Qui enim mortuus est, justificatus est a peccato
8. Si autem mortui sumus cum Christo, credimus quia simul etiam vivemus cum Christo,
9. scientes quod Christus resurgens ex mortuis jam non moritur, mors illi ultra non dominabitur.
tion, une cause de très grande gloire. — In novitate vitse. Le chrétien est placé par le baptême dans une situation entièrement nouvelle; sa vie morale doit donc être par là même toute transformée. — Si enim... (vers. 5). C'est encore le développement de la même pensée. — Complantati. Le mot grec aûficpuroi (à la lettre: « succrescentes », unis par la croissance) marque une union très étroite, celle de deux êtres qui croissent ensemble. La métaphore est celle d'une greffe qui participe à la vie de l'arbre. Nous avons été pour ainsi dire entés sur le Christ par le baptême ; notre vie et la sienne n'en font plus qu'une seule. S'il meurt, nous mourons aussi ; s'il ressuscite, nous devons aussi ressusciter. La régénération chrétienne comprend donc deux éléments distincts : la cessation d'un triste état antérieur, la mort au péché; le commencement d'un état nouveau, une résurrection, une vie transfigurée. — Scientes quia... (vers. 6). Connaissance qui ne doit pas demeurer stérile. Inerte; il faut qu'elle soit un mobile perpétuel d'activité dans notre vie régénérée. — Vêtus uomo noster. Expression remarquable. Elle désigne la nature humaine profondément corrompue, telle qu'Adam, après sa déchéance, l'a transmise à sa postérité. Le corrélatif du vieil homme, c'est le nouvel homme , dont la vie a été transformée par le Christ. Cf. Bph. ii, 15; iv, 22, 24; Col. m, 9. L'apôtre, contemplant le chrétien avant son baptême, l'envisage comme une autre personne, tant sa situation morale était différente. — Simul crucifixas. Crucifié avec le Christ. Cf. vers. 3; (îal. ii, 20, etc. C'est au baptême qu'a eu lieu le début de notre cruciûement, qui doit se continuer durant toute notre vie. — But de cette mort douloureuse et perpétuelle : ut destruatur... On a diversement interprété la formule très énergique corpus peccati : le péché personnifié, l'essence même du péché, l'ensemble de tous les crimes, etc. D'après sa signification la plus probable, elle désigne notre corps, en tant que le péché a pris possession
les morts parla gloire du Père, de même nous aussi nous marchions dans une vie nouvelle.
5. Car si nous avons été faits une même plante avec lui par une mort semblable à la sienne, nous le serons aussi par une résurrection semblable ;
6. sachant que notre vieil homme a été crucifié avec lui, afin que le corps du péché soit détruit, et que désormais nous ne soyons plus esclaves du péché.