‹ La Sainte Bible (volume 5)Chapitre 402 sur 873 · quee siint umbra futurorura, corpus autein Christi · texte numérisé non relu

quee siint umbra futurorura, corpus autein Christi

18. Nemo vos seducat, volens in humilitate, et religione angelorum, quae non vidit ambulans, frustra inflatus sensu Garnis suae,

19. et non tenens caput, ex quo totum corpus, per nexus et conjunctiones subministratum et constructum, crescit in augmentum Dei.

au sujet du manger et du boire, o'à à propos d'un jour de fête, ou d'une nouvelle lune, ou des sabbats ,

17. choses qui sont l'ombre de celles qui devaient venir, tandis que le Christ est le corps.

18. Que personne ne vous séduise, en affectant l'humilité et en rendant un culte aux anges, s'égarant en des choses qu'il n'a pas vues, enflé d'un vain orgueil par un sens charnel,

19. et ne s'attachant pas au chef, duquel le corps entier, serré et relié au mo3'^en des jointures et des ligatures, tire l'accroissement que Dieu lui donne.

cependant Lev. x, 9 et Num. vi, 3). Il est possible que les faux docteurs aient complètement Interdit l'usage du vin. — Aut in parte... La traduction est inexacte, pour êti'e demeurée servile. Le sens de ev [lépsi est : à l'égard de. — Diei festi,... aut..., aut... Les grandes fêtes annuelles, la solennité du premier jour du mois, la célébration du sabbat. Cf. Gai. iv, 10. — Quœ sunt... ( ^'ers. 17 ). Raison pour laquelle les chrétiens n'ont plus à se préoccuper de ces institutions judaïques : elles n'étaient qu'une ombre de la future réalité messianique (futurorum : l'apôtre se place au point de vue de l'Ancien Tet^tarrent) ; la réalité une fois venue, elles ). 'avalent aucune raison d'être. Cf. Ilebr. viii, 5 ; X, 11. Ce trait rapide exprime à merveille la signification de l'ancienne alliance par rapport à la nouvelle. Par elle-même une ombre n'est rien ; mais elle suppose un corps qui la projette suivant f^s formes générales. Le corps qui projetait d'avance l'ombre formée par l'Ancien Testament n'est autre que le Christ : corpus autem... — Nemo vos... Autre avertissement (vers. 18-19), destiné à éloigner les Colossiens du culte excessif et superstitieux des anges. Seducat rend imparfaitement le verbe xaxaêpaêc'jito, qui ramène l'image des jeux athlétiques, chère à saint Paul : Que personne ne vous prive de la couronne ; c- à - d. , du salut final. Voyez I Cor. IX, 24; Phll. m, 14. — Les commentateurs rattachent le participe volens tantôt au verbe qui précède ( Que personne ne vous ravisse le prix à dessein , en se proposant méchamment votre perte), tantôt aux mots qui suivent (En voulant, c.-à-d., en affectant l'humilité et le culte des anges). Cette seconde interprétation donne un meilleur sens. — In humilitate. Il s'agit évidemment d'une fausse humilité , sous laquelle se dissimulait beaucoup d'orgueil, comme on le voit par le trait et rcU(/ione angelorum, qui ne doit pas être séparé du précédent, puisqu'ils dépendent tous deux de la même préposition « in ». A entendre les faux docteurs que l'apôtre a en vue, l'homme est trop petit pour s'adresser directement à Dieu ; c'est donc par rintermédliiire des esprits célestes que nous devons aller à lui et lui présenter nos demandes.

De là, à l'égard des anges, un culte superstitieux, qui prit des proportions étranges dans ces contrées (voyez le concile de Laodicée, Can. 33), au grand détriment de l'honneur dû à Notre -Seigneur Jésus -Christ, notie unique rédempteur,

— Quse non vidit. L'ancienne version latine n'a pas la négation : « Quae vidit. » Les manuscrits grecs et les Pères se partagent de même entre les deux leçons a [>.)] Èœpaxev et à ècopaxtv. Elles donnent d'ailleurs Tune et l'autre un excellent sens, quoique la pi-emière mérite la préf rence. — Ambulans ne rend pas toute la fone du grec è[Ji,oaT£'ja), qui signifie : mettre le pied sur un terrain, l'envahir, l'occuper. Les mots « quœ non vidit » ou « quae vidit » servent de complément à ce participe. Avec la négation, on traduira : Envahissant un domaine qu'il n'a pas vu ; c.-à-d., prétendant avoir pénétré les secrets du monde des anges, qu'en réalité il ne connaît pas. Sans la négation : Spéculant sur ses visions, et sur de pures rêveries. Dans les deux cas, l'apôtre désapprouve fortement, et non sans ironie, la conduite de ces docteurs hypocrites.

— Les mots frustra inflatus... complètent la pensée. Ces fanatiques dangereux étaient enflés d'orgueil par les vaines imaginations d'un esprit tout charnel. Ils se vantaient de posséder une science supérieure, ils prétendaient être doués d'une intelligence capable de saisir ce qu'il y a de plus profond dans les choses spirituelles ; mais en réalité leur esprit même était dominé par la chair. L'expression paradoxale sensu carnis... est remax'quable par sa vigueur. — Et non tenens... (vers. 19). N'adhérant pas fermement (où xparojv) h la tête, c-à-d., au chef de l'Église, Notre-Seigneur Jésus-Christ. C'était là le défaut principal du système religieux attaqué à bon droit par saint Paul. La condition essentielle du christianisme consiste, en effet, à demeurer toujours en communion avec ce divin Chef, qui transmet la vie à tous les membres de son corps mystique. Sur cette allégorie saisissante, voyez Eph. iv, 16 et le commentaire; il y a une très grande ressemblance entre les deux passages. — Crescit in augmentum (au- ^£t TYiv au^Yjaiv)... Heureux résultat obtenu par cette union avec le Christ. Le géniiif Dei désigne

Col. II, 20-23.

20. Si donc vous êtes morts avec le Christ aux éléments de ce monde, pourquoi vous imposez -vous des lois, comme si vous viviez dans le monde?

Page 1