‹ La Sainte Bible (volume 5)Chapitre 699 sur 873 · Haec scripsi vobis de his qui seducunt vos · texte numérisé non relu

Haec scripsi vobis de his qui seducunt vos

27. Et vos unctionem quam accepistis ab eo, maneat in vobis. Et non necesse habetis ut aliquis doceat vos ; sed sicut

qui nie que Jésus est le Christ ? Celuilà est l'antechrist, qui nie le Père et le Fils.

23. Quiconque nie le Fils, n'a pas non plus le Père ; celui qui confesse le Fils a aussi le Père.

24. Pour vous, que ce que vous avez entendu dès le commencement demeure en vous. Si ce que vous avez entendu dès le commencement demeure en vous, vous demeurerez aussi dans le Fils et dans le Père.

25. Et voici la promesse qu'il nous a faite lui-même : la vie éternelle.

26. Je TOUS ai écrit ces choses au sujet de ceux qui vous séduisent.

27. Pour vous, l'onction que vous avez reçue de lui demeure en vous ; et vous n'avez pas besoin que personne

lence, « qui offre dans sa propre personne le résumé de tout ce qui est faux? » — Qui negat quoniam,.. En effet, pour nier ce dogme essentiel et si bien démontré, il faut mentir sur toute la ligne. Conformément à l'erreur de Cérlnthe, le Christ était Dieu , et il s'était uni à l'homme Jésus au moment du baptême de ce dernier; mais il l'avait abandonné ensuite au moment de sa passion. Dire que Jésus n'est pas le Christ revenait donc à nier sa divinité. Voyez le vers. 23.

— Hic (cet insigne menteur) est antichristus (à àvTr/ptOTOç). C-à-d,, un homme qui incarne pour ainsi dire en lui-même les caractères de l'antechrist, de manière à en être jusqu'à un certain point l'incarnation anticipée. On se dresse directement contre le Christ lorsqu'on rejette sa divinité. — Qui negat Patrem et... Cette négation est une conséquence de la précédente. Quand on refuse d'admettre l'union hypostatique de la divinité et de l'humanité dans le Christ, on nie par là même que les relations de paternité et de filiation existent en Dieu ; il n'y a plus ni Père, ni Fils, ni Trinité, mais un vague théisme. — Omnis qui... (vers. 23). Autre résultat de cette négation sacrilège : ncc Patrem habet. La négation du Fils entraîne la perte du Père, puisque le Fils est inséparable du Père, et aussi parce que c'est lui qui nous révèle le Père. Cf. Matth. xi, 27; Joan. XIV, 6-7, etc. — Qui confitetur... C'est la pensée contraire. Comme dit le Vén. Bède, l'apôtre suppose une confession « cordis, vocis et operis ». Cf. I Cor. xii , 3.

2i-29. Jean presse ses lecteurs d'adhérer fortement au Christ et à la vérité chrétienne. — Vos quod... La construction est Irrégulière, car le pronom a vos » est pris absolument et n'est rattaché à aucun verbe. De même au vers. 27».

— Quod audistis. C.-à-d., le message évangélique, envifagé dans son unité, et surtout, d'après le contexte, par rapport à la divinité de Jésus. — Ab initio. Comme plus haut, vers. 7 : depuis le moment de votre conversion, — Ma-

neat in robis : tel que vous l'avez reçu , sans aucun changement. — Heureux fruit de cette fidélité rigoureuse des chrétiens : Si in vobis... et vos in... Cela est évident, puisque la foi chrétienne a pour objdt direct de nous faire connaître et posséder Jésus-Christ, grâce auquel on connaît et on possède le Père. — Et hœc est... (vers. 25). L'apôtre ne paraît pas faire allusion à une promesse spéciale du Sauveur, mais à l'ensemble de son enseignement, qui invitait les hommes à rechercher de toutes leurs forces la vie éternelle, le salut. — nœc scripsi... (vers. 26).

Ces choses : c.-à-d. ce qui concerne les docteurs de mensonge (de his qui...); par conséquent, le contenu des vers. 18-25. — Et vos unctionem... (vers. 27).

Voyez les notes du verset 20. L'auteur envisage ici le moment même où le chrétien reçoit cette onction précieuse (gua m accepistis...): au baptême, d'après Act. viii, 14 et ss.; puis à la confirmation. TertuUien mentionne, de Bapt.^ 7, la coutume, qui existait déjà de son temps, d'oindre les nouveaux baptisés avec de l'huile consacrée ; il est probable qu'elle tire son origine de ce texte même. — Maneat. Le grec emploie l'indicatif présent : (iévei. L'Esprit-Saint demeure à l'état permanent dans les chrétiens fidèles à Jésus-Christ. — Et non necesse... Saint Jean revient sur le trait « nostis omnia » du vers. 20. A tous ceux qui la reçoivent l'onction céleste fournit « un sûr critérium de la vérité ». Un maître humain (ut aliquis doceat...) n'est donc pas nécessaire dan« ces conditions. Cf. Joan.

Le phénix, emblème de la vie éternelle. (D'après un ancien sarcopliage.)

vous enseij^ne ; mais comme son onction vous enseigne toutes choses, et qu'elle est vraie et n'est pas un mensonge, demeurez en lui, selon qu'elle vous l'a enseigné.

28. Et maintenant, mes petits enfants, demeurez en lui, afin que, lorsqu'il paraîtra, nous ayons de l'assurance, et que nous ne soyons pas confus, loin de lui, à son avènement.

29. Si vous savez qu'il est juste, sachez que quiconque pratique la justice est né de lui.

unctio ejus docet vos de omnibus, et verum est, et non est mendacium. Et sicut docuit vos, manete in eo.

28. Et nunc, filioli, manete in eo, ut cum apparuerit, habeamus fiduciara, et non confundamur ab eo in adventu ejus.

29. Si scitis quoniam justus est, scitote quoniam et omnis qui facit justitiam ex ipso natus est

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