‹ La Sainte Écriture et la règle de foiChapitre 89 sur 106 · LE PROTESTANTISME SE SÉPARE DE ROME · texte numérisé non relu

LE PROTESTANTISME SE SÉPARE DE ROME

Certains protestants ont parfois prétendu que l'Eglise de Rome est seule responsable de la séparation, puisqu'elle en a été la cause, en excommuniant les Eglises réformées. — Mais il est facile de comprendre que la sentence d'excommunication portée par Rome n'a pas précédé la séparation ou le schisme, et par conséquent n'en a pas été la cause, mais qu'elle est venue après le schisme et n'était qu'une juste punition infligée à des sujets rebelles. — En second lieu, il ne faut pas oublier que ce sont les Réformateurs qui se sont séparés de l'Eglise par leurs innovations, et non pas l'Eglise qui s'est éloignée d'eux. En effet, les catholiques n'ont pas fait un pas ; ils ont maintenu la doctrine telle qu'elle était à cette époque et aux âges précédents ; leur foi est absolument celle du moyenâge et celle des premiers Pères de l'Eglise. «Yous ne pouvez donc pas dire, ajouterai-je avec un écrivain protestant (réponse donnée au Dr. Sharpe, archevêque d'York), vous ne pouvez pas soutenir que les catholiques aient fait schisme avec vous, à moins que vous ne vouliez prétendre que, lorsqu'un vaisseau s'éloigne du rivage où il était à l'ancre, c'est le rivage qui s'éloigne du vaisseau, et non pas le vaisseau qui se sépare du rivage».

On a dit avec raison que la fausse Réforme «proteste, mais ne réu ait personne»; qu'on ne voit dans son sein que « des individualités qui se poursuivent pour s'agglomérer, comme les atomes d'Epicure, sans pouvoir y réussir, des aggrégations de scepticisme

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