‹ La Sainte BibleChapitre 657 sur 1331 · Locutusque est Dominus ad Moysen et Aaron, dicens · texte numérisé non relu

Locutusque est Dominus ad Moysen et Aaron, dicens

2. Dicite filiis Israël : Hsec snnt animalia quse comedere debetis de cui animantibus teriœ :

3. Omne quod habet divisam ungulam, et ruminât in pecoribus, comedi

4. Quidquid autem ruminât quidem, et habet ungulam, sed non dividit eam, sicut camelus et cetera, non comedetis illud, et inter immunda reputabitis.

5. Chœrogryllus qui ruminât, ungulainque non dividit, immundus est.

1. Le Soigneur parla ensuite à Moïse ci à Aaron , et il leur dit :

2. Déclarez ceci aux enfants d'Israël : Entre tous les animaux de la terre, voici quels sont ceux dont vous mangerez:

3. De toutes les bêtes à quatre pieds, vous pourrez manger celles dont la corne du pied est fendue et qui ruminent.

4. Quant à celles qui ruminent, mais dont la corne du pied n'est point fendue, comme le chameau et les autres, voua n'en mangerez point, et vous les considérerez comme impures.

5. Le lapin qui rumine, mais qui n'a point la corne fendue, est impur.

touchantes excuses du pontife : Mihi... accidit quod vid<s; il désignait ainsi la mort affreuse de ses deux fils aînés. — Moyses, recepit satisfaclionem. Autre trait délicat, qui mit lin à cet incident lugubre.

Section III. — Lois relatives a la pureté et

a l'impureté légale. XI, 1 — XVI, 34.

( I. — Les animaux pars et impurs. XI, 1-47. C'est là une partie très importante de la législation du Sinaï, puisque lus règles qu'elle contient avaient pour but de faire d'Israël, même dans sa nourriture, un peuple spécial, un peuple moralement pur et rempli de sainteté. Cf. vers. 43-47. Non que tout soit nouveau dans ces prescriptions. D'après Gen. vn, 2-3, et vin, 20, la classification des aniniKUX en purs et en impurs existait dès l'époque du déluge; et l'on trouve ça et là, chez les Égyptiens, les Perses, les Arabes, les Hindous, quelques lois analogues. Mais l'ensemble est vraiment caractéristique d'Israël. — Quant au principe qui a servi de base à ce régime alimentaire, 11 est à la fois matériel et spirituel. La chair des animaux dits impurs est généralement malsaine, surtout en Orient; les instincts mêmes de notre nature la proscrivent la plupart du temps, comme l'ont remarqué saint Cyrille, Contr. Jul., ix, et saint Jérôme, Adv. Jovln., U, 7. Celle des animaux purs forme au contraire le meilleur des aliments. Voyez Vigouroux, les Livres saints et la critique rationaliste, t. III, pp. 616 et ss. D'autre part, il y a plus que de l'hygiène en coût cela : l'union intime qui existe entre nos goûts extérieurs et notre conduite morale est un fait évident. Or plusieurs des animaux Interdits comme impurs ont des habitudes

ignobles, et Dieu visait plus haut que la santé d'Israël en les écartant de l'alimentation de la race choisie ; « par cette pureté extérieure et figurative, il voulait élever les Juifs à une pureté plus réelle et plus excellente, qui est celle du cœur. » Calmet, h. I. Les peuples païens d'alors et d'aujourd'hui, auxquels rien ne répugne en fait de nourriture, sont aussi les plus grossiers sous le rapport de la religion et de la morale.

1° Les quadrupèdes purs et Impurs, vers. 1-8.

Ciiap. XI. — 1. Courte Introduction. — Ad Moysen et Aaron. Cf. xin, 1, et xv, l,où le Seigneur s'adresse aussi conjointement aux deux frères : au premier, en tant que médiateur de l'Alliance; au second, en tant que grand prêtre. Les règles relatives au pur et à l'impur concernaient les rètres de très près. Cf. x, 10, et Num. ix, 5.

2. Rœc sunt.7. Titre de ce premier alinéa. — De cunctis animantibus. L'hébr. b'hèmah désigne ici les quadrupèdes ruminants.

3. Règle générale pour distinguer les quadrupèdes purs (.in pecoribus; l'hébr. a de nouveau b'hémah ). — Deux conditions sont requises : 1° divisam ungulam, un sabot divisé en deux parties bien nettes; 2° ruminât. Voy. dans l'Atl. d'kist. nat. de la Bible, pi. xci, fig. 7, l'estomac d'un ruminant. — Les animaux qui réunissent ces deux conditions sont assez rares : le bœuf, le mouton, la chèvre, le cerf, la gazelle, <jtc. Cf. Deut. xrv, 14 et ss.

4-8. Les quadrupèdes Impurs, ou application de la loi qui précède, au moyen de quelques exemples. — Et... ungulam, sed non dividit... Comme le cheval et l'âne. Le chameau, qui est cité nommément, a le pied fendu en haut; mais une membrane élastique réunit les deux parties par -des-

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Lkv. XI. 6-13.

6. Le lièvre aussi est impur, parce que, quoiqu'il rumine, il n'a poiut la corne fendue.

7. Le pourceau aussi est impur, parce que, quoiqu'il ait la corne fendue, il ne rumine point.

8. Vous ne mangerez point de la chair de ces bêtes, et vous ne toucherez point à leurs cadavres, parce que vous les tiendrez comme impurs.

i). Voici celles des bêtes qui naissent dans les eaux dont il vous est permis de manger : Vous mangerez de tout ce qui a des nageoires et des écailles, tant dans la mer que dans les rivières et dans les étangs.

1U. Mais tout ce qui se remue et qui vit dans les eaux sans avoir de nageoires ni d'écaillés vous sera en abomination et en exécration.

11. Vous ne mangerez point de la chair de ces animaux, et vous n'y toucherez point lorsqu'ils seront morts.

12. Tous ceux qui n'ont point de nageoires ni d'écaillés dans les eaux vous seront impure.

13. Entre les oiseaux, voici quels sont ceux dont vous ne mangerez point, et que vous aurez soin d'éviter : l'aigle, le griffon , le faucon,

(h Lepus quoque ; nain et ipse ruminât,

scd ungulam non dividit.

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