‹ La Sainte Ecriture et la règle de foi [microforme]Chapitre 15 sur 142 · FIXER LE CANON DES ÉCRITURES · texte numérisé non relu

FIXER LE CANON DES ÉCRITURES

aux protestants de constater si leur canon de l'Ancien Testament est complet ou incomplet (), On me dira peut-être que les livres protocano-

niques sont cités dans le Nouveau Testament pour

confirmer et prouver des dogmes, et que, par conséquent, Jésus-Christ et les Apôtres les regardaient comme divins et inspirés.

À cela je réponds qu'il est faux qu'il y ait des citations de tous les livres, même protocanoniques de l'Ancien Testament; car on n’y trouve aucun vestige du livre des Juges, de l'Ecclésiastique, du Cantique des Cantiques, d’'Esther, du premier et du second livre d'Esdras. D'ailleurs, en supposant même qu'ils fussent tous cités dans le Nouveau Testament, cela ne démontrerait pas encore que ce sont les seuls inspirés, attendu qu’on ne peut produire aucun témoignage en faveur de cette assertion. En outre, on rencontre même des citations d'auteurs profanes, tels que Epiménide et Aratus, ei d'ouvrages qui ne iont certainement pas partie du canon des Ecritures et qui ne nous sont pas même parvenus, tels que le livre .ies querres du Seigneur @), etc.

Mais venons-enaux livres du Nouveau Testament @),

(1) Voir le discours du Rév. M. Doudiet, prononcé à l’assemblée de la Société Biblique, tenue à Québee, le 14 février, 1872, et reproduit dans le Morning Chronicle du lendemain.

(2) Cf. Perrons, Règle de foi, t. 1, p. 145.

(3) Bon nombre de communions protestantes admettent mainteaant dans lurs Bibles tous les livres du Nouveau Testament que nous admettons nous-mêmes. Cependant sur ce sujet, comme sur

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dont on ne pourra encore constater l'inspiration que par la tradition seule, ou en même temps par les écrits apostoliques. Il n’y a que saint Pierre (), qui fasse mention des épîtres de saint Paul, comme appartenant aux Ecritures. Il dit qu’elles «renferment des choses difficiles à comprendre que des hommes ignorants et inconstants corrompent, comme les autres Ecritures, pour leur prnpre perdition. »

Il ne sera pas inutile de faire, à ce sujet, quelques courtes remarques : la première, c'est que saint Paul n’avait pas encore écrit la seconde épître à Timothée, lorsque saint Pierre écrivait celle dont nous parlons : preuve bien évidente que le Prince des Apôtres ne pouvait pas encore ranger au nombre des livies inspirés cette épître à Timothée, puisqu'elle n'existait pas.

La seconde, c’est que ni l'Evangile ni l’Apocalypse de saint Jean n'étaient encore composés, et qu'aucun des autres Evangiles n’est mentionné dans ce texte de saint Pierre; cependant les protestants admettent ces livres dans leur Bible. Sur quoi s'appuient-ils ?

beaucoup d’autres, il y a eu des variations presque infinies. Les

parties qu’on a le plus généralement considérées comme deutérocanoniques sont l’épître de saint Paul aux Hébreux, celle de saint Jacques, la seconde de saint Pierre, la seconde et la troisième de saint Jean, celle de saint Jude et l’Apocalypse de saint Jean. On

enveloppait dans cette capricieuse réprobation quelques fragments

des Evangiles, tels que Mr. XVI, 9-20: Luc. XXII, 43,44; Jean

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