‹ La Sainte bible polyglotteChapitre 3346 sur 5262 · Dans la &ongueur ; c'est-à-dire pour si longtemps · texte numérisé non relu

Dans la &ongueur ; c'est-à-dire pour si longtemps

21. Comme au commencement; comme ils étaient au commencement, au temps de notre ancienne prospérité.

22, Nous rejelant, vous nous avez repoussés: héhraisme, pour vous nous avez enliórement vejetés.

BARUCH

1. Dans notre Introduction historique et critique, etc., nous avons prouvé l'authenticité et la canonicité du livre de Baruch contre les Juifs et les protestants en général, mais particulièrement contre les critiques et les exégètes d'Allemagne; nous nous bornerons ici à quelques observations sur le texte original et les principales versions de ce livre, que plusieurs anciens Pères de l'Eglise ont cité sous le nom de Jérémie, soit parce qu'autrefois les écrits de ces deux prophétes ne formaient qu'un méme volume, soit parce que Baruch a inséré dans son livre, non seulement les oracles que Dieu lui a inspirés, mais encore ceux qu'il avait entendus de la bouche de Jérémie, son maitre, et qu'il n'avait pas mis par écrit de son vivant.

2. On ne saurait douter que le livre de Baruch n'ait été originairement écrit en hébreu; car, outre qu'il est plein d'hébraismes, on n'y découyre point cette enflure et cette affectation des Juifs hellénistes, qu'on remarque si facilement dans le livre de la Sagesse, par exemple, et dans le second des Machabées. Tout, au contraire, y est simple et parfaitement d'accord avec la construction de la langue hébraique. Mais le texte primitif a été perdu depuis longtemps; car dans la préface de la version de Jérémie, saint Jéróme dit : « Quant au petit livre de Baruch qui se trouve dans l'édition des Septante, nous n'en parlerons pas; les Juifs ne le lisent pas; ils ne le possédent méme plus. » Cependant il existait encore dans le second siécle, puisque Théodotion le traduisit en grec, comme nous l'avons prouvé dans notre Introduction historique et critique, etc., en répondant aux difficultés proposées par certains critiques allemands de ces derniers temps. À

3. La version la plus ancienne du livre de Baruch est la version grecque, qui tient lieu maintenant de l'original. Une preuve évidente de sa haute antiquité, c'est qu'elle se trouve dans la Bible des Septante. La traduction latine qui fait partie de notre Vulgate a été composée sur la version grecque ; elle n'est pas de saint Jévóme, elle remonte beaucoup plus haut que l'époque à laquelle vivait ce saint docteur. Comme l'Eglise latine a toujours reconnu la canonicité du livre de Baruch, cette traduction doit étre au moins du second siécle de l'ére chrétienne. Il y a eu d'autres versions du livre de Baruch, par exemple, la syriaque et l'arabe; mais ce n'est pas ici le lieu d'en parler. (J.-B. GLAIRE.)

4. * Baruch, fils de Nérias, était le fidéle disciple et le secrétaire de Jérémie, Jér., xxxii, 12; מאצאצ‎ ^, 10, 32. Il appartenait à une bonne famille de la tribu de Juda, Jér., 11, 59; son frère Saraias faisait partie de Ja cour de Sédécias. Ses ennemis l'accusèrent d'être partisan des Chaldéens, et d'influencer Jérémie en

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