‹ La Sainte Ecriture et la règle de foi [microforme]Chapitre 78 sur 142 · ET LA VULGATE · texte numérisé non relu

ET LA VULGATE

"Qu'il soit donc bien constaté encore une fois 4° les catholiques reconnaissent dans la Sainte Ecri la véritable parole de Dieu aux hommes et qu’ils fessent pour elle Je plus profond respect : 2° qu'ils contribuent à la propager, à la faire connaître par les prédications bien plus que le protestantisme par le moyen de ses sociétés bibliques ; 3° que la Bible est laissée aux soins de l'Eglise enseignante, qui doit la conserver intacte et lui donner l'interprétation authentique, mais qu'elle n’est pas abandonnée aux caprices du premier venu, qui pourrait en retrancher à sa guise tantôt un versef, tantôt un livre entier ; 4° que la Vulgate est encore la plus fidèle des versions latines de la Bible et ne renferme rien qui puisse affecter substantiellement la doctrine céleste

que Dieu est venu apporter aux hommes.

que ture pr'o-

D : ARTICLE DEUXIÈME

De la tradition: sa nature.—Tradition oleclive.—Les protestants doivent nécessairement admettre la tradition, sous peine d'enlever toute base à leur règle de foi, et à plusieurs de leurs croyances.—L’Ecriture et les Pères de l'Eglise admettent la tradition objeclive comme partie de la révéla-

à tion.—Saint Vincent de Lérins.—Témoignages de plusieurs

Es écrivains protestants favorables à la tradition.—Jésus-Christ

A ne rejette que les traditions vaines et fausses.—La vérité revélée est écrite partout en caractères ineffaçables.—Monuments chrétiens.—Tradition active.—Transformations que le protestantisme a fait subir aux églises catholiques dont

il s’est emparé.—La liturgie anglicane n’a conservé que les

accessoires du culte.

". En réfutant la règle de foi protestante, j'ai démon- , LES tré que, si l’on rejette la tradition catholique, la Bible 1 même nous échappe des mains, le christianisme n’est io plus qu’une ombre vaine, une thécrie sans fondement; car la religion chrétienne n’est, à proprement parler, qu'une tradition et repose tout entière sur la tradition, de sorte que supprimer celle-ci, c'est anéantir celle-là.

fl n'y a rien qui cause tant de frayeur au protestantisme que la tradition; ce mot réveille une foule de préjugés ; on se figure de suite un enseignement jt humain ajouté à la parole de Dieu, un mélange confus h de superstitions agglomérées sur le parcours des siècles, un recueil de formules transmises jusqu'à

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