CHAPITRE
1. Paulus, apostolus Jesu Christi per voluntatem Dei, et Timotheus f rater,
2. eis qui sunt Colossis , sanctis et fidelibus fratribus in Christo Jesu.
3. Gratia vobis et pax a Deo Pâtre nostro, et Domino Jesu Christo. Gratias
1. Paul, apôtre de Jésus -Christ par la volonté de Dieu, et Timothée, notre frère ,
2. aux saints et fidèles frères dans le Christ Jésus, qui sont à Colosses.
3. Que la grâce et la paix soient sur vous, de la part de Dieu notre Père et
Chap. 1. — 1 - 3». La salutation. Ella a beaucoup de ressemblance avec celle de l'épître aux Éphésiens. — li'auteur de la lettre : Paulus, apostolus... per voluntatem... Voyez Eph. i, 1 et les notes. A son propre nom , l'apôtre joint celui de son bien -aimé disciple Timothée, comme flans plusieurs autres épîtres (II Cor., Phil., I et II Thess,, Philem.). Le mot /rater a comme d'ordinaire le sens de chrétien. Cf. Rom. x^% 23 ; I Cor. I, 1 et XVI, 12 ; II Cor. i, 1 ; viii, 18, etc. Timothée se trouvait alors à Rome auprès de saint Paul. — Les destinataires : eis qui... Colossis ( vers. 2 ). Au lieu de la leçon la plus habituelle KoXoaaaîç, plusieui's manuscrits des plus anciens, quelques versions et quelques Pères ont la variante Ko).a'Taarç. Il semble, d'après les écrivains classiques, les inscriptions, les monnaies, etc., que la forme primitive du nom était KoXofTcrat (« Colossae »), mais que plus tard on écrivit KoXao-crat (« Colassse »). Sur l'importante cité de Colosses, voyez Tintrod., p. 395. — Sanctis... Il est probable que ce mot est ici un substantif, et non un adjectif. Selon la coutume, il représente les membres de l'Église, en tant qu'ils étaient séparés du monde et consacrés à Dieu. La formule fldelibus fratribus désigne les chrétiens sous un
autre aspect, en tant qu'ils étaient fermes dans la fol. — Les mots in Christo (le grec n'ajoute pas Jesu) servent à définir le terme « fratribus » : c'est par leur union à Jésus - Christ que tous les chrétiens sont véritablement des frères. — La salutation proprement dite est celle de la plupart des épîtres : gratia... et pax... Seulement, d'après les meilleurs témoins, il est possible que le trait final, et Domino Jesu..., ne soit pas authentique en cet endroit. Origène et saint Jean Chrysostome attestent leur absence dans les manuscrits grecs , et ils sont omis aussi par la plupart de ceux de la Vulgate.