La Judée devint sa sanctification, et Israél son empire
3. La mer le vit, et s'enfuit, le Jourdain retourna en arriere.
4. Les montagnes bondirent comme des béliers, et les collines comme des agneaux de brebis.
sieurs enfants. 5. Qu'as-tu, ὃ mer, que tu aies fui? et toi, Jourdain, que tu sois retourné en arriere?
6. Montagnes, pourquoi avezvous bondi comme des béliers, et vous, collines, comme des agneaux de brebis?
7. La terre a été ébranlée à la face du Seigneur, àla face du Dieu de Jacob.
8. Qui convertit la pierre en étangs d'eaux, et le rocher en fontaines d'eaux. |
PSAUME CXIII (Hésr., CXIV).
Le Psalmiste représente les merveilles que le Seigneur opéra à la sortie d'Egypte, au passage de la mer Rouge et du Jourdain, fait ressortir la vanité des idoles, et rapporte la bénédiction du Seigneur sur Israël.
Alleluia.
1. Lorsque qu'Israél sortit de l'Egypte, et la maison de Jacob
Ps. CXIII. 1. Exode, xir, 3.
1-18. * Psaume historique. Il résume en quelques traits, avec des images fortes et hardies, les miracles opérés par le Seigneur pour délivrer son peuple de l'armée du Pharaon, qui le poursuivait à la sortie d'Egypte. Les Egyptiens y sont appelés un peuple barbare, dans le sens primitif du mot, ancien indien barbaras, analogue à balbus, celui qui bégaie, c'est-à-dire, ici, celui qui parle une langue étrangére, qu'on ne comprend pas. — La Harpe dit, au sujet de ce psaume : «Si ce n'est pas là de la poésie lyrique et du premier ordre, il n'y en eut jamais; et si je voulais donner un modèle de la manière dont l'ode doit procéder dans les grands sujets, je n'en choisirais pas un autre : il n'y en ἃ pas de plus accompli. Le début est un exposé simple, rapide et imposant. Le poéte raconte des merveilles inouies comme il raconterait des faits ordinaires : pas un accent de surprise ni d'admiration, comme n'y aurait pas manqué tout autre poéte. Le Psalmiste ne veut pas parler lui-méme de l'idée qu'il faut avoir des merveilles qu'il trace. Il veut que ce soit toute la nature qui rende témoignage au Maitre auquel elle obéit. Il l'interroge donc tout de suite, et de quel ton! Mer, pourquoi as-tu fui? Jourdain, etc. Je cherche quelque chose de comparable à cette brusque et frappante apostrophe, et je ne trouve rien qui en approche. Ilinterpelle la mer, le fleuve, les montagnes, les collines, et avec quelle sublime briéveté! Et dans l'instant vous entendez la mer, le fleuve, les montagnes, les collines qni répondent ensemble : Eh! ne voyez-vous pas que la terre s'est émue à la face du Seigneur? El comment ne serait-elle pas émue à la face de Celui qui change la pierre en fonlaine et la roche en source d'eau vive? Car ce sont là les liaisons supprimées dans cette poésie rapide. Le poète aurait pu aussi mettre en récit ce miracle, comme il a fait des autres ; mais il préfère de le mettre dans la bouche des êtres inanimés; est-ce là un art vulgaire? »
2. Sa sanclification; sa consécration; c'est-à-dire que Juda est devenu le peuple consacré au Seigneur, la nalion sainte, comme il est dit expressément dans l'Exode (xix, 6). — Son empire; le peuple de sa domination, dont il voulait bien étre le roi,
1. אסא PAS A NOUS, SEIGNEUR, NON PAS A NOUS, Mais à votre nom donnez gloire.
2. A cause de votre miséricorde et de votre vérité, de peur qu'un
jour les nations ne disent : Où est |
leur Dieu?
3. Mais notre Dieu est dans le ciel : toutes choses quelconques qu'il a voulues, il les a faites.
4. Les simulacres des nations sont de l'or et de l'argent; des ouvrages de mains d'hommes.
9. Ils ont une bouche, et ils ne parleront pas : ils ont des yeux, et ils ne verront pas.
6. Ils ont des oreilles, etils n'entendront pas; ils ont des narines, et ils ne sentiront pas.
7. 18 ont des mains, et ils ne toucheront pas; ils ont des pieds, et ils ne marcheront pas; et ils ne crieront pas avec leur gosier.
4, Infra, cxxxiv, 15. — 5. Sag., xv, 15.
LES PSAUMES
[PS. cxur.]
8. Quiils leur deviennent semblables ceux qui les font, et tous ceux qui se confient en elles.
9. La maison d'Israël a espéré dans le Seigneur ; il est leur aide et leur protecteur.
10. La maison d'Aaron a espéré dans le Seigneur; il est leur aide et leur protecteur.
11. Ceux qui craignent le Seigneur ont espéré dans le Seieneur; il est leur aide et leur protecteur.