‹ La Sainte Ecriture et la règle de foi [microforme]Chapitre 23 sur 142 · RÉPARER HER · texte numérisé non relu

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autorisée d'un éminent théologien, d’un homme qui a vieilli dans les études sérieuses, du R. P. Perrone, l'une des gloires du Collége Romain et de la Com- . pagnie de Jésus @), « Notre point de départ, dit-il, c'est l'établissement de l'Eglise d’abord promis par Notre divin Sauveur, puis inauguré solennellement par la descente visible de l'Esprit-Saint sur les Apôtres réunis dans le cénacle. A peine l'Eglise est-elle établie de cette manière, qu’elle ouvre sa carrière par la prédicalion, par l'administration des ,sacrements, par l'exercice du culte, pour ne l’achever qu’à la fin des siècles. Comme un courant électrique qui se communique à tout un cercle de personnes assemblées, elle s'étend avec la rapidité de la foudre parmi les peuples voisins et jusqu'aux nations les plus lointaines. On la voit dès ses commencements se partager en deux classes, l’une chargée d'enseigner, l’autre astreinte à recevoir l’enseignement de la première. Or, en tant qu’enseignante, cette Eglise a dû obtenir avant tout de ceux qu’elle voulait attirer à elle du judaïsme ou de la gentilité, pour les recevoir dans son sein, la foi à sa mission divine, c'est-à-dire à la mission que Dieu lui avait confiée de convertir le monde : ce qu’elle fit par les miracles, par les prophéties el par toute autre sorte de faits surnaturels, appelés motifs de crédibilité. Sans les preuves manifestes de cette mission divine, on n’aurait pas pu

(1) Perrone, La règle de foi, t. II, p. 85-89.

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