‹ La Sainte BibleChapitre 916 sur 1331 · M 'tant donc venu · texte numérisé non relu

M 'tant donc venu

peuple, lui rapporta les paroles «lu Seigneur; et ayant rassemblé • soixantedix hommes choisis parmi les anciens d'Israël, il les plaça près «lu tabernacle.

25. Alors le .Seigneur, 'tant descendu dans la nuée, parla à Moi S, prit de l'esprit qui ('tait en lui, et le donna a ces soixante -dix hommes, L'esprit s'étant donc reposé sur eux, ils commencèrent à prophétiser, et continuèrent toujours depuis.

26. Or deux de ces hommes, dont l'un se nommait Eldad, et l'autre Medad , étant demeures dans le camp, l'esprit se reposa sur eux ; car ils étaient aussi parmi les inscrits, mais ils n'étaient point sortis pour aller au tabernacle.

27. Et tandis qu'ils prophétisaient dans le camp, un jeune homme courut à Moïse, et lui dit : Eldad et Médad prophétisent dans le camp.

28. Aussitôt Josué, fils de Nun, qui excellait entre tous les serviteurs de Moïse, lui dit : Moïse, mon seigneur, empêchez-les.

29. Mais Moïse lui répondit : Pourquoi êtes -vous jaloux à mon sujet? Plût à Dieu que tout le peuple prophétisât, et que le Seigneur répandît son esprit sur eux!

30. Après cela Moïse revint au camp avec les anciens d'Israël.

31. En même temps un vent soulevé par le Seigneur, saisissant des cailles au delà de la mer, les amena, et les fit tomber dans le camp et autour du camp, en un

nares...). — Moïse se permet une objection familière (vers. 21 -22), que Dieu réfute (vers. 23) en faisant appel à sa toute-puissance.

5° Moïse choisit et Dieu bénit les soixante-dix anciens. XI, 24-30.

24-25. L'élection et la consécration. — Stare fecit circa tabern.acu.lum. Moïse présentait ainsi les élus ù Jéhovah. Le Seigneur daigne aussitôt ratifier le choix de son serviteur, à la manière qu'il avait indiquée plus haut (vers. 17 : auferens de spiritu..., et dans). — Prophetaverunt. Dans l'hébreu : i(nabb"u; expression qui ne désigne pas toujours la prophétie dans le sens strict, mais qui marque souvent dans la Bible une émotion surnaturelle , une extase accompagnée d'inspiration, et des louanges divines proférées bous le coup de cette inspiration. Cf. I Reg. x, 6 ; III Reg. xviii, 19, etc. — Non cessaverunt. Le texte original dit au contraire qu'a ils ne continuèrent plus ». Dieu avait ainsi montré qu'il •gréait les élus de Moïse ; cela suffisait.

26-29. Un épisode de l'élection. — Remanserant... in casùHs. On ignore pour quel motif Eldad et Medad n'avaient pas suivi leurs collègues auprès du tabernacle. — Statim Josue...: Prohibe eos. Cette conduite de Josué rappelle celle des apôtres, également jaloux de la gloire de N.-S. Jésus - Christ. Cf. Marc, ix, 38-39. Cea deux notables ayant été saisis de l'Esprit divin loin de Moïse et du tabernacle, le fils de Nun craignit que le prestige de son maître n'en fût amoindri ; car il était manifeste que les soixantehuit autres ne prophétisaient qu'à cause de lent association a Moïse. — Quid œmularis...? Quis tribuat...? Admirable réponse, digne de cette grande ame. Moïse ne pense qu'à l'extension de la gloire de Jéhovah, point à sa propre glorification.

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