MESURES DE LONGUEUR ET DE SUPERFICIE
L Mesures de longueur dans l'Ancien Testament. — Les Hébreux, comme tous les autres peuples de l'antiquité, se servirent d'abord, pour mesurer les longueurs, de diverses parties du corps humain. — 19 On peut considérer comme unité de mesure la coudée, hébreu, ammáh, équivalant à la longueur de l'avant-bras ou à la distance du coude à l'extrémité du médius ou troisième doigt. L'évaluation n'en est pas certaine; on peut l'estimer approximativement à (0m525. — 29 La coudée se divisait en deux empans ou grands palmes, hébreu, zéreth (Septante : spithama), mot qui signifie paume de la main et marque la distance comprise entre le pouce et le petit doigt étendus(3). — 39 Le zéreth se subdivisait en trois, ééfakh ou tofakh, palmus, petit palme, mesure-de la largeur de la main ou de quatre doigts, comme le rend quel-
(1) La mine, d'après Ezéchiel, xtv, 12, aurait valu 70 sicles, mais la leçon que nous lisons dans la
waduction. grecque du passage de ce prophète, et qui porte 50 au lieu de 70, parait préférable, - (2) Voir Figures 2 et 4,
(3) Ex., xxvur, 16; xxxix, 19; I Sam. (I Rois), מוטא 4; Ez., χει, 13. La Vulgate a toujours traduit zéreth par palmus, ne distinguant pas explicitement cette mesure du téfakh, ou petit palme, mais elle a entendu par là le spithama ou grand palme, qui avait douze doigts, Vitruve, זז 1. Pour éviter la confusion, elle a rendu 16 petit palme, féfakh, par quatre doigts, Ex., xxv, 25; xxxvu, 12, et par tres unci2, qui équivalent à quatre doigts, 11] Rois, vir, 26; cependant, dans les autres passages, elle 8 employé le mot palmus, et Ἰὰ il faut attribuer à ce mot la valeur du petit palme,
Dee
quefois la Vulgate. Le {éfakh est employé métaphoriquement pour désigner quelque chose de trés court :
Tu m'as donné des jours de [quelques] palmes. Ps. xxxvrir, 6,
— 4» Le doigt ou pouce, hébreu, 'elsba', était le quart du féfakh ou palme et équivalait à l'épaisseur du doigt. Dans le texte hébreu, ce mot ne désigne une mesure qu'en-un seul passage, et encore y est-il question de quatre doigts, c'est-à-dire d'un téfakh. — 5e Dans le livre des Juges, pour déterminer la longueur de l'épée à double tranchant d'Aod, il est question d'une mesure appelée en hébreu, gómed, laquelle n'est mentionnée nulle autre part dans les Livres Saints. La Vulgate la traduit par paume. de la muin; les versions orientales, par aune. La dimension en est incertaine, Plusieurs savants croient qu'elle est la méme que celle de la coudée. — 69 Ezéchiel parle dans ses prophéties, pour mesurer les bâtiments, d'une mesure particulière de plus grande dimension que les précédentes, qánéh, calamus mensura, la canne (1). On croit généralement qu'elle était de six coudées ou 3 mètres 15. — 79 Le mot hébreu, {sémed, rendu. dans la Vulgate par jugerum, est employé deux fois (2) comme mesure agraire; il désigne l'étendue d'un champ qui peut étre labourée en un jour par une paire de bœufs.
1 Doigt Cue 418. e e. C 79 9. 0.9 75 Ὁ ὦ 9r ἃ. δῆ, e. ג5 ἢ Om 0218 1 Téfakh ou ἢ > ὁ 4 petit palme ] neam 4 . . . . . . . . . . . 0m 0875 12 M1 ו 24 6 2 100060 — =! :]ה יההסןו שה 320 144 36 12 6 | A. Canne = {enr ! 1824 50 .זו Mesures de longueur dans le Nouveau Testament. — Les mesures particulières
que nous trouvons employées dans les Evangiles sont : une mesure spéciale aux Hébreux, le chemin du sabbat, et deux mesures, l'une grecque et l'autre romaine, le stade et le mille. — 1» On appelait chemin du sabbat (3) la distance qu'il était légalement permis de parcourir sans violer la loi du repos prescrit ce jour-là par la loi mosaique. Elle était de deux mille pas d'après les rabbins, envion 1392 mètres. — 20 Le stade (4) valait 600 pieds grecs ou 625 pieds romains, égaux à 125 pas romains, en mètres, 185. Huit stades faisaient un mille. — 3° Le mille (5) était une mesure itinéraire d'origine romaine, ainsi nommée parce qu'elle correspondait à une distance de mille pas. Elle équivalait à un peu plus de 1480 mètres. — 4? Les Actes des Apótres mentionnent la brasse, mesure marine de 1m60 (6.