‹ La Sainte Bible (volume 5)Chapitre 400 sur 873 · CHAPITRE lî · texte numérisé non relu

CHAPITRE lî

1. Car je veux que vous sachiez quelle sollicitude j'ai pour vous, et pour ceux qui sont à Laodicée, et pour tous ceux qui n'ont pas vu mon visage dans la chair,

2. afin que leurs cœurs soient consolés, et qu'étant unis dans la charité, ils

1. Volo enim vos scire qualem sollïcitudinem habeara pro vobis, et pro iis qui sunt Laodicise, et qiiicumque non viderunt faciem meam in carne ;

2. ut consolentur corda ipsorum, instructi in caritate, et in omnes divitias

sagesse spirituelle. Ils expriment plutôt son mode : Nous instruisons d'après toutes les règles de la sagesse. — Ut exhibeamus... Le but de l'apôtx'e était celui môme que Dieu s'était proposé, d'après lo vers 22^, dans le mystère de la rédemption. — Perfectum in Christo.,.: parfait, grâce à l'union intime qu'a le chrétien avec Jésus -Christ. Pas de perfection, en effet, sans cette union. — In quo. Plutôt : « in quod », (el? o). C.-à-d., pour atteindre le but indiqué. — Et laboro. La conjonction « et » équivaut ici aux formules : de fait, en réalité. Le grec xoTuico ne dénote pas seulement le travail , mais un labeur très pénible. — Certando ( àycovi^d[i.£voç) Insiste encore sur cette même pensée. Cf. I Tim. IV, 10. L'apôtre luttait pour ainsi dire comme un athlète, en accomplissant ea rude tâche. — Secundum operationem... Dans le grec : Conformément à sa vigueur (du Christ), laquelle agit en moi avec force. Paul n'était pas seul pour travailler et pour lutter.

Section IL — Polémique contre les faux DOCTEUIIS. II, 1-23.

Après avoir énergiquement et magnifiquement décrit la personne et l'œuvre du Christ, saint Paul attaque d'une manière directe ceux qui en contestaient ou en diminuaient la grandeur. Il prémunit ainsi les chrétiens de Colosses contre les dangers qui menaçaient leur foi, au point de vue soit théorique, soit pratique.

1» Double préambule. II, 1-7.

Chap. II. — 1-3. Vif intérêt que saint Paul portait aux Colosslens et aux membres des autres Églises du Christ. C'est là un petit exode très insinuant, très délicat. — Volo enim... L'auteur vient de mentionner (i, 29) les luttes sans fin que lui occasionnait son ministère ; il justifie cette expression, en affirmant qu'en réalité les combats intérieurs, c-à-d. les in-

quiétudes et les craintes au sujet des différentes Eglises, ne lui manquaient pas. — Sollicitndlncm. Le grec emploie le substantif àycova , combat ; ce qui établit une liaison directe entre ce verset et le précédent. Mais la Vulgate rend bien la pensée. — lis qui... Laodicise (èv Aaooixîa). Les chrétiens de cette ville couraient les mêmes r)érils que ceux de Colosses, leurs proches voisins. Elle était située sur le Lycus, dans la partie sud -ouest de la Phrygie, à l'ouest de Colosses et au sud de Hiérapolis (Atl. géogr., pi. xvii). Ses ruines imposantes attestent encore son importance et sa richesse. — Et quicumque non... C.-à-d., tous ceux qui ne connaissaient pas personnellement l'apôtre (les

Moiiuaie de Laodicée de Phrygie.

mots in carne précisent l'expression faciem tncam). La manière dont cette proposition est jointe aux deux précédentes paraît démontrer que saint Paul n'avait eu de relations directes ni avec les Colossiens, ni avec les Laodicéens. Il ajoute ce trait pour insinuer que son zèle et son affection ne s'étendaient pas seulement aux Églises qu'il avait fondées lui-même. — Ut consolentur... (vers. 2). Dans le sens du passif : Afin que soient consolés... Le grec peut signifier : Afin que soient réconfortés... — Instructi... V-AViX continue d'indiquer le but de la lutte Intérieure qu'il soutient pour l^is

Col. II, 3-6.

plenitudiuis intellectus, in agnitionem inysterii Dei Patriset Christi Jesu,

3. in quo sunt oranes thesauii sapientise et scientise absconditi.

