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V. Poèmes acrostiches ou alphabétiques

Il existe en hébreu un poeme d'une forme particulière, dont il nous reste 8 parler pour achever de faire connaître l’art poétique d'Israël; c’est le poème alphabéticeuo,

dans lequel chaque vers ou chaque série paralléle de vers commence par une lettre de l'alphabet, reproduit selon l'ordre recu. C'est donc une sorte d'aerostiche. Ce genre de composition parait avoir été adopté, de préférence, pour aider la mémoire. à retenir les vers, quand la suite des idées n'était pas trés marquée.

Les Ps. cxi et זזאס‎ sont composés chacun de vingt-deux vers, commençant par les vingt-deux lettres de l'alphabet. Les membres parallèles sont doubles dans les huit premiers versels, formés par les seize premieres lettres. Le parallélisme a trois membres dans les deux derniers versets, et par conséquent six vers, commençant par les six dernières lettres. Dans le Ps. cxix (Vulgate. cxvir, il y a vingt-deux slances de seize vers chacune. Le premier membre parallèle de chaque stance commence parla méme lettre. Ce sont là les seuls exemples de Psaumes alphahétiques parfaitement réguliers. L'éloge de la femme forte dans les Proverbes, xxxr, 10-31, est aussi un poeme alphabétique tout à fait régulier, de méme que les deux premiers chapitres et le quatrième des Zamentulions. Dans 16 troisième chapitre, chaque lettre de l'alphabet est répétée trois fois et l'ordre est exactement suivi, excepté pour le phé, qui est placé avant l'ain, au lieu de le suivre. Les Psaumes Xxv, xxxiv, xxxvit, CXLV et surtout ix-x sont des poemes alphabétiques irréguliers.

Not^ 20, p. 1111. — EXPLICATION, PAR ORDRE ALPHABÉTIQUE, DES MOTS DIFFICILES DE LA VULGATE ET DES TEMPS HÉBREUX ET LATINS CONTENUS DANS LES TITRES DES PSAUMES.

*Alamóth (‘al), pro arcanis, xiv, 1. Cette expression très obscure 65% 6 par beaucoup de critiques comme signifiant une voix de soprano et indiquant que le Psaume est destiné à étre chanté par une voix de ce genre. — Les Péres ont entendu pro arcanis (et pro occullis, 1x, 1), tantôt des mystères, de la passion, de la mort et de la résurrection de Notre-Seigneur, tantôt de la manière dont il conduit son Église.

Arcana, pro arcanis, xwv, 1. Voir *Alamoth.

‘Ayyéleth asch-schakhar (αἰ), Vulgate, pro susceplione matutina, «la iche de l'aurore, = xxt, 4. Ce titre indique qu'il faut chanter 16 Psaume sur l'air, connu des Hébreux, du chant qui commencait par ces mots.

Caeticum. Voir Schir.

Carmen. Voir Veginôih. s

Commutare, Pro iis qui commulabuntur, xu, 1; חזוצצם‎ 1; Lxxix, 4, Voir Schoschannim.

Confessio, confiteri, louange; louer. — In coníessione, dans le titre du Ps. xcix, voir Thôdah. í

Corrumpas (ne), Lxxiv, 1. Voir TAaschkét! .

Deg'é. Voir Ma‘aloth.

Disperdas (ne). Voir Thaschkélh.

Doctrinam (in). Dans le titre du Ps. vix, pour l'enseignement, l'instruction.

Edoûth, témoignage, mémorial ou déclaration, mot, obscur; Vuigate, testimonium, Lxxix, 1 (et ,אוו‎ 1, où la Vulgate l'omet).

Extase, extasis, grec ἔχστασις, enlèvement hors de soi, xxx, 1. Ce mot n'a pas de correspondant dans le texte hébreu,

Fin, finem (in). La Vulgate a traduit par ces mots, d'apres le grec, l'hébreu lamnatséakh, qui se lit en 4616 de 55 psaumes, et signifie au chef de chœur, ou au maítre de musique. C'est une sorte de dédicace ou d'envoi, signifiant que le psaume doit étre remis à celui qui présidait le cheeur des Lévites pour le faire chanter. La traduction des Septante, εἰς τὸ τέλος, in finem, est expliquée par quelques commentateurs dans le sens d'une indication musicale équivalente au fortissimo de la musique moderne. ll est plus probable que l'auteur de la version appliquait par là le psaume à la fin des temps, c'est-à-dire au Messie.

Gittith (‘al), Vulgate : pro lorcularibus, vir, 15 Lxxx, 1; rxxxur, 1. Signification incertaine. Cithare de Geth, telle qu'elle était en usage à Geth, ou d’après un mode musical en usage dans cette ville philistine que David avait habilée. Les Seplante ei, par suite, la Vulgate ont traduit comme s’il y avait 60000072 au lieu de GillAith,

pour les pressoirs, dans la pensée sans doute que les psaumes où on lit ce mot avaient été composés pour les fêtes des vendanges, Jud., ix, 21; /s., xvi, 8, 10; Jér., xLvir, 33.

Gradus. Voir Ma‘aloth.

Héritage, Heereditas, pro ea que haereditatem consequitur. Voir Nekhilóth.

Hymne, Hymnus. Voir Schír,

Idithun (ipsi et pro); xxxviii, 45; ,זאד‎ 1. Ce titre indique que 16 Psaume est adressé à Idithun, l'un des trois chefs de chœur du temps de David, I Par., xvi, 4.

Immutare, ux, 1. Voir Commulare.

In finem. Voir Finem. -

Inscriptio (tituli). Voir Mikthäm.

Intellectus, intelligentia. Voir Maskil.

Lamnatséakh. Voir Menatséakh.

Laudatio, nom du Ps. cxuv. Voir Thehillâth.

Lehazkir. Voir Rememorationem.

Ma alóth, Vulgate (canticum) graduum. Nom donné à 15 Psaumes, cxix-exxxut, et expliqué de façons très diverses. Quelques-uns ont pensé qu'il désignait un rythme particulier, le rythme par gradation, consistant en ce que le sens avance par degrés et monte en quelque sorte de verset en verset, comme dans le Ps, cxx:

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