ET LA VULGATE
qu'’eile renferme en soi beaucoup d’érudition » 1, Voyez Michaelis qui affirme que «cette version est Ja plus parfaite de toutes, » et il en appelle à ses auditeurs protestants et catholiques pour rendre témoignage de l’autorité qu'il lui a‘ toujours accordée (2), Au jugement de Gérard, les meilleurs et les plus anciens manuscrits donnent souvent raison à la Vulgate ; elle est en général bien faite, fidèle, et rend souvent le sens de l’Ecriture mieux que la plupart des versions modernes G). Albert Schultens dit également «qu'il n’hésite pas à donner en général la palme à la Vulgate sur les autres versions, même sur les modernes auxquelles elle est souvent supérieure » (#). Ecoutons encore ce qu'écrit à ce sujet le Docteur George Campbell : «Il faut bien considérer, dit-il, que même le dernière partie de cette traduction (la Vulgate) a été faite il y a environ quatorze siècles... Il y a, dans cette circonstance des temps, deux choses qui devraient recommander l'ouvrage en question à l'examen sérieux de Ja critique. La première, c'est que cette version ayant été faite sur des manuscrits plus anciens que la plupart, ou même que la totalité de ceux qui nous restent, elle sert jusqu’à un certain point à remplacer ces manus-
:(1) .Praef. Annot. in V. Test. Amst., 1879, t. 1. (2) Supplem. ad lex. hebraic., p. III, p. 992, et Biblioth. Orient., t. XXI, n. 811.
(3) Jnstitutes of biblical criticiem, $ IV, nn. 269-270. (4) Praef. in Job.
crits et nous procure un moyen probable de découvrir quelles étaient les leçons que Jérôme trouva dans les copies qu'il collationna ave. tant de soin. La seconde, c’est qu'ayant été terminée longtemps avant l’origine des controverses qui sont la base de la plupart des sectes maintenant existantes, elle est, soyons-en convaincus, exempte de toutes lesinfluences des partis » @). Je pourrais citer encore les témoignages de Horne, de Mill}, de L. Cappel et d’une foule d’autres qui ne peuvent s'empêcher de reconnaitre le mérite de la Vulgate. En face de ces attestations certainement peu suspectes de la science protestante, que deviennent les attaques insolentes de ces petits-maîtres de la critique moderne, qui s’érigent en censeurs sévères, qui voudraient substituer leur infaillibilité personnelle à celle de l'Eglise de tous les siècles, qui se croient bien supérieurs à saint Jérôme, et qui affectent un dédain profond pour la Vulgate ? Si vous éludiez un peu les fondements de ces prétentions à la science biblique, vous découvrirez le plus souvent que tout se réduit à une ou deux années d’études de l'hébreu et du chaldéen dans une académie. quelconque ; ce que je dis est appuyé sur des faits. Avec ce petit bagage de connaissances, on .se croit en état de démolir d’un seul coup ce que les siècles ont édifié et respecté. La vraie science ne connaît
pas cette audace et sait mieux rendre justice à la vérité. ;
(1) Dissert. X, p. 394.
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