Si dixerimus quoniam peccatum
pos du Verbe. Voyez aussi Jac. i, 17, où Dieu reçoit le beau nom de Père des lumières; dans l'Ancien Testament, Is. lx, 19-20, Cette assertion suppose en Dieu une excellence sans bornes : « l'ubiquité, l'éclat, le bonheur, l'intelligence, la vérité, la pureté, la sainteté. y> — Et tenebrae... C'est la même pensée, répétée en termes négatifs, à la manière de saint Jean. Comp. le vers. 8 j n, 4, 27" ; V, 12 ; Joan. i, 3, 5; ii, 25, etc. Dieu est la Lumière absolue, infinie, parfaite, de laquelle les ténèbres sont totalement exclues. 6-7. Nous devons imiter Dieu, et marcher nous aussi dans la lumière. L'apôtre a dit (cf. vers, s"") que le but de son message est d'établir une étroite union entre Dieu et les chrétiens ; si Dieu est lumière, les vrais croyants doivent tendre de toutes leurs forces à être eux-mêmes très lumineux moralement. — Si dixerimus. Avec une grande délicatesse , saint Jean énonce le fait sous une forme hypothétique, car ce fait suppose une erreur grossière; Il se place lui-même non moins délicatement parmi ceux qui pourraient commettre une pareille erreur. Trois fois de suite (voyez les vers. 8 et 10), cette formule Introduit une antithèse: la marche dans les ténèbres ou dan" la lumière, vers. 6-7; la négation de toute culpabilité et la confession des péchés, vers. 8-9; une autre négation analogue , vers. 10. — Societatem cum eo : avec Dieu le Père, dont il a été parlé en dernier lieu. — In tenebris ambulamus. Cet usage métaphorique du verbe « ambulare » (TtepiTrateiv) est fréquent dans les écrits de saint Jean et de saint Paul. La formule équivaut à « versarl », car elle représente tout l'ensemble de la conduite. Cf. II, 6, 11 ; Joan. viii, 12 ; II Joan. 4, 6 ; III Joan. 3,4; Apoc. ii, 24. Celui qui marche dans les ténèbres choisit comme sphère de son activité morale un domaine dont Dieu est entièrement absent, d'après ce qui vient d'être •dit au vers. 5; par conséquent, il a rompu toute relation avec lui. Da là cette conclusion, dans l'hypothèse indiquée : mentimur... et veritatem non... (encore la combinaison de l'assertion positive et de l'assertion négative). Mentir, c'est affirmer une chose qui est en même temps fausse et connue comme telle; on ment donc audacieusement lorsqu'on prétend être uni à Dieu et qu'on vit dans les ténèbres, dans le péché. La formule « faire la vérité » est aussi employée
Joan. III, 21. — Si autem... (vers. 7). C.-à-d., si la lumière morale est vraiment la sphère de notre conduite. Le contraste est frappant. Cette fois, pas de vaine affirmation, mais la réalité des faits. — Sicut... ipse... in luce. Puisque Dieu est lumière, il est par là même sans cesse dans la lumière comme dans son élément. Cf. Ps. cm, 2; I Tim. VI, 16. — Societatem.. . ad invicem. On s'attendrait à lire : Nous sommes en communion avec lui (comme portent à tort quelques manuscrits grecs : [xet ' aùroO ), Mais saint Jean modifie à dessein l'expression pour faire progresser la pensée, suivant son habitude. L'amour fraternel étant inséparable de l'amour de Dieu, tout chrétien qui est en communion avec ses frères l'est certainement aussi avec Dieu. — Et San uis Jesu (le mot Christi est omis par quelques-uns des plus anciens manuscrits grecs et par le syriaque).,. Autre précieux effet qui se réalise pour ceux qui s'efforcent d être des enfants de lumière (cf. Joan. xii, 36). Le sang de Jésus figure ici ton sacrifice douloureux et sanglant, qui possède ur 3 vertu éminemment purificatrice à l'égard du péché. Cf. Rom. i , 35 ; Hebr. Tx, 14, etc. — Filii ejus. Au nom qui désigne la nature humaine, l'apôtre joint de nouveau (cf. vers. 3*') celui qui déclare la nature divine du Sauveur. C'est parce que Jésus est Plis de Dieu, que son sang peut accomplir une telle merveille. — Emundat (xa6apis£'. ). L'expression est empruntée à l'Ancien Testament, où le sang des victimes symbolise souvent la rémission des péchés. L'indicatif présent dénote un résultat constamment renouvelé. — Ab omni peccato. L'adjectif est très accentué : la vertu purificatrice du sang de Jésus ne connaît aucune limite. Mais cette purification n'a pas lieu d'une manière purement objective, et sans notre concours. Elle exige, comme dit Tertulllen, de Mod., XIX, qu'une fols que le sang du Christ nous a lavés et placés dans la lumière, nous continuions de marcher toujours dans la lumière. 8-10, Il faut aussi avoir conscience de ses péchés et les confesser humblement. — Si dixerimus... Il y a une symétrie remarquable entre les vers. 8-9 et les vers. 6-7. D'abord, vers. 6 et 8, une fausse assertion, avec l'Indication de son résultat, soit positif, soit négatif; ensuite, vers, 7 et 9, l'assertion vraie, opposée à la fausse, puis son excellent effet. — QfAoniam
non habemus, ipsi nos seducimus, et Veritas in nobis non est.
9. Si conîiteamur peccata nostra , fidelis est et justus, ut remittat nobis peccata nostra, et eraundet nos ab omni iniquitate.
10. Si dixerimus quoniam non peccavimus, mendacem facimus eum, et verbum ejus non est in nobis.
pas de péché, nous nous séduisons nousmêmes, et la vérité n'est point en nous.
9. Si nous confessons nos péchés, il est fidèle et juste, pour nous remettre nos péchés, et pour nous purifier de toute iniquité.
10. Si nous disons que nous n'avons pas péché, nous le faisons menteur, et sa parole n'est pas en nous.