‹ La Sainte Écriture et la règle de foiChapitre 3 sur 106 · INTRODUCTION. IX · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. IX

Mon but n'est pas d'allumer des antipathies religieuses, de créer de l'agitation, de semer la discorde dans notre pays jusqu'à présent si heureux ; à Dieu ne plaise que je contribue jamais à une pareille œuvre ! J'ai voulu uniquement montrer les bases fragiles du protestantisme, répondre indirectement à un bon nombre d'objections captieuses et présentées de ce ton tranchant qui les fait regarder quelquefois comme insolubles ; j'ai voulu en même temps affermir la foi des faibles, les prémunir contre les séductions de l'erreur, et faire briller aux regards de ceux qui ne sont pas encore dans nos rangs la douce lumière de la vérité catholique. Que de pauvres âmes, au sein du protestantisme, sont en proie aux angoisses du doute ! Elles sont plus nombreuses qu'on ne le pense généralement ; elles sentent le besoin d'un terrain solide pour asseoir l'édifice de leurs croyances, et elles ne le trouvent pas. Il leur reste pourtant une ressource, un moyen infaillible de trouver le calme après lequel elles soupirent : c'est de revenir à l'Eglise catholique, c'est de se tenir fortement attaché au roc inébranlable que Jésus-Christ lui a donné pour fondement.

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