Salutat vos Lucas, medicus carissimus, et Demas
15. Salutate fratres qui sunt Laodicise, et Nyrapham, et quœ in domo ejus est ecclesiam.
16. Et cum lecta fuerit apud vos epistola haec, facite ut et in Laodicensiiim ecclesia legatur, et eam quse Laodicensium est, vos legatis.
beaucoup de sollicitude. — Laoâiciee et Hierapoli. Épaphras avait sans doute fondé les chrétientés de ces deux villes phrygiennes, comme celle de Colosses, leur voisine. — Lucas, medicus... (vers. 14). L'auteur du troisième évangile et l'un des compagnons les plus assidus de saint Paul. Il n'est pas sans Intérêt de voir l'apôtre des Gentils entouré alors de deux évangélistes. Nous n'aurions pas su, sans ce passage, que
aieUeciu. (Bas-relief d'un sarcophage rojnain.)
saint Luc é^alt médecin. — Et Démets. Cette simple mention , sans la moindre épithète louangeuse, est frappante, surtout après les chauds éloges accordés aux autres collaborateurs de l'apôtre dans les vers. 7-14. Un peu plus tard, II TIm. III, 10, Démas est signalé comme ayant abandonné Paul et comme aimant ce siècle. Peut-être manifestait- il déjà quelques tendances fâcheuses ; ce qui expliquerait cette froide mention.
15-17. Quelques communications particulières «ïe l'ai'ôtre. — Salutate fratres qui... A cause du voisinage de Colosses et de Laodicée, les Eglises de ces villes avaient des relations intimes et fréquentes. — Et Nympham (N'JiAtpccv). Nom d'homme (Nymphas), suivant l'opinion la plus
commune; c'est probablement une abréviation de Nymphqdoros. — Et quse in domo... Sur cette église domestique, voyez Rom. xvi, 5 et le commentaire; I Cor. XVI, 19, etc. Au lieu du pronom ejus au singulier (aùroO dans un grand nombre de manuscrits) , on lit ailleurs « eorum », au pluriel ( aùtàiv ) ; leçon dont plusieurs critiques admettent l'authenticité. Elle signifierait : dans la maison de Nymphas et des siens. La forme féminine aùx^ç, d'elle, qu'on rencontre en de très rares documents, est une correction évidente, basée sur l'hypothèse que Nymphas (ou plutôt dans ce cas Nympha) serait un nom de femme. — Recommandation d'un autre genre : Cum lecta... (vers. 16). Il s'agit d'une lecture publique, officielle. Par epistola hœc ir\ è7ît(7To)>i^, avec un article accentué : la lettre, cette lettre), on ne peut pas entendre autre ( hose que la présente épître. Comp. Rom. xvi, 22 ; I Thess. V, 25 et II Thess. m, 14, où l'article a pareillement la signification d'un pronom démonstratif. — In Laodicensium, ecclesia legatur. Voyez un ordre analogue dans I Thess. v, 27. — Eam qucB Laodicensium... Dans le grec, ty)V ex Aaoôixsiai;, « eam quae ex Laodicia est. » Ces mots désigneraient, d'après le syriaque et divers commentateurs anciens ou modernes, une lettre écrite de Laodicée à saint Paul. Mais l'expression grecque ne signifie pas nécessairement que l'épître en question avait été composée à Laodicée ; elle s'explique fort bien par le contexte, où il est dit qu'on doit la faire venir « de Laodicée » à Colosses. Le contexte est encore opposé d'une autre façon à cette singulière conjecture : en effet, les mots « et vos legatis » (c'est la leçon du grec, au lieu de -y os legatis) supposent qu'il y avait pour ainsi dire parité entre les deux lettres, que l'une et l'autre avaient saint Paul pour auteur. Qu'est devenue cette épître aux Laodicéens? On ne saurait admettre un seul instant que nous la possédons dans l'étrange demi - page composée primitive! ent en grec, mais n'existant plus qu'en latin , qu'on a fait circuler depuis les premiers siècles comme un écrit de Paul « ad Laodicenses » (voyez Fabricius, Cod. apocryph. Novi Testamenti, t. II, p. 873; Calmet, Comment, littéral, h. 1.). Saint Jérôme en disait à bon droit : « Ab omnibus exploditur » ; et Erasme : « Nihil habet Pauli praeter voculas aliquot ex cetcris ejus epistolis raendicatas. » Il faut donc chercher ailleurs. Nous avons vu plus haut, p. 324, 3°, que, suivant d'assez nombreux
Col. IV, 17-18.
17. Et dicite Archippo : Vide ministeriura quod accepisti in Domino, ut illud impleas.
18. Sahitatio mea manu, Pauli. Memores estote vinculorum meorum. Gratia vobiscum. Amen.
17. Dites à Archippus : Considère le ministère que tu as reçu du Seigneur, afin de le bien remplir.