etc
^ II, 14 et ss.
3 Pour une analyse pins détaillée, voyez le oomnientaire et notre Biblia .sacra, p. 133^ à 1334.
^ Voyez la page g:!0.
^ C'est vers l'an 68 que parut cette lettre.
^ Il eut lieu en 50.
"^ Nous ne mentionnons que pour mémoire l'opinion rationaliste suivant laquelle notre épître n'aurait été composée qu'après l'an 150.
* Les auteurs qui attribuent à l'épître une date si ancienne n'admettent naturellemant
ÉPITRE DE S. JACQUES
7« Relations entre Vêpître de saint Jacques et celle de saint Paul aux Romains. — On ne saurait douter que la première de ces lettres ne fasse plusieurs fois allusion à la seconde : d'abord en plusieurs passages isolés *, puis en particulier au chap. ii, vers. 14 et ss., dont le lecteur rapprochera Rom. m, 28 et ss., IV, 1 et ss. Voyez surtout Jac. ir , 14 , 20 et ss., où le frère du Seigneur emploie les mêmes arguments et presque les mêmes paroles que l'apôtre des gentils pour démontrer que la foi seule ne suffit pas, mais qu'on doit lui associer les œuvres. La ressemblance est telle entre les deux écrits, qu'elle ne saurait être attribuée au hasard. L'un des deux écrivains se sera donc proposé de corriger l'interprétation fausse qu'on donnait des paroles de l'autre ^. Or, on est à peu près unanime à reconnaître que c'est saint Jacques qui est venu en dernier lieu, et qui a eu cette intention spéciale.
De nombreux rationalistes vont jusqu'à prétendre que l'épître de saint Jacques -serait « dirigée en partie contre saint Paul et en contradiction avec la doctrine du grand apôtre ». Mais en réalité, « l'antagonisme et la contradiction qu'on suppose entre les deux écrivains sacrés sont imaginaires. Saint Paul, dans l'épître aux Romains, insiste beaucoup sur cette vérité que la foi sauve, non les œuvres. Saint Jacques, au contraire, dit que la foi seule ne sauve pas sans les œuvres. L'un et l'autre ont raison, et ne se contredisent nullement. Les œuvres dont parle saint Jacques ne sont pas, en effet, celles dont parle saint Paul. Celui-ci parle d» s œuvres de la loi, des pratiques légales des Juifs, et il dit très justement que l'observance des prescriptions judaïques ne justifie pas sans la foi. Saint Jacques ne s'occupe pas des œuvres légales, mais des œuvres chrétiennes j ce qui est tout différent. La véritable religion, dit -il, ne consiste pas seulement à croire, mais à conformer sa conduite à sa foi, non en observant la loi de Moïse, mais la loi de Dieu et de Jésus-Christ. Cette doctrine est identique avec celle de saint Paul ^. »
8o Voici quelques uns des meilleurs commentaires composés sur notre épitre par des auteurs catholiques: dans l'antiquité, ceux du Vén. Bède [Exposit. super cath. Epistolas), et des deux excellents interprètes grecs Œcumenius et Théophylacte (dans leurs explications de tout le Nouveau Testament); dans les temps modernes, ceux de Catharinus (In omnes divi Pauli apost. et in septem. cath, epist. commentarius, Paris, 1566), d'Estius [In omnes S. Pauli et septem cath. apostolorum episiolas commentarius, Douai, 1601), de Lorin {In cathoL Beat. Jacobi et Judas apostolorum epistolas commentariiy Lyon 1619), de B. Justiniani (Explanationes in omnes epistolas cath., Lyon, 1621) ; de nos jours,, ceux de J. Liagre {Interpretatio epist. catholicse sancti Jacobi, Louvain, 1860),. de A. Messmer {Erklœrung des Jacob usbriefes, Brixen, 1863), de Bisping {Erklserung der kath. Briefe , Munster, 1871), de P. Drach {les sept Épîtres catholiques, Paris, 1873), de P. Schegg {Jakobus, der Bruder des Herrn, und sein Brio f ûbersetzt und erklœrt, Munich, 1883), et de F. Trenkle {der Brief des H. Jacobus , Fribourg-cn-.[3risgau, 1894).
aucune relation entre elle et la lettre aux Romains. Voyez Belser, EinJeituvg in das N. Test., p. 656, 674-677, et, en sens contraire, Trenkle, der Brie.f des h. Jakobus, p. 33 et ss.
* Comp. Jac. IV, 1 et Rom. vu , 23 ; Jac. iv, 4 et Rom. vjii, 7; Jac. iv, 12 et Rom. xiv, 4 , etc. C'est surtout dans le texte grec qu'il
faut faire les comparaisons.
2 C'était déjà l'opinion de saint Augustin et du V. Bède. Elle a été adoptée depuis longlemp» d'une manière générale par les ex(^gètcs cailioliques.
^ F. Vigouroux, les Livres saints et la critique rationaliste, 5« éd., t. V, p. 561.
EPITRE