ET NON FONDAMENTAUX
terprétation des callioliques, qui, même humainement parlant, comptent dans leurs rangs des érudits aussi célèbres que les protestants ? Que personne ne vienne donc nous vanter la clarté lumineuse des Livres Saints, puisqu'il est impossible de les interpréter uniformément ailleurs que^dans l'Eglise infaillible de Jésus-Christ ! En dehors de cette arche de salut, il ne peut y avoir qu'obscurités, qu'incertitudes désespérantes qui conduisent inévitablement à la ruine des croyances religieuses ou au rationalisme pur.
IL Les faibles lumières de la raison humaine sont encore une preuve que la règle de foi protestante, basée sur l'interprétation privée des Ecritures, est toul-à-fait insuffisante.
Il est curieux de constater une nouvelle contradiction dans les écrits de Luther. Suivant lui, la raison individuelle peut et doit s'enquérir du sens des oracles sacrés; il lui est possible de le comprendre. En présence d'une telle affirmation, d'un pareil principe fondamental, on s'attendrait qu'ilva exaller les forces de la raison humaine, qu'il va lui attribuer une puissance et une pénétration qui la mettront à l'abri de toute erreur grave. Point du tout ; les entraves delà logique ne l'embarrassent jamais. Pour lui, la raison humaine, le libre arbitre, tout, dans l'homme, a été non seulement amoindri, mais absolument détruit par la faute originelle. Mais alors comment cette raison humaine, réduite à la plus complète impuis-