‹ La Sainte Bible (volume 5)Chapitre 499 sur 873 · Quem et tu devita, valde enim restitit verbis nostris · texte numérisé non relu

Quem et tu devita, valde enim restitit verbis nostris

16. In prima mea defensione nemo mihi aiïuit, sed omnes me dereliquerunt ; non il lis imputetur.

17. Dominus autem mihi astitit, et conforta vit me, ut per me prœdicatio impleatur, et audiant omnes gentes; et liberatus sum de ore leonis.

18. Liberavit me Dominus ab omni opère malo, et salvum faciet in regnum suum cseleste : cui gloria in ssecula s«eculorum. Amen.

le futur, d'après la meilleure leçon (àTtoScocret). Ce n'est donc pas un désir que formule saint Paul ; il prédit une conséquence inévitable de la conduite de son ennemi. Cf. Rom. ii, 6; II Cor. XI , 15 , etc. Alors même qu'on adopterait la variante àTto^coT; à l'optatif, « reddat », il est certain que nous n'aurions pas ici un souhait de vengeance personnelle, mais une malédiction très légitime, lancée contre un ennemi de Jésus- Christ et de l'Église. — Quem... devita (vers. 15). Dans le grec : Garde- toi de lui , toi aussi. On voit, par ce trait, qu'Alexandre pouvait être dangereux pour Timothée lui-même. — Restitit... verbis... Il semble, d'après ces mots, que la vive opposition d'Alexandre se manifesta tandis que Paul plaidait devant ses juges sa propre cause et celle du christianisme.

16-18. Détails rétrospectifs sur la marche du procès de l'apôtre. — Fn prima... defensione. Ces mots ne font pas allusion à la première captivité de l'auteur, mais à la seconde ; il s'agit ici de la « prima actio » de son procès actuel, de sa première comparution publique et officielle devant l'empereur ou son repi'ésentant — Nemo... affuit. Le sens est que personne, parmi les chrétiens présents à Rome, n'avait alors assisté Paul, en qualité d'avocat, de témoin à décharge ou d'ami, ainsi que la loi le permettait. Tous avaient manqué de courage. Malgré sa vaillance indomptable, l'apôtre ne signale pas ce fait sans tristesse. — Non. . . imputetur. Que Dieu ne leur tienne pas compte de ce lâche abandon, qu'il ne les en punisse pas ! — Dominus autem... (vers. 17). Jésus -Christ lui-même s'était fait le défenseur de son ministre. II n'y avait pas eu alors d'arrêt de condamnation. — Ut... prœdicatio (la prédication par excellence, celle de l'évangile) impleatur. Paul veut dire que, grâce à son procès, il lui fut donné d'annoncer la bonne nouvelle et de porter le nom du Christ jusqu'aix tribunal de César, devant un nombreux auditoire venu de toutes les parties du monde (et audiant...). — Liberatus... de ore... Écho du Ps. xxi, 21. La phrase est générale; elle ne désigne ni les lions de l'amphithéâtre, ni Néron, ni Satan, etc., mais tous

les périls qui menaçaient alors l'apôtre. — Liberavit ms... (vers. 18). Le grec a le futur : Le Seigneur me délivrera. La délivrance qu'il vient de signaler suggère à Paul ce petit can-

Gladiateur combattant contre un lion, ( D'après une sculpture d'Éplièse.)

tique plein de foi, d'espérance et de gratitude. — Ab omni opère... Ces mots désignent vraisemblablement le manque de courage et de persévérance, qui aurait empêché l'apôtre des Gentils de demeurer fidèle jusqu'au bout. — Salvum..

II TiM. IV, 19-22.

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