Et locutus est Dominus ad eum
Fac serpentem seneum, et pone eum pro signo ; qui percussus aspexerit eum , vivet.
9. Fecit ergo Moyses serpentem seneum, et posuit eum pro signo : quem eum percussi aspicerent, sanabantur.
sable mouvant et sur le gravier de l'Arabah, la chaleur brûlante qu'on ressent dans cette gorge affreuse, fermée d'un côté par les rochers calcaires d'Et-Tih, de l'autre par le massif granitique des monts iduméens, excitèrent bientôt le mécontentement du peuple. — Cur eduxisti. ..f Leur perpétuel refrain dans leurs peines. — Deest panis, ... aques. Il était évidemment impossible, en ce désert, d'avoir des provisions fraîches pour deux millions d'hommes ; l'eau même est rare dans l'Arabah. — Anima... nauseat. Ils osent parler en ces termes dédaigneux (.cibo levissimo; hébr. : q'iôqel, commun, vil) de la manne celas te.
6-7». Punition et repentir. — Serpentes ignitos. L'éptthète s'rôflm exprime l'effet produit par la morsure des serpents. La presqu'île sinaï tique, et tout particulièrement dans l'Arabah, abonde en reptiles très venimeux, d'espèces multiples. De là sans doute l'emploi de l'article dans le texte hébreu : les serpents les brûlants. — Peccavimus..., ora. Jamais les Hébreux ne s'étalent humiliés si promptement, si complètement.
7b-9. Le remède. — Gravit Moyses. Il est toujours prêt à intercéder pour son peup'e bienaimé, quoique ingrat. — Serpentem œiieum. Dans l'hébreu : Fais-toi un sâraf, c.-à-d., comme le note en effet le vers. 9, la reproduction en bronze du terrible reptile. — Pone pro signo. L'hébreu nés désigne à proprement parler un étendard, une bannière. Le serpent d'airain fut donc placé au sommet d'une pique., à la façon des images analogues qui servaient de drapeaux aux Égyptiens. Voyez V Atlas archêol, pi. lxxxvi, fig. 12, 13 ; pi. Lxxxvxn, fig. 2. — Qui percussus aspexerit. D'un regard accompagné de repentir et de fol, selon le beau commentaire du livre de la Sagesse,
xvr, 5-7 : « Des bêtes furieuses ont attaqué vos enfants, et des serpents venimeux leur ont donné la mort ; mais votre colère ne dura pas toujours : ... vous leur donnâtes un signo de salut, pour les faire souvenir des commandements de votre loi. Car celui qui regardait ce serpent n'était point guéri par ce qu'il voyait, mais par vous, qui êtes le Sauveur de tous les hommes. » Mais il est un second commentaire autrement élevé, qui provient de Notre-Seigncur Jésus-Christ luimême, Joan. ni, 14-15, d'après lequel ce serpent d'airain était surtout le signe, le type du salut apporté a tous les hommes par le crachement de l'Homme : Dieu : « Sicut Moyses exaltavït serpentem in deserto, ita exaltarl oportet Filium hominis, ut omnis qui crédit in Ipsum non pereat, sed habeat vitam a?ternam. » Les Pères et les Docteurs ont souvent développé ce parallèle. « De même que le serpent d'airain, dit saint Ambroise (de Apolog. David., i, 3), détruisait la vertu du venin dans ceux qui étaient mordus, ainsi le Sauveur sur la croix détruit toute la vertu du démon, cet ancien serpent; et comme le serpent, ayant trompé la première femme, répandit le venin de la corruption et de la mort dans tous les hommes, ainsi Jésus -Christ, représenté par le serpent d'airain, rend la vie a tous ceux qui le re* gardent et qui mettent en lui toute leur confiance (Tertull., contr. Jud. c. 10; cf. contr. Marcion. m, 18). Le serpent d'airain était sans venin, comme Jésus-Christ était sans péché (Théodoret, QjMtst. xxxvni in Exod.). Le Sauveur avait pris la chair d'Adam sans en prendre la corruption, comme le serpent d'airain avait la figure d'un animal venimeux et cruel sans en avoir la malignité et la oruauté. » Calmet, Comment, lift. li. 1.
M .M. XXI, Iw 16
lu. Profectique filii i rael castraraotuti suni in < Iboth ;
11. unde tentoria in Jeabarim, in Bolitudine quœ respicil Moab i italeni pla