LA BIBLE AVANT
mettaient dans leur canon qu’une partie des Livres Saints, parce qu’ils doutaient quelque peu de l’inspiration des autres. Ce n’est qu’à la fin du quatrième siècle que la question fut clairement résolue, lorsque le concile d'Hippone (393) et le troisième concile de Carthage (397) admirent dans leur canon tous les livres que le concile de Trente y a inclus et que nous avons encore. Le Pape Innocent I, saint Augustin, saint Gélase I et autres énumérèrent aussi les mêmes écrits que les conciles d'Hippone et de Carthage. Pense-t-on véritablement que pendant cette période des grandes persécutions, où tant de fidèles souffrirent le martyre pour la foi, pense-t-on qu'il n’y avait pas de bons et fervents chrétiens ? Et s’il y en avait, létaient-ils devenus par le moyen de la Bible, que possédi: ‘à peine les Eglises particulières ? Non, assurément ; et comme le fait si bien observer l'illustre évêque de Châlons, Monseigneur Meignan, «il y: avait longtemps que les disciples de Jésus-Christ récitaient le Pater, lorsque ce divin formulaire fut écrit; il y avait longtemps que les Apôtres baptisaient au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit, quand ces paroles sacramentelles furent déposées dans un livre ; ik y avait longtemps que les hommes apostoliques prêchaient, gouvernaient au nom du Christ, et que l'Eglise en un mot était constituée, lorsque nos Evangiles furent rédigés et publiés. » (p. 126).
Je pourrais ajouter : il-y avait longtemps que l'Eglise remplissait le monde entier de sa gloire el
De. Lu