‹ La Sainte Bible (volume 5)Chapitre 425 sur 873 · Qaoniam voluimus venire ad vos · texte numérisé non relu

Qaoniam voluimus venire ad vos

ego qidtlem Paulus, et semel, et iterum ; sed impedivit nos Satanas.

19. Qu8B est enim nostra spes, aut gaudinin , aut corona glorise ? Nonne vos

16. nous empêchant de parler aux gentils pour qu'ils soient sauvés, atiu de combler en tout temps la mesure de leurs péchés; car la colère de Dieu est arrivée sur eux définitivement.

17. Pour nous, mes frères, ayant été séi)arés de vous pour un peu de temps, de corps, non de cœur, nous n'avons fait que plus d'efforts pour vous revoir face à face, le désirant ardemment.

18. En effet, nous avons voulu venir auprès de vous; moi du moins, Paul, une et deux fois ; mais Satan nous en a empêchés.

19. Car quelle est notre espérance, ou notre joie, ou notre couronne de gloire?

qui les excitait à s'opposer de toutes leuis forces à l'évangélisation des païens par saint Paul et par les autt es missionnaires : prohibentes nof^... (verset 16). — Ut salvse... Heureux résultat dont ces persécuteurs fanatiques empêchaient la réalisation. — Ut impleant... En agissant ainsi , ils comblaient la mesure de leurs crimes et se préparaient une dawination certaine. Comp. Gen. xv, 16, où la même 'expression est employée à propos d'un peui)le chananéen. — Pervenit enim... Avec une petite nuance dans le grec : Mais (au lieu de « car ») la colère de Dieu... Paul Indique l'issue fatale de cette conduite des Juifs. Le verbe est an prétérit, parce que l'écrivain sacré transporte ses lecteurs à l'époque où le châtiment aura éclaté contre les coupables. — Les mots usque in flnem (c'.ç téXoç) ont reçu plusieurs interprétations différentes. D'après les uns : jusqu'à la dernière limite (d» la colère). Selon d'autres : Di manière à mettre fin aux Juifs en tant que nation. Ou bien : à tout jamais, d'une manière définitive. Plus bimplement : la colère divine est arrivée à son terme, car elle va bientôt se déchaîner complètement contre les Juifs.

§ IL — Description de ce qui s'était passé depuis que saint Paul avait dû quitter Thessa- Ionique. II, 17 -III, 13.

C'est la continuation de l'exposé historique dans lequel consiste toute ,1a première partie. Le lien si étroit qui s'était formé entre les Thessalonlciens et l'apôtre « ne s'est point relâché par suite de la séparation temporaire que le brusque départ de Paul a amenée » ; tout au contraire, comme le prouve ce récit, plus affectueux encore que le précédent.

l» L'apôtre, séparé malgré lui de ses chers Thcssalonlciens, avait éprouvé nn très vif désir de revenir auprès d'eux. II, 17-20.

17-18. Le désir, et ce que Paul avait fait pour le satisfaire. — Nos autem. Par contraste avec les Juifs persécuteurs, qui l'avaient chassé de Thessalonique. — Fratres. Cette appellation affectueuse est relativement fréquente dans cette épitre. Comp. les vers. 1 et 14; iv, 1, 10, 12; v,

1,4, 12, 14, 25. — Desolati rend imparfaitement le sens du mot grec àTcop9avio-6lvTeç, qui n'est pas employé ailleurs dans le Nouveau Testament, et qui s'applique soit à des enfants devenus orphelins, soit à des parents privés de leurs enfants. Il désigne donc une séparation très douloureuse. — Ad tempus horse. C.-à-d., pendant un temps très court. Cf. II Cor. vu, 8; Gral. k, 5, etc. A peine Paul avait -il quitté les Thessaloniciens, qu'il se promettait déjà de retourner auprès d'eux. En attendant, la séparation n'était qu'extérieure : aspectu, non corde; elle n'atteignait que le corps, point le cœur. — Abundantius... cum multo... La pensée ne pouvait pas être exprimée plus délicatement, ni avec plus de vigueur. — Faciem... videre: la présence spirituelle marquée plus haut par le mot « corde » ne suffisant pas lorsqu'on aime fortement. Comp. m, 10. — Qaoniam voluimus... (vers. 18). Paul revient sur son ardent désir, ou plutôt sur sa volonté bien arrêtée de rentrer dans Thessalonique, et il indique le motif qui l'avait empêché de l'exécuter. — Ego quidem... Ces mots accentués ont pour but de bien déterminer le sujet du verbe « voluimus i> ; actuellement Paul ne parle qu'en son propre nom. Silvain était demeuré tout d'abord en Macédoine (cf. Act. xvii, 14 et xviii, 5); Timothée, d'après III, 2, put revenir bientôt à Thessalonique. — Et semel, et... N<>n pas dans le sens de « saepius », mais rigoureusement deux fois. — Impedivit... Satanas. Tel avait été l'obstacle Insurmontable Satan est l'ennemi personnel du royaume de Dieu sur la terre, et on conçoit qu'il ait usé de toute sa puissance pour empêcher l'apôtre de réaliser son dessein, favorable aux Intérêts de l'évangile. C'est sans doute à la malice des Juifs qu'il avait eu recours pour arrêter saint Paul.

19-20. L'écrivain sacré motive son désir de revoir les Thessaloniciens , en décrivant ce qu'ils étaient pour lui. — Quœ est enim...? Question pleine d'emphase, à laquelle il sera répon lu d'abord par une autre question, puis, au vers. 20, par une assertion énergique. — Spcs, aut gaudium, aut... D'après la ligne suivante, Paul se place par anticipation au grand Jour où 11 devra rendre

I Thess. II, 20 — III, 3.

N'est-ce pas vous qui l'êtes devant Notre- SeigTieur Jésus - Christ , pour son avènement?

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