‹ La Sainte Bible (volume 5)Chapitre 66 sur 873 · Testimonium enim perhibeo illis · texte numérisé non relu

Testimonium enim perhibeo illis

1. Mes frères, le désir de mon coeur et la supplication que j'adresse à Dieu ont pour objet leur salut.

2, Car je leur rends le témoignage

sans efforts de ce genre. Ce paradoxe s'explique, puisque l'apôtre a en vue la justification par la foi (justitiam... quae ex fide...) , laquelle ne suppose dans l'homme aucune activité proprement dite et qui est un don gratuit du Seigneur. Cf. III, 23 et ss. — Israël vero... (vers. 31). Antithèse vraiment tragique. Israël, lui, a fait des efforts considérables, et il a manqué le but, le salut : non pervenit. — Legem justitise. C.-à-d., une norme, une règle d'après laquelle on parvient à la justice. Biea entendu, il n'est pas question de la loi juive, qui ne saurait produire la justification, ainsi qu'il a été prouvé cl -dessus. — Quare (vers. 32)? Pourquoi cet insuccès des Juifs? La féponse est fort simple: Quia non ex fide (s.-ent. « sectati sunt i>), sed... Et pourtant, l'exemple d'Abraham le leur avait montré (voyez le chap. iv), c'est dans la foi qu'ils devaient chercher la justification. — Quasi ex operibus. L'insertion de la particule « quaf-i », (iç, a pour but d'indiquer qu'en agissant ainsi les Juifs se trompaient. — Lapidem offcnsiunis. Avec un double article dans le grec • la pierre de l'achoppement. Pierre rendue célèbre par Isaïe, comme il est dit au vers. 33 : Sicut scriptum est. La citation est une combinaison des deux textes Is. viii, 14, d'après l'hébreu, et Is. xxviii, 16, d'après les LXX, Ces oracles se rapportent à la grande promesse messianique, qui remplit toute l'histoire d'Israël. Dans Is. viii, 14, c'est Jéhovah qui est la pierre en question ; les deux royaumes juifs d'alors, celui d'Israël et celui de Juda, viennent se heurter et se briser contre elle, par suite de leur incrédulité. Dans Is. xxviii, 16, la pierre représente le Messie, et Jéhovah la pose luimême comme un fondement inébranlable. Les

deux passages se complètent donc mutuellement, et c'est pour cela que saint Paul les a réunis. Sur le Christ en tant que pierre de scandale, voyez aussi Luc. ii, 34 et xx, 17-18; I Petr. ii, 4, etc. — L'expression petram scandait est presque synonyme de la précédente. Elle marque surtout le résultat produit par la chute; la première indiquait le choc. — Omnis qui crédit. L'adjectif Traç, tout, est omis par beaucoup de manuscrits, par le syriaque, etc.; il manque d'ailleurs dans le texte d'Isaïe. Il n'est probablement pas authentique en cet endroit; mais nous le trouverons plus bas, x, 11. — Non confundetur. Dans l'hébreu : Il ne se hâtera pas (de prendre la fuite). C'est la même pensée.

2« Au mode de justification pi'oposé par Dieu , les Juifs ont osé en substituer un autre ; il n'est donc pas étonnant qu'ils aient été réprouvés. X, 1-13.

Chap. X. — 1-2. Introduction. Avant de s'étendre plue longuement sur la faute de ses coreligionnaires, saint Paul proteste de nouveau qu'il leur porte un vif intérêt, et il loue leur zèle pour les choses de Dieu. Cf. ix , 1-3. — Voluntas. Dans le grec : eùôoxta , la bonne volonté, l'affection. Cette affection de l'apôtro ne demeurait pas inactive; elle le poussait à prier pour la conversion et le salut des Juifs ; et obsecratio... — Testimonium enim... (vers. 2). Il pouvait d'autant mieux leur rendre ce témoignage, qu'il les connaissait à fond et de longue date, ayant pensé et vécu comme eux durant la première période de sa vie. Cf. Act. xxii, 3; Gai. I, 14, etc. — JBmulationem Dei. Exprèssion empruntée à l'Ancien Testament. Cf. Ps. cxviii, 139 ; Judith, ix, 4 ; I Mach. ii, 58, e*,c. Les Juifs manifestaient alors de toutes maaières

Rom. X, 3-6.

qu'ils ont du zèle pour Dieu, mais non selon la science;

3. car, ne connaissant pas la justice de Dieu , et cherchant à établir la leur, ils ne se sont pas soumis à la justice de Dieu.

4. En effet, la fin de la loi, c'est le Christ, pour la justification de tous ceux qui croient.

6. Aussi Moïse a-t-il écrit, touchant la justice qui vient de la loi, que qniconciue la pratiquera y trouvera la vie.

6. Mais quant à la justice qui vient de la foi, il en parle ainsi : Ne dis pas en

quod œmulationem Dei habent, sed non secundum scientiam ;

3. ignorantes enini justitiam Dei, et suam quaerentes statuere, justitiae Dei non sunt subjecti.

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