‹ La Sainte Bible (volume 5)Chapitre 617 sur 873 · PARMI LES ÉPREUVES ET LES TENTATIONS. I · texte numérisé non relu

PARMI LES ÉPREUVES ET LES TENTATIONS. I

Saint Jacques , sachant que la plupart de ses lecteurs avalent à soufErir en tant que chrétiens, commence par leur rappeler les précieux

avantages de la souCfrance, afin de les encourager à la bien supporter.

1° On doit se réjot ,r parmi les épreuves , à cause du bien qu'elles peuvent procurer. 1 , 2-4.

2-4. Elles rendent parfaits ceux qui savent en profiter. — Omne gaudium. Expression très accentuée : Joie entière, complète, sans mélange. Cf. Matth. v, 11-12; I Petr. i, 6 et ii, 19, etc. — Fratres mei. Apostrophe affectueuse, qui revient souvent dans l'épître. Parfois (rv, 11 ; V, 7, 9, Ib) le pronom disparaît ; d'autres fois (i, 16, 19; u, 6) l'auteur ajoute l'épithète a dilectlssimi ». — In tentationibus. Il s'agit tout spécialement des avanies plus ou moins graves que les lecteurs avaient alors à souffrir, de la part soit des païens, soit des Juifs demeurés Incrédules. Elles sont appelées des tentations, parce qu'elles mettaient à l'épreuve la foi et la vertu de ceux qui en étaient l'objet. — Le verbe incideritis marque leur arrivée soudaine, imprévue. — Scientes... Motif pour lequel des chrétiens doivent être heureux de souffrir, vers. 3-4. C'est la fol, et non la nature, si promptement abattue par la souffrance, qui leur communique la science en question. — Probatio (tb ôoxîfxiov) : la mise à l'essai d'une personne ou d'une chose , un examen sérieux pour vérifier si elle possède telle ou telle qualité. — Fidei : la foi subjective; l'adhésion parfaite à réyang^le. Les souffrances manifestent <;& rèa-

Jac. I, 3-

3. scientes qiiod probatio fidei vestrse patientiam operatur.

4. Patientia autem opus perfectum habet, ut sitis perfecti et integri, in nullo déficientes.

5. Si quis autem vestrum indiget sapientia, postulet a Deo, qui dat omnibus affluenter, et non improperat ; et dabitur ei.

6. Postulet autem in fide, nihil hsesitans. Qui enim hsesitat similis est fluctni maris, qui a vento movetur et circumfertur.

7. Non ergo sestiraet homo ille quod accipiat aliquid a Domino.

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