‹ La Sainte Écriture et la règle de foiChapitre 86 sur 106 · LA VRAIE ÉGLISE DU CHRIST · texte numérisé non relu

LA VRAIE ÉGLISE DU CHRIST

particulière, il est historiquement et il sera éternellement vrai qu'elle est spécialement bâtie sur la pierre sur laquelle s'élèvera l'Eglise contre laquelle les portes de l'enfer ne prévaudront jamais : et aucune interprétation du texte qui nous occupe, ne saurait détruire

un fait historique proclamé par tout l'univers

chrétien » Ci).

Je résume donc en disant : Jésus-Christ fonde une Eglise qui doit durer jusqu'à la fin des siècles et il l'établit sur Pierre qui en sera toujours la la base soit par lui-même, soit par ses successeurs. Or les successeurs de Pierre sont et ne peuvent être que les évoques de Rome, comme l'atteste l'histoire entière de l'Eglise. Donc le protestantisme qui n'admet pas l'autorité desévêques de Rome ou des Souverains Pontifes ne s'appuie pas sur le fondement que le Sauveur a donné à son Eglise et par conséquent est en dehors de la véritable Eglise du Christ.

J'ai déjà dit que Jésus-Christ avait constitué dans son Eglise une autorité infaillible, vivante et personnelle, à laquelle tout chrétien doit se soumettre comme à Jésus-Christ lui-môme. Or le protestantisme, — celui qui admet une autorité vivante, — ne possède pas cette infaillibilité ; non-seulement il ne la possède pas, mais il a le soin de se proclamer faillible, sujet à l'erreur, et par conséquent capable d'entraîner dans l'erreur ceux qui auraient la bonhomie d'adopter

(.1) La papauté axuc priaet avec le protestantisme, p. 265, etc.

246 LE PROTESTANTISME n'eST PAS

aveuglémenl ses décisions —Donc le protestantisme ne peut pas être la véritable Eglise de Jésus-Christ.

Au lieu de l'autorité infaillible constituée par le Sauveur, on a substitué les souverains et souveraines, comme si Jésus avait mis les Césars à la tête de son Eglise, comme si l'histoire de tous les siècles chrétiens ne donnait pas un solennel démenti à cette innovation sacrilège, comme si ces papes et papesses de fabrique moderne avaient reçu mission de gouverner l'Eglise et de lui servir de base. Certes, ce n'est pas d'une telle autorité que Notre-Seigneur a dit et voudrait dire : «Celui qui vous écoute m'écoute et celui qui vous méprise me méprise. — Si quelqu'un n'écoute pas l'Eglise, qu'il soit regardé comme un païen et un publicain ». Les propositions contradictoires de celles-ci seraient plutôt vraies, surtout lorsqu'on voit cette Réforme proclamer que le baptême .n'est pas absolument nécesssire au salut, que la foi scM/e justifie sans les œuvres, etc., etc.

Il en est qui se vantent d'avoir leur autorité infaillible dans la parole de Dieu consignée dans la Bible. — Mais, comme je l'ai déjà démontré, Jésus-Christ ne nous a pas donné un livre pour que chacun aille y puiser ses croyances, mais il nous a donné un corps enseignant, une autorité vivante, personnelle, qu'il a chargée de conserver intacte sa céleste doctrine. Je ne nie pas que la parole de Dieu écrite soit nécessairement vraie, mais ce que je nie, c'est quMl ait laissé à chacun le soin de l'interpréter

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