DANS LES MONUMENTS CHRÉTILNS
avez sans doute contemplé cette gigantesque coupole qui porte jusqu'aux cieux et en lettres colossales le dogme de l’autorité infaillible des Vicaires de Jésus- Christ : « Tu es Petrus et super hanc petram ædificabo Ecclesiam meam, et portæ inferi non prœvalebunt adversus eamy». Voilà comment les vérités révélées, écrites ou non écrites dans les Livres Saints, sont non-seulement imprimées dans les âmes, mais sont gravées dans la littérature chrétienne, dans la sculpture, dans la peinture, dans les monuments, dans les objets d'art qu’a produits le christianisme. Voilà comment nous pouvons en appeler avec confiance à l'antiquité chrétienne pour montrer aux communions dissidentes que nos dogmes ne sont pas des inventions du moyen-âge ou d’une époque relativement moderne, mais sont les vénérables enseignements de l'âge apostolique.
Je conçois que le protestantisme ne veuille pas entendre prononcer le mot de tradition ; jamais il ne pourrait remonter au-delà de Luther ; c'est avec le moine apostat de Wittemberg et non avec Jésus-Christ que commence sa généalogie. D'ailleurs la tradition ne se concilie pas aisément avec d’incessantes innovations ; et qu'a été le protestantisme depuis son origine, sinon un schisme avec les siècles antérieurs, une métamorphose perpétuelle, ur? fluctuation non interrompue entre les doctrines les plus opposées ? s'adunire le sens profond de cette réponse que fit un grenadier français à son camarade protestant qui
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