L'UNITÉ À MONTRÉAL
des Pontifes Romains et regardés comme héréliques formels ;. il est clair que dans ce cas ils ne détruisent pas plus l’unité de l'Eglise que ne le font les Luthériens ou les Calvinistes, puisqu'ils en sont complètement séparés. Quant aux individus, ils n'ont pas d'ordinaire été excommuniés nommément, et par conséquent ils continuent de faire matériellement partie du corps de l'Eglise. Mais cela ne les empêche pas d'être grandement coupables devant Dieu et de se nuire à eux-mêmes ; cependant ils ne nuisent pas non plus à l'unité de l’Eglise qui ne cesse de répudier leurs erreurs (@). Les Jésuites ont combattu avec l'Eglise contre l'erreur Janséniste, absolument comme les Dominicains contre les Albigeois, etsaint Athanase contre les Ariens; leur lutte était honorable, puisqu’elle se faisait avec des hommes qui altéraient la doctrine de l'Eglise et qui ne voulaient plus se soumettre à l'autorité compétente.
Jl est suprêmement ridicule de voir le différend. ani s'est produit entre l'évêque de Montréal et les Messieurs de Saint-Sulpice concernant une division de paroisse et un cimetière, de voir, dis-je, ce différend élevé à la hauteur d’une objection contre l’unité de l'Eglise. Je m'étonne que quelqu’un ne s’avise pas de soutenir que l'unité du royaume britannique ne peut pas exister depuis que M. Mousseau a inténté un procès au Witness de Montréal ! :
(1) Perrone, La règle de foi, ete., t. IT, p. 242,
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