4. Hoc autem dico, ut nemo vos decipiat in sublimitate sermonunî.

5. Nam etsi corpore absens sum, sed spiritu vobiscum sum , gaudens et videns oïdinera vestrum, et firmamentum ejus qiise in Chiisto est fidei vestrse.

6. Sicut ergo accepistis Jesum Christum Dominum , in ipso ambulate ;

soient reraplis de toutes les richesses d'une parfaite intelligence, à la connaissance du mystère de Dieu le Père et du Christ Jésus,

3. en qui sont cachés tous les trésors de la sagesse et de la science.

4. Je dis cela, afin que personne ne vous trompe par des discours élevés.

6. Car, bien que je sois absent de corps, je suis avec vous en esprit, me réjouissant de voir l'ordre qui règne parmi vous, et la solidité de votre foi dans le Christ.

6. Ainsi donc, comme vous avez reçu le Seigneur Jésus -Christ, marchez en lui,

croyants. Le participe grec (TuixêtêaaOsvxeç serait mieux traduit par « conjuncti » , étroitement unis. Voyez le vers. 19 et Eph. iv , 16. — In caritabe. La charité est, en effet, un « lien de perfection ». Cf. m, 14. — Les mots et in omnes... marquent le but de cette sainte union dans la charité : 11 consiste dans une connaissance aussi développée que possible du Mystère de la rédemption. Remarquez la solennité de l'expression divitias (notes de i, 27) pleyiitudinis intellectus, qui désigne une intelligence pleine et entière. — Agnitionem : àm'yvtoatv , une science complète. Cf. i, 9; Eph, I, 17, etc. — Dei Pairris et Christi... Les manuscrits, les verrions et les Pères varient beaucoup à propos de ce passage. On compte au moins neuf leçons différentes, dont les principales sont : de Dieu (xou ôeoO); de Dieu Christ (toO Osou XptaToO); de Dieu, Père du Christ (toO OeoO Traxpoc toO XptaxoO), de Dieu le Père et du Christ (toO 6coO uarpôç xa\ tou XpKTToO). De nombreux critiques contemporains se rallient à la seconde, qu'adoptait déjà saint Hilaire de Poitiers (de Trin., ix, 62 : « in agnitionem sacramenti Dei Christi ». Il ajoute : « Deus Chrlstus sacramentum est »). Mais elle es-t susceptible de deux interprétations, selon qu'on regarde XpiaToO comme une apposition à 6coO (du Dieu Christ ; c.-à-d. de Dieu, qui est le Christ), ou comme un génitif qui en dépend (du Dieu du Christ). Dans le premier cas, supposé par saint Hilaire, nous aurions ici une affirmation brève et énergique de la divinité de Jésus- Christ. Mais la leçon est malheureusement incertaine et le second sens n'est pas impossible. — In quo ( vers. 3 ). Ce pronom est rattaché à « mysterii » par les uns, à « Christi » par les autres; ce qui est tout à la fois plus naturel et plus vrai. La différence n'eft d'ailleurs pas grande, quelque opinion que l'on admette, puisque c'est le Christ lui-même qui est le mystère de Dieu le Père. Cf. i, 27. — Le pluriel omnes thesaurl est très expressif. — Sapientix et scicntise. Deux substantifs associés déjà par saint Paul dans l'ép. aux Rom., xi, 33 ; cf. I Cor. xii, 8.

La science nous fait connaître isolément les vérités ; la sagesse nous permet de les comparer entre elles et de raisonner à leur sujet. — Absconditi. Ces trésors sont cachés ; mais le Christ les communique volontiers à ses fidèles amis.

4-7. Nécessité d'adhérer fortement à Jésus- Christ, pour ne pas se laisser séduire par les hérétiques. — Hoc... dico... ut... Paul va signaler maintenant en termes plus directs la cause de sa sollicitude au sujet des Colossiens. — Decipiat. Le verbe 7rapaXoyc(^£cr8ai (ici seulement et Jac. 1 , 22 ) désigne d'abord des comptes faux, puis de faux raisonnements, des « paralogismes » , comme nous disons aussi. — In sublimitate... On lit dans quelques anciens documents laiins : « in subtilitate sermonum », et cette traduction est bien préférable à celle de notre Vulgate actuelle. Le substantif grec 7:16avoXoyca désigne un style persuasif, qui cherche à influencer et à séduire l'auditoire. Cf. I Cor. 11, 4. — Nam etsi... (vers. 5). Quoique éloigné des Colossiens, l'apôtre ne les perd pas de vue; il connaît leur situation, qui l'Inquiète et le réjouit en même temps. — Corpore absens..., sed... Comp. I Cor. v, 3, où nous trouvons cette même expression. Absent de corps, il était présent par l'esprit, la pensée, l'affection. — Gaudens et videns... Trait délicat. Quand il se transportait en esprit parmi les chrétiens de Colosses, Paul contemplait un spectacle bien capable de le rassurer. Il le leur décrit en quelques mots, pour les encourager : ordirem... et firmamentum... Dans le grec : ûfjLtbv xr\v xà^iv xa\ <7repca)(xa.. . Le pronom est très accentué et porte sur les deux substantifs, qui paraissent empruntés au langage militaire : les Colossiens sont rangés en bataille contre leurs adversaires, et leur fol solide est comme une citadelle qui les rend invlnJbles. — Ils doivent persévérer dans ces parfaites dispositions : Sicut ergo... (vers. 6). L'expression accepistis (TrapeXâêcxe, vous avez reçu de vos maîtres dans la foi) Jcsum... est à remarquer. La prédication chrétienne ne procure pas seulement la doctrine du Christ à

Col. II, 7-8.

7. étant enracinés en lui, et édifiés sur lui, et affermis dans la foi telle qu'elle vous a été enseignée, et croissant en lui avec action de grâces.

8. Prenez garde que personne ne vous séduise par la philosophie et une vaine tromperie, selon la tradition des hommes, selon les éléments du monde, et non selon le Christ ;

7. radicati et supersedificati in ipso et confirmati fide, sicut et didicistis, abundantes in illo in gratiarum actione.

8. Vidcte ne quis vos dccipiat per philosophiam, et inanera fallaciam, secundura traditionem hominum, secundum elementa mundi, et non secundum Christum ;

c^ux qui la reçoivent avec foi, mais, en un certain sens, la personne même du Sauveui-, qui est le centre et la substance de cette prédication. Notez aussi l'association solennelle des deux titres Christum et Dominum au nom personnel de Jésus. — In ipso ambulate. Cf. i, 10. C.-à-d., vivez en lui, faites de lui la règle et le guide de votre vie ; prenez garde de vous séparer de lui. — Le verset 7 insiste, dans un langage métaphorique très expressif, sur la nécessité de persévérer dans une intime union avec Jésus -Christ : radicati et super peâificati... Qt. Eph. III, 18. Deux images distinctes, qui se complètent l'une l'autre. — In ipso. Il est le terrain fertile dans lequel tout chrétien doit prendre racine, le fondement inébranlable sur lequel doit s'appuyer l'édifice de notre sainteté. — Conflrmati fide. La foi est « pour ainsi dire le ciment de la construction ». — Sicut didicistis. Les prédicateurs qui avaient converti les Colossiens leur avaient appris en qui ils devaient croire et de quelle manière, avec quelle ardente reconnaissance : abundantes... in gratiarum... Les mots £V aÙTÛ (in ipso) sont omis par quelques manuscrit-? importants ; d'autres portent év aùr/j («in illa », c.-à-d. dans la foi), et telle paraît avoir été la leçon primitive.

2° Paul met les Colossiens en garde contre les fanx docteurs. II, 8-23.

Les avertissements de l'apôtre, qui n'avaient été qu'indirects jusqu'ici, prennent tout à coup une forme plus directe. Il est vrai qu'il va, pendant quelque temps encore, demeurer dans les généralités au sujet des erreurs dont il redoutait l'influence néfaste sur les Colossiens.

8-15. A la philosophie vaine et fallacieuse des hérétiques, Paul oppose l'œuvre admirable du Rédempteur, qui a obtenu le salut parfait à tous les croyants. Le vers. 8 contient l'idée principale : Ne vous laissez pas détourner du Christ. Les vers. 9-10 la motivent : Jé-us- Christ possède la plénitude de la divinité, et il donne aux fiflèles tout ce dont ils ont besoin. Dans les Tors. 11-15, la pensée émise au vers. 10 est développée, d'abord sous son aspect positif (versets 11-12 : situation très avantageuse dans laquelle les Colossiens ont été placés par leur conversion), puis sous un point de vue négatif (vers. 13-15 : situation misérable dont ils ont été tirés). Tout ce passage est très riche sous le rapport théologique. — Videte ( pÀéTcete, dans le sens de Prenez garde) ne qvis... Saint Paul 86 sert souvent de cette expression indéfinie

pour désigner des adversaires qu'il ne veut pas nommer. Cf. Rom. m, 8; I Cor. xi, 16; II Cor. m, 1; Gai. i, 7, 9; II The^s. ii, 3 et m, 10, 11 ; I Tlm. I, 3, 6, etc. — Vos decipiat. Le grec (auXaYfoytov) signifie plutôt : emmener comme une proie. — Per philosophiam et... fallaciam. Ces deux substantifs sont intimement liés dans le texte primitif, où ils dépendent d'un seul et même article, de sorte que le second caractérise le premier. Le sens est donc : Par la philosophie qui est une vaine tromperie. On voit pnr ce trait que les faux docteurs de Colosses posaient en philosophes, en « intellectuels », comme l'on dirait de nos jours, et qu'ils associaii ut à l'évan-

Philtisoplie lisant un papyrus, ( Pierre gravée.)

gile non pas la vraie philosophie, qui s'accorde fort bien avec lui, mais des spéculations aventureuses, insensées, et une dialectique subtile, qui ne pouvaient que le ruiner, en substituant peu à peu l'élément humain à l'élément divin. — Secundum traditionem hominum. Cette locution est prise ici en très mauvaise part, pour exprimer une doctrine tout humaine, par oppocition à l'enseignement du Christ. — Sur les mots elementa mundi, voyez Gai. iv, 3 et les notes. C'est le judaïsme, avec ses pratiques matérielles et extérieures (les sacrifices, la circoncision, etc.), auxquelles les faux docteurs voulaient ramener les chrétiens, qui est représenté par cette expi-ession, comme une science religieuse très élémentaire et imparfaite. — Non secundum Christum. Le Christ n'étant ni le centre , ni l'auteur de ces enseignements nouveaux, ils étalent évidemment malsains. — Quia ia ipso... (vers. 9). L'apôtre va montrer que Jésus- Christ est tout à fait « l'antithèse de ce faux évangile », d'abord dans sa nature divine, puis dans la perfection du Balut promis par lui;

Col. II, 9-13.

9. quia in ipso inhabitat omnis plénitude divinitatis corporaliter,

10. et estis in illo repleti, qui est caput omnis principatus et potestatis :

11. in quo et circuracisi estis circumcisione non manu facta in expoliatione corporis carnis, sed in circuincisiQne Christi ;

12. consepulti ei in baptisrao, in quo et resurrexistis per fidem operationis Dei , qui suscitavit illum a mortuis.

13. Et vos cum mortui essetis in delictis, et prseputio carnis vestrse, convivi-

9. car toute la plénitude de la divinité habite corporellement en lui,

10. et vous avez tout pleinement en lui, qui est le chef de toute principauté et de toute puissance.

11. C'est aussi en lui que vous avez été circoncis d'une circoncision que la main n'a pas faite, mais qui consiste dans le dépouillement du corps de chair, c'està-dire, dans la circoncision du Christ;

12. ayant été ensevelis avec lui par le baptême, dans lequel vous êtes aussi ressuscites par la foi en la puissance de Dieu, qui l'a ressuscité des morts.

13. Et lorsque vous étiez morts par vos offenses et par l'incirconcision de

deux points contestés déjà par ces anciens hérétiques. — Sur la formule si expressive inha- Ntat... plenitudo..., voyez i, 19 et le commentaire. Le substantif 0£oty]toç serait mieux traduit par « deitatis » (l'essence divine) que par divinitatis (6£'.6tyi;, Rom. i, 20 : la qualité divine). Le Christ possède la nature divine corporaliter (acofiaxixcôç) : c.-à-d. , selon les uns, x'éellement, et non par analogie ni dans un sens figuré; selon d'autres, essentiellement (« substantialiter »), et non pas d'une manière morale, comme les saints et les prophètes, qui agissent sons l'influence de Dieu. Mieux , peut - être , par contraste avec l'état du Verbe avant l'Incarnation, alors que la divinité résidait en lui àaa)- (xaTcoç, « incorporai iter »; le Christ es-t le Dieu fait homme, le Verbe incarné. — Et estis... (vers. 10). Conséquence directe de ce qui précède : les chrétiens étant en relations étroites avec Jésus -Christ, ils ont en lui toutes les grâces. Cf. Joan. i, 16. Repleti est comme un écho de « plenitudo ». — Qui est caput. . . Plus haut, I, 16 et 17, l'apôtre a dit que le Christ est le créateur de tous les esprits célestes, et qu'il les distance par là même d'une manière infinie ; il répète cette assertion en employant des termes analogues, parce que, nous le verrons bientôt (comp. le vers. 18), les hérétiques qu'il combat attribuaient une puissance exagérée aux anges, et les opposaient à Jésus -Christ, comme s'ils avaient joué un rôle Important dans le salut du monde. Le vrai et unique rédempteur, c'est le Christ, par lequel nous avons été délivrés du péché, affranchis de la loi juive, soustraits au pouvoir du démon, ainsi que Paul l'expose dans un beau langage métaphorique, vers. 11-15. — In quo et (en union avec lequel aussi) circumcisi . . . Les faux docteurs recommandaient aux Colossiens de se faire circoncire ; mais ceux-ci avaient reçu, au moment de leur baptême, la circoncision du cœur, qui les avait dépouillés radicalement de leur chair coupable ; la circoncision extérieure était donc inutile pour eux. — Non manu facta : spirituelle, par conséquent. Cf. Rom. II, 29; Eph. ii, 11; Phil. ra, 3. — In expoli'Atione... C.-à-d., la clrctnci-

sion qui consiste dans le dépouillement total (aTCcxS'Jaei) « du corps de la chair », ou de notre corps de péché, comme il est nommé Rom. Il, 6. En efi'et , le mot carnis est pris ici au moral, pour représenter les appétits inféiieurs et les convoitises mauvaises de l'homme déchu. Les mots Twv àpapritôv, « peccatorum », intercalés parfois entre crtottaTOç et aapxoç (le corps des péchés de la chair), sont visiblement une glose ajoutée au texte. ^ In circumcisione Christi (la particule sed manque dans le grec). D'après quelques auteurs : dans la circoncision morale et spirituelle qu'opère eh nous le Christ. D'une manière plus conforme au texte : dans la circoncision qui appartient au Christ et à son domaine, dans la clrconcfsion chrétienne. — Coiu sepulti... (vers. 12). Paul indique maintenant de quelle manière et à quelle époque a eu lieu cette circoncision mystique, qui dépouille le chrétien de sa chair coupable. Le meilleur commentaire de ce passage a été donné par l'apôtre lui-même, Rom. vi, 3-4 (voyez les notes). Le baptême était alors adminii^tré ordinairement par immersion ; il était ainsi la figure naturelle, d'abord de la mort et de la sépulture du vieil homme, puis de la résurrection du nouvel homme. Voyez les Constit. apost., m, 17. — In quo. Ce pronom se rapporte plus probablement au baptême. Selon d'autres, au Christ. La pensée est la même au fond dans les deux cas. — Per fldem operationis...: par la fol en la puissance (evspyeta;) de Dieu. Pour ressusciter avec le Christ , il faut croire à sa résurrection ; mais cette croyance suppose la foi au pouvoir Infini de Dieu, qui a opéré ce grand miracle. — Et vos... ( vers. 13). L'idée de la rémission des péchés et rie la rédemption opérée par le Christ est maintenant développée sous un autre aspect. Sur l'expression mortui... in delictis (d'après le grec : morts par les transgressions), voyez Eph. II, 1 et le commentaire. — Et prseputio carnis... C.-à-d., dans l'état d'incirconclsion. Cf. Rom. II, 26, etc. Au figuré, comme plus haut (comp. le vers. 11 ) , pour marquer une situation dans laqu iUe la chair et ses convoitises ont l'hégémoui".. — Convivijicavit,.. Cf. Eph. ii, 6.

Col. II, 14- IG.

votre chair, il vous a fait revivre avec lui , vous pardonnant tous vos péchés.

14. Il a effacé l'acte qui s'élevait contre nous par ses décrets, qui nous était contraire, et il l'a mis de côté, en le clouant sur la croix ;

16. et dépouillant les principautés et les puissances , il les a menées captives hardiment , triomphant d'elles publiquement en lui-même.

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