‹ La Sainte Bible (volume 5)Chapitre 717 sur 873 · I. La salutation. Vers · texte numérisé non relu

I. La salutation. Vers

Ce prologue est relativement assez développé, comme ceux des épîtres aux Romains, aux Galates et à Tite. Sa forme est tout à fait celle du début des antres lettres du Nouveau Testament : il se compose d'une adresse, vers. 1-2, et d'un souhait, vers. 3.

1-2. L'adresse. — L'auteur : Senior, o Txp?(7- 6'JTîpoç. Ainsi qu'il a été dit dans l'Introd., p. 758, ce titre, qui désigne tout ens«mble l'âge avancé (par conséquent, les relations paternelles) et la situation officielle, équivaut ici à un nom propre. En le lisant, on ne pouvait penser qu'à l'apôtre Jean, auquel on le donnait d'une manlèi'e habituelle. — Electse dominas (èzÀexT^ Y.\ioi'x, sans article). Nous avons dit plus haut, p. 758-759, qu'il est impossible de déterminer avec certitude le sens de ces deux mots, et de savoir s'ils s'appliquent à une personne privée ou à une société, à une Église. Ce second sentiment est toutefois le plus probable. En tout cas , il ne faut traiter ni èxXsxTr] , ni xup'!a, comme un nom propre. La meilleure traduction est donc ; A une dame élue; c.-à-d., à une chrétienté qui a eu le bonheur d'être choisie pour appartenir à Jésus -Christ. — Natis ejus : To"ç téxvo'.ç..., h ses enfants. Au sens naturel, ou au sens spirituel, selon l'interprétation qu'on aura donnée aux mots qui précèdent. — Le pronom quos se rapporte à la mère aussi bien

qu'aux enfants. — Ego... in veritate. L'apôtre oppose son affection, très sincère, à celle d'autres personnes, qui n'aimaient pas véritablement. Comp. le ve s. 7. — Et non... solus, sed... Tous les chrétiens qui connaissaient la dame élue et ses enfants éprouvaient pour eux la même amitié que saint Jean. Les mots qui cognoverunt... désignent, en effet, les disciples du Christ, entre lesquels la connaissance de la vérité évangélique (tyiv àXir)8eiav , la vérité par excellence) établit un lien des plus intimes. Leur charité réciproque est donc basée sur leur foi commune : pi'opter veritatem... (vers. 3). L'auteur insiste sur la pensée. — Quœ permanet... Sur cette locution, voyez Joan. ii, 24; m, 15, etc. Ija vérité demeure parmi les chrétiens en général, et au cœur de chacun d'entre eux, comme une force toujours active. — Et nobiscum... in selernum. Cette sainte union entre la vérité et le croyant subsistera sans fin. Avec nous : comme un puissant auxiliaire qui coopère à nos œuvres. 3. Souhait de l'apôtre pour ses lecteurs. — Gratia, misericordia , pax. Ces trois substantifs sont associés de la même manière dans I Tim. i, 2 et II Tim. i, 2 (voyez les notes). Le second (fXcOç) n'est pas employé ailleurs dans les écrits de saint Jean. — A Deo... et a... Dans les souhaits de ce genre, saint Paul emploie la préposiiii.n ûCTto, de; nous lisons ici : Tiapà, de la part de. — Christo... Filio... Saint Jean ne se

4. Gavisns sum valde, qiioniam invcni de liliis tuis ambulantes in veritate, sicut mandatum accepimus a Pâtre.

5. Et nunc rogo te, domina, non tanquam mandatum novum scribens tibi, sed quod habuimus ab initio, ut diligamus alterutrum.

6. Et hgec est caritas, ut ambulemus secundum mandata ejus. Hoc est enim mandatum, ut quemadmodum audistis ab initio, in eo ambuletis.

7. Qnoniam multi seductores exierunt in mundum, qui non confitentur Jesum

4. J'ai éprouvé une grande joie à trouver quelques-uns de tes enfants marchant dans la vérité, selon le commandement que nous avons reçu du Père.

5. Et maintenant, je te demande, dame, non comme si je t'écrivais un commandement nouveau, mais d'après celui que nous avons reçu dès le commencement, que nous nous aimions les uns les autres.

6. Et l'amour consiste en ceci : que nous marchions selon ses commandements. Car c'est là le commandement, comme vous l'avez entendu dès le commencement :

que vous marchiez dans cet amour.

7. Car de nombreux séducteurs se sont répandus dans le monde, qui ne

lasse pas d'afiinncrsous toutes les formes, contre les faux âoeteurs Ccomp. les vers. 7 et ss.), que Jésus -Christ est vraiment le Fils de Dieu. Le titre x'jpîou, Seigneur, placé devant 'IrjcroO, n'est probablement pas authentique. — In veritate et... (sans article dans le grec : en vérité et en amour). Ces deux qualités sont désignées comme les deux sphères dans lesquelles doit se manifester le triple don divin que Jean vient de souhaiter h ses lecteurs. Il y a la sphère de l'intelligence et celle du sentiment, « l'harmonie Intellectuelle et l'harmonie morale. »

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