Et orto mane, dimisBi sunt CUffl teints suis
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gérant paululum ; tune Joseph accersito dispensatore dormis : Burge, inquit, et persequone v:iros, et apprebenns dicito : Quare ruddidistis tnolum pro boue?
5. Scyphus, quem furati estis, ipse est in quo Kbit dominus meus, et m quo augurari solet; pessimam retn i'ecistis.
6. Fecit il le ut jusserat. Et apprehensis per ordinem locutus est.
7. Qui responderunt : Quare sic loquitur dominus noster, ut servi tui tantimi flagitii commiserint?
8. Pecuniam, quam invenimus in Rummitate saccorum, reportavimus ad te de terra Chanaan ; et quo modo consequeus est ut furati simus de domo domini tui aurum vel argentum ?
9. Apud quemeumque fuerit inventum servorum tuorum quod quseris, moriatur, et nos crimus servi domini nostri.
10. Qui dixit eis : Fiat juxta vestram sententiam ; apud quemeumque fuerit inventum, ipse sit servus meus, vos autem eritis innoxii.
11. Itaque festinato déponentes in terrain saccos aperuerunt singuli.
12. Quos scrutatus , incipiens a majore usque ad minimum, invenit scyphum in sacco Benjamin.
13. Atilli, scissis vestibus, oneratisque rursum asinis, reversi sunt in oppidum.
.'; El li lendemain matin, on les lains*
aller av«C leur ânes.
4. Lorsqu'ils Eurent sortis de la ville, comme ils n'avaient l'ait encore que peu de chemin, Joseph appela l'intendant de
sa maison et lui dit : Courez rite aspiès ces liiiinuies, arrêtez -les el dites -leur : Pourquoi avez-vous rendu le mal pour le bien ?
5. La coupe que vous avez dérobée est celle dans laquelle boit mon maître, et dont il se sert peur deviner. Vous avez fait une très méchante action.
6. L'intendant fit ce qui lui avait été commande, et, les avant arrêtés, il leur dit tout ce qui lui avait été prescrit.
7. Ils lui répondirent : Pourquoi seigneur parle -t- il ainsi à ses serviteurs et les croit-il capables d'une action si honteuse ?
8. Nous vous avons rapporté du pays de Chanaan l'argent que nous avions trouvé à l'entrée de nos sacs. Comment donc se pourrait -il faire que nous eussions dérobé de la maison de votre maître de l'or ou de l'argent ?
9. Que celui de vos serviteurs, quel qu'il puisse être, auprès de qui l'on trouvera ce que vous cherchez, soit mis à mort, et nous serons esclaves de mon seigneur.
10. Il leur dit : Que ce que vous prononcez soit exécuté. Quiconque se trouvera avoir pris ce que je cherche sera mon esclave, et vous en serez innocents
11. Ils déchargèrent donc aussitôt leurs sacs à terre, et chacun ouvrit le sien.
12. L'intendant les ayant fouillés, en commençant depuis le plus grand jusqu'au plus petit, trouva la coupe dans le sac de Benjamin.
13. Alors ayant déchiré leurs vêtements et rechargé leurs ânes, ils revinrent à la ville.
Joseph voulait ainsi compléter l'épreuve, et connaître les vrais sentiments de ses frères pour Benjamin. Prendraient -ils sa défense, ou l'abandonneraient-ils lâchement entre ses mains?
4-6. L'arrestation. — Malum pro bono. L'intendant accuse d'abord les frères d'une noire ingratitude, puis il précise le crime spécial pour lequel il les poursuivait. — Ipse... in quo... Circonstances aggravantes. — Augurari. La divination au moyeu d'une coupe est mentionnée par les auteurs classiques sous les noms de kulikoîiKintie et d'hydromantic. Après avoir versé de l'eau dans une coupe, on y jetait des pièces d'or
ou d'argent, des pierres précieuses, etc., et l'on conjecturait l'avenir suivant les mouvements du liquide ou la réfraction de la lumière.
7-10. Vive protestation des accusés. L'argument pecuniam... reporlavimus était d'une grande force. Leur proposition du vers. 9 montre davantage encore combien ils étaient sûrs d'euxmêmes. Ainsi qu'il convenait, l'intendant ne l'accepte que partiellement.
11-13. L'enquête et son résultat. — Festinato déponentes. Nouvelle garantie pittoresque de leur innocence. Ils ne redoutent pas les recherches. — Scissis vestibus , et le cœur encore plus décalr '•■
Go. XLIV, 14-22.
14. Juda se présenta le premier avec ses frères devant Joseph, qui n'était pas encore sorti du lieu où il était; et ils se prosternèrent tous ensemble à terre devant lui.
15. Joseph leur dit : Pourquoi avezvous agi ainsi? Ignorez -vous qu'il n'y a personne qui m'égale dans la science de deviner les choses cachées ?
16. Juda lui dit : Que répondrons-nous à mon seigneur? que lui dirons-nous, et que pouvons -nous lui représenter avec quelque ombre de justice pour notre défense? Dieu a trouvé l'iniquité de vos serviteurs. Nous sommes tous les esclaves de mon seigneur, nous et celui à qui on a trouvé la coupe.
17. Joseph répondit : Dieu me garde d'agir de la sorte. Que celui qui a pris ma coupe soit mon esclave ; et pour vous, allez en liberté retrouver votre père.
18. Juda, s'approchant alors plus près de Joseph, lui dit avec assurance : Mon seigneur, permettez , je vous prie, a votre serviteur, de vous adresser la parole, et ne vous irritez pas contre votre esclave ; car, après le Pharaon, c'est vous qui êtes
19. Mon seigneur. Vous avez demandé d'abord à vos serviteurs : Avez -vous encore votre père ou quelque autre frère?
20. Et nous vous avons répondu, mon seigneur : Nous avons un père qui est âgé . et un jeune frère qu'il a eu dans sa vieillesse, dont le frère qui était né de la même mère est mort : il ne reste plus que celui-là, et son père l'aime tendrement.
21. Vous dites alors à vos serviteurs : Amenez -le -moi pour que mes yeux le contemplent.
22. Mais nous vous répondîmes, mon seigneur : Cet enfant ne peut quitter son père ; car, s'il le quitte , il le fera mourir.
14. Primusque Judas cum fratribus ingressus est ad Joseph (necdum enim de loco abierat) ; omnesque ante eum pari ter in terram corruerunt.
15. Quibus ille ait : Cur sic agere voluistis? An ignpratis quod non sit similis mei in augurandi scientia?
16. Cui Judas : Quid respondebimus , inquit, domino meo? vel quid loquemur, aut juste poterimus obtendere? Deus invenit iniquitatem servorum tuorum ; en omnes servi sumus domini mei, et nos, et apud quem inventus est scyphus.
17. Respondit Joseph : Absit a me ut sic agam! Qui furatus est scyphum, ipse sit servus meus; vos autem abite libeiï ad patrem vestrum.
18. Accedens autem propius Judas , confidenter ait: Oro, domine mi, loquatur servus tuus verbum in auribus tins, et ne irascaris famulo tuo; tu es enim post Pharaonem,
19. Dominus meus. Interrogasti prius servos tuos : Habetis patrem , aut fratrem?
20. Et nos respondimus tibi domino meo : Est nobis pater senex , et puer parvulus, qui in senectute illius natus est; cujus uterinus frater mortuus est; et ipsum solum habet mater sua, pater vero tenere diligit eum.
21. Dixistique servis tuis : Adducite eum ad me, et ponàm oculos meos super illum.
22. Suggessimus domino meo : Non potest puer relinquere patrem suum ; si enim illum dimiserit, morietur.
6° Juda offre sa liberté pour celle de Benjamin. XLIV, 14-34.
14-15. Les reproches du vice-roi. — Primus... Judas. Il a désormais la part principale, s'étant fait caution pour son jeune frère, xun, 8-10.
— Omnes corruerunt, dans une douleur muette.
— In augurandi scievtia. A cotip sûr, Joseph n'avait rien de commun avec la magie. Cf. xli, 16. De même que son intendant au vers. 6, il adapte son langage au rôle qu'il voulait jouer, ou a l'opinion que les Égyptiens s'étaient faite de lui. Voy. S. Thom. Aq., Summa theol., 2a 2*, q. 195, a. 7.