‹ La Sainte Écriture et la règle de foiChapitre 26 sur 106 · TOUTES LES VÉRITÉS RÉVÉLÉES · texte numérisé non relu

TOUTES LES VÉRITÉS RÉVÉLÉES

tradition, qu'il n'est étomiantque chaque Livre Saint ail attendu et reçu le sien dans les antres livres qui ont été écrits à diverses époiiues. Ainsi donc le raisonnement des protestants tombe complètement à faux, parce qu'il suppose toujours que Dieu a voulu nous donner la Bible comme l'unique règle de noire foi, comme le code complet des vérités qu'il avait apportées au genre humain.

Cette dernière supposition, que les protestants admettent sans preuve, est cependant en opposition évidente avec l'enseignement de l'Ecriture. Ecoutons encore sur ce sujet les remarques si pleines de science et de sagesse, tombées de la plume du R. P. Perrone ; elles nous feront connaître un autre côté faible du principe fondamental du protestantisme :

« C'est un passage fameux que celui où l'apôtre recommande aux fidèles de Thessalonique de tenir aux traditions qu'ils avaient reçues de lui, tant de vive voix que par écrit. On a observé avec justesse sur ce passage que non-seulement l'apôtre distingue Ja tradition orale de la tradition écrite, mais que de plus il attribue à l'une et à l'autre la môme autorité, la même valeur. C'est un texte connu que celui oii le même apôtre recommandait à Timothée de garder le dépôt qu'il lui avait confié ; et il est hors de doute que l'apôtre en parlant ainsi ne faisait pas allusion à la Bible, qui n'était pas même achevée à cette époque, mais seulement à la doctrine qu'il lui avait enseignée, en l'avertissant, immédiatement après les paroles

que nous venons de citer, que quelques-uns s'étaient éloignés de lui, et entre autres Phigelle et Hermogènes ; et immédiatement avant, il lui avait recommandé de prendre pour modèles les saines instructions qu'il avait reçues de lui par la foi. Ce sont des passages connus que ceux des épîlres de saint Jean où cet apôtre déclarait ne vouloir pas confier au papier quelques-unes de ses instructions, qu'il se réservait de donner de vive voix.

« Qu'on ne dise pas qu'au moins se trouvent dans la Bible les vérités nécessaires ; car ce serait encore là une allégation que les protestants ne sauraient justifier avec leur règle bornée à la seule Bible, puisque la Bible n'en parle pas. Et puis, ce ne serait après tout qu'une misérable équivoque, puisque, si l'on entendait par ces vérités nécessaires à connaître et à croire celles-là seulement qui sont indispensables au .salut, et qu'on ne saurait ignorer sans se rendre coupable, on pourrait alors faire disparaître de la symbolique prolestante bien des vérités qui effectivement peuvent être ignorées sans préjudice du salut, et que pour cette raison on n'est pas obligé de croire explicitement. Que si par ces vérités nécessaires à savoir et à croire on entend toutes celles qu'il a plu à Dieu de nous révéler et de nous proposer à croire lorsqu'elles viennent à notre connaissance, il n'y a pas un seul article dans toute la révélation qu'il ne soit nécessaire de croire dans ce dernier sens.

« Si donc les vérités révélées ne sont pas toutes

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