texte numérisé non relu

Tiraeo vos, ne forte sine causa laboraverim in vobis

12. Estote sicut ego, quia et ego sicut vos. Fratres, obsecro vos : nihii me Isesistis.

9. Mais maintenant que vous connaissez Dieu, bien mieux, que vous êtes connus de Dieu, comment retournezvous vers ces pauvres et faibles rudiments , auxquels vous voulez de nouveau vous asservir?

10. Vous observez les jours, et les mois, et les temps, et les années.

11. Je crains pour vous d'avoir peutêtre travaillé en vain parmi vous.

12. Soyez comme moi; car moi aussi je suis comme vous. Frères, je vous en prie : vous ne m'avez offensé en rien.

lité. — Serviel}atis. A rirnparfait de la durée. Selon toute la force du grec : « Vous étiez esclaves ». Servitude extrêmement honteuse, surtout si l'on se rappelle quels étalent ces dieux et quel culte leur était rendu. — Grande difEérence actuellement : cum cognoveritis... ( vers. 9 ). Les mots profonds immo cogniti sitis... renchérissent sur l'idée; non seulement les Galates connaissaient le vrai Dieu , mais ils étaient connus de lui comme ses fils, et sa science, tout aimante et pratique, était pour eux la source de grâces sans nombre. Cf. I Cor. viii, 3 et XIII, 12. — Quomodo converlimini...? Jouissant de tels avantages, comment peuvent-ils songer

Astronome prenant des mesures sur une splière, pour fixer le calendrier. (D'après une pierre gravée.)

à s'en priver volontairement, pour retomber dans un autre genre d'esclavage? L'apôtre ne peut cacher son douloureux étonnement. — Par les mots infirma... elementa il désigne encore (voyez les notes du vers. 3) les observances judaïques, très faibles, en réalité, puisqu'elles étaient incapables de donner la vraie vie (cf. Hebr. vu, 18), et très pauvres (egena), puisqu'elles étalent simplement l'ombre des biens futurp.^ — Quibus denuo (avec un pléonasme dans le grec : « denuo ut antea ») servire... Non que les Galates eussent pour la plupart été des prosélytes juifs avant de devenir chrétiens, et qu'ils eussent pratiqué une

partie de la loi juive ; saint Paul, en effet, vient de leur rappeler qu'ils vivaient dans le paganisme le plus complet avant leur conversion. Le trait « de nouveau » porte donc spécialement sur le verbe « servir » (SouXeOcrac) : être païen, c'est être esclave; se soumettre à la loi mosaïque , c'est accepter un autre genre d'esclavage.

— Dies observatis... (vers. 10). L'apôtre signale les pratiques juives adoptées déjà par les Galates. Elles concernaient la célébi*ation des fêtes religieuses. — Dies : le sabbat, les nouvelles lunes et les autres jours de fête. — Menses : le premier et le septième mois de l'année juive (nisari et tisri), auxquels on attachait une importance particulière. — Tempora : les octaves de la Pâque, de la Pentecôte et de la fête des Tabernacles. — Annos : les années sabbatiques (chaque septième année) et jubilaires (chaque cinquantième année).

— Timeo vos (vers. 11). C.-à-d., J'ai peur pour vous. — Ne forte sine causa (en vain, à pure perte)... La conduite des Galates était bien faite pour inspirer cette crainte à l'apôtre : s'ils abandonnaient en partie le Christ, ses rudes labeurs parmi eux auraient été vains.

12-20. Dans un épancheraent tout cordial, Paul exhorte les chrétiens de Galatie à lui conserver leur ancienne affection, et à demeurer fidèles à son enseignement. Le ton, qui avait été presque constamment sévère depuis le début de la lettre, devient doux, aimable, insinuant, dans cette petite digression, qui nous fait lire au fond de son cœur, et qui, en faisant vibrer les meilleures fibres de l'âme des Galates, ne dut pas peu contribuer à les persuader. — Estote (d'après le grec ; devenez) sicut... Par conséquent, laii^sez-là les pratiques judaïques, comme j'y ai renoncé moi-même. — Et ego sicut.. .C -à-d.: Jesuis maintenant comme vous; quoique né soi'S la loi, je lui suis devenu aussi étranger que vous l'étiez vousmêmes par votre naissance. Cf. I Cor. ix, 20; Phil. III, 5-7. — Fratres... Au lieu de donner un ordre, l'apôtre implore avec tendresse : obsecro vos. Je vous conjure de faire ce que je voub demande. — Nihil me laesisHs. Ce trait se rapporte aux relations antérieures des Galates avec saint Paul ; bien loin de l'offenser ils l'avaient au contraire, comme 11 va le dire expressément, entouré des marques de leur obéissance et de leur attachement. Ils ne doivent donc paa

Gal. IV, 13-18.

13. Vous savez que je vous ai annoncé autrefois l'évangile dans l'infirmité de la chair ; et que l'épreuve à laquelle vous mettait ma chair

14. ne vous a inspiré ni mépris ni dégoût; mais vous m'avez reçu comme un ange de Dieu, comme le Christ Jésus.

15. Où est donc votre bonheur d'alors ? Car je puis vous rendre témoignage que, s'il eût été possible, vous vous seriez arraché les yeux, pour me les donner.

16. Suis- je donc devenu votre ennemi, en vous disant la vérité ?

17. Ils sont zélés pour vous, mais non d'un bon zèle; ils veulent vous séparer de moi, afin que vous soyez zélés pour eux.

18. Il est bon que vous ayez toujours du zèle pour le bien, et non pas seulement lorsque je suis présent parmi vous.

13. Scitis autem quia per infirmitatera carnis evangelizavi vobis jampridem ; et tentationem vestram in carne raea

14. non sprevistis, neque respuistis^ sed sicut angelum Dei excepistis me, sicut Christum Jesum.

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