PREMIÈRE DISPOSITION : LA PURETÉ CORPORELLE
Celui qui a l'honneur insigne de s'approcher de la sainte table, et de donner l'hospitalité au Fils de Dieu, non seulement dans sa demeure mais dans lui-môme, doit faire tout ce qu'il peut pour n'être pas trop indigne, même extérieurement, d'une telle grâce.
Notre-Seigneur Jésus-Ciirist s'en est remis à son Église et à nous, pour ce qui convient en pareille circonstance. Aucune obligation précise ne nous est imposée, concernant soit les vêlements dont il faut se couvrir, soit les soins de propreté qu'il faut prendre; il n'y a pas de précepte positif, ni de droit divin, ni de droit ecclésiastique, mais seulement le grand principe qui nous oblige à traiter les choses de Dieu avec convenance et respect. La
réception de la Sainte Eucharistie est une action sacrée et religieuse, la vertu de religion exige donc qu'elle soit faite d'une manière décente, et que l'on évite avec soin tout ce qui en serait indigne.
Si l'on est atteint d'une infirmité, de quelque mal repoussant, que l'on puisse dérober aux regards du public, ce n'est pas un obstacle à la communion, même fréquente ; mais si l'infirmité était de telle nature qu'elle incommodât les autres, ou excitât leur répulsion, il faudrait éviter de faire la sainte communion en public. De même, un prêtre atteint de la lèpre, ou de quelque maladie semblable, ne devrait pas célébrer la sainte messe en présence du peuple, et si le mal était incurable, il devrait renoncer aux fonctions du ministère.
Mais ce n'est pas assez que notre extérieur n'ait rien de repoussant pour les autres. La présence de Notre-Seigneur Jésus- Christ, que nous recevons dans la sainte communion, demande quelque chose de plus. Pourquoi n'aurait-on pas pour lui les égards que l'on croit devoir aux personnes que l'on respecte, lorsqu'on leur fait visite? On rougirait de se présenter devant elles avec une tenue négligée, des vêtements et des mains souillées, des chaussures couvertes de boue ou de poussière : n'y aurait-il pas lieu d'être mille fois plus confus encore si l'on paraissait dans cet état peu décent, lorsqu'on est appelé par le Fils de Dieu lui-même, à prendre part au festin sacré qu'il nous a préparé?
Si l'on disait qu'il en coûte beaucoup de peine ou de dépense pour atteindre à la tenue convenable que le Seigneur est en droit d'exiger de nous, peut-être la négligence deviendrait-elle excusable. Mais il n'en est pas ainsi. La propreté est à la portée de tous, si le luxe ne l'est pas. Notre divin Sauveur a été pauvre ; il aime les pauvres, et l'étoffe grossière de leurs vêtements est agréable à ses yeux, mais les souillures extérieures qu'il serait aisé de faire disparaître lui répugnent : elles seraient d'ailleurs, en pareil cas, l'indice d'un triste état de l'àme.
Si c'est une indécence de se présenter à la sainte table dans un état de malpropreté, la vanité et l'immodestie dans riiabillcment en est une autre bien plus grave, parce que, non seulement elle est contraire aux sentiments de recueillement et d'humilité qui doivent remplir le cœur du communiant, mais elle peut être un sujet de scandale et de péché pour le prochain. Voici commmenl S. Jean
Chrysostome, expliquant la parabole du festin des noces, exhortait son peuple à la modestie dans la communion :
« Écoutez ceci, vous tous qui, invités à nos saints mystères et au festin des noces de l'Agneau, y venez avec des âmes impures et corrompues. Souvenez-vous du lieu où l'on vous a trouvés, quand vous avez été appelés à ces noces. L'Évangile vous rappelle, par les termes « de carrefours et de places publiques, » ce que vous étiez lorsqu'on vous a conviés, c'est-à-dire « pauvres, aveugles et boiteux » au dedans de l'àme ; sorte de plaies bien plus dangereuses que la cécité et les autres maux du corps. Ayez du respect pour celui qui vous appelle si charitablement à ses noces. Cessez de porter ces vêtements honteux et horribles à voir. Que chacun travaille à parer son àme d'une robe blanche et sans tache. Écoutez ceci, hommes et femmes : Nous ne demandons point de vous que vous apportiez ici des draps d'or et une magnificence qui n'est qu'au dehors. Nous vous demandons des habillements intérieurs et spirituels. Tant que vous serez attachés à cet ornement de votre vanité, il sera bien difficile que vous ayez ceux que je vous demande. On ne peut parer en même temps l'àme et le corps. On ne peut en même temps être esclave de l'argent et obéir à Jésus-Christ comme il le désire. Renonçons donc pour jamais à cette passion si cruelle de l'avarice.
a Si quelqu'un voulait orner votre maison de tapisseries rehaussées d'or et d'argent, et qu'il vous laissât cependant tout nu, ou couvert d'habits sales et déciiirés, souffririez-vous cette injure ? Cependant c'est vous-mêmes qui vous faites cet outrage. Vous ornez magnifiquement votre corps, qui est comme la maison de votre àme, pendant que la maîtresse qui y doit habiter est toute déchirée et toute nue. Ignorez-vous qu'on doit plus parer le roi que la ville dont il est le souverain, et qu'on se contente de donner à la ville un ornement médiocre, lorsque le roi est couvert d'or et de pourpre? Traitez votre àme avec la même justice. Donnez à votre corps un habit modeste, mais revêtez votre àme de pourpre. Donnez-lui une couronne d'or, et faites-la asseoir sur le trône. Mais vous faites le contraire, vous ornez toutes les rues et tout le dehors de la ville, et vous souffrez que l'àme qui en est reine, soit honteusement traînée captive par une infinité de passions. Ne vous souviendrcz-vous jamais que vous êtes invités aux noces, aux noces de Dieu même? Ne pensez- vous point combien doivent être précieux
les vêtements avec lesquels votre âme doit entrer dans cette chambre nuptiale ; et qu'elle doit être, comme dit le Prophète, « vêtue d'une robe en broderie d'or, semée à l'aiguille de diverses fleurs ? » {Ps. xLiv.)
« On doit donc, dit le Grand Catéchisme de la persévérance chrétienne i, s'habiller selon sa condition, mais toujours sans vanité et sans recherche. La recherche et l'immodestie sont si déplacées à la sainte table, que le pape Innocent XI a défendu aux prêtres, sous peine de censure, d'administrer la Sainte Eucharistie aux femmes qui s'y présenteraient avec une mise peu décente, par exemple si elles étaient exagérément décolletées, ou seulement si elles avaient le visage fardé ou si elles portaient des mouches.
« Le même sentiment qui doit nous porter à éviter le faste et l'immodestie lorsque nous allons communier, fait un devoir aux rois de déposer leur couronne et aux mifitaires de déposer leurs armes avant d'aller prendre place à la sainte table. Ceux qui ont des gants doivent pareillement les quitter.
« Modestie dans le vêtement et la parure, modestie dans le maintien. Il faut éviter la dissipation, veiller sur tous ses sens et en particulier sur ses yeux, qu'il convient de tenir baissés. On comprend tout ce qu'aurait de choquant un regard hautain, une démarche cavalière et arrogante, en celui qui se dispose à communier. La modestie extérieure facilite le recueillement intérieur; elle en est en même temps le signe. Celui-là n'est point recueilli qui n'est pas modeste. Quand le moment de communier est venu, on s'approche de la table sainte, les mains jointes ou les bras croisés sur la poitrine, et l'on s'y met pieusement à genoux. »
Il estd'autres genres de souillures que l'on ne fait pas disparaître en se lavant la figure ou les mains et en changeant de vêtements. Elles suffisaient, sous la loi de Moïse, à rendre impurs ceux qui en étaient atteints, au point qu'il leur était interdit de prendre part à aucune cérémonie sacrée. La l«ji nouvelle n'est pas rigoureuse à ce point, et lorsque ces souillures ne sont pas des péchés devant Dieu, la communion n'est pas interdite à cause d'elles; une certaine convenance conseille seulement de s'en abstenir.
Il peut arriver que l'on éprouve dans la chair certains troubles,
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certaines souillures même qui, si elles étaient volontaires, seraient des péchés contre le sixième commandement '. Lors même qu'il n'y aurait aucune faute, et que ces accidents seraient tout à fait involontaires, il y a toujours là quelque chose qui s'accorde peu avec la sainteté du sacrement de l'Eucharistie ; de même l'accomplissement de certains devoirs pour les personnes mariées. Si l'on peut, sans inconvénient, remettre la communion à un autre jour,
1. I. PoLUTio NOCTURNA. Prima régula. Si conlin,t;al voliintarie atque sit morlaliler culpal)ilis. vol in se, vol in causa quœ volunfario fuit, posita in vigilia ; V. g. colloquiiun diuturnum cum mulierihus sine rationabili causa, lectio vel aspeclus rerum obscenarum, etc., lune cerlo proliiJjet communionem. Et licet po'.lutus acciperet absolulionem, lenerelur sub veniali se al)stinere a communicando illa die, nisi excuset ralionalMlis causa, et non possit commu-. nio absque delrimento diiïerri. Clemens VIII, in instructione super aliquibus Gnecorum ritibus quœ incipit Presbytefi Grwci, ail : Preabyter Grxcus conjuyatxis aille sacrum sacrificium seu sanclam Missam celebrandam, vel per hebdomadam, vel per triduum ahsdneat ab tixore. « Ex quo colligilur, si sacerdoli Grœco non permillitur missam celebrare, si nocle proxima cum uxore concubuerit, mullo minus licere aliis sacerdolibus, nisi gravis urgeat causa, celeljrare missam, si prœcedenti nocte peccatum aliquod grave commiserint, etiamsi per sacramentalem confessionem peccatum illud expiaverint. » (Benedicl. XIV, lib. III de Misase sacrif., cap. xi, n. M.) Ibidem, n. li^, prœclarissiinus Ponlifex notât cum Solo, Sylvio et aliis, quod bœc régula applicaluretiam aliis peccalis morlalibus. « Tanta enim est irreverentia, homicidam cruentis manibus aul blasphemum pollulo ore illico ad Eucbaristiain accedcre : tametsi X'eneris sordes peculiarein quamdam indecentiam ad sacramenlum prce aliis sceleribus afferanl. >> Confessio enim purgat maculam menlis, non aulem immunditiam corporalem et liebctudinem quie conlingit in menle ex depressione ipsius ad carnem. « Debel autem abstinere, ut dicunt, usque ad viginli (jualuor horas ; quia in lali spatio nalura deordinala per corporalem immunditiam et menlis liebelationem reordinalur. » (D. Tiiom., in IV, dist. ix, (j. i, art. 4-.) lia communiter tlieologi. Vide S. Alplionsum, lib. VI, n. '■21-2.
Quod a fortiori dicendum est de omni copula illicita, eliam de simplici fornicatione ; nam licet pollutio ex specie sua sit peccatum gravius fornicalione, altamenfornicatio habet plus de cxterno, et ita lollit plus de exlerna reverenlia. Deinde communiter babet plus voluntarii et deliberalionis. Quare non nisi propter gravem ralionem, permillere licet celebrare aul communicare, eadem die, eum qui copulam illicitam habuit, etsi confessionem communion! praernillat. (De Llgo, de Euchar., disp. xv, sect. -1, n. 14.)
Serunda reyula. Licet plane involunlaria, atque ideo omnimode inculpabilis sit pollutio, si lamen ex ipsa sequalur permaneatque perlurbalio et evagatio mentis, qua a spiritualibus avocetur, peccatum veniale est accedere, dum perdurai; nam sic communicans non revercnler accedil, sicut decet SS. sacramenlum. lia communiter theologi, et expresse tradit S. Gregorius Magnus in cilata epistola. Quod conlingit potissimum cum pollutio accidil cum imaginatione, cui consentit in somnio. Si enim accidil sine imaginatione, signum est quod provenit tanlum a causa naturali intrinseca, et ipsi nullatenus participai anima. Item si animaj displiceat atque ipsa aliquatenus illam cohibere
il sera plus respectueux de le faire ; mais il ny a pas d'obligation, même sous peine de péché véniel, s'il n'y a pas eu de faute grave.
Mgr Rosset, qui résume très bien l'enseignement des théologiens sur ces matières, cite à ce propos quelques passages 'de S. François de Sales que nous reproduisons avec lui. On lit dans V Introduction à la vie dévote (IP p., ch. xx) :
« Dieu trouvait mauvais, en l'ancienne loi, que les créanciers
enitatur, faciliu.s oxcutilur heboludo et evagatio mentis. Quod contingit animabus qua3 valde diligunt castitatem, et jugiter in corde suo fovent horrorem omnium qiue istam virtutem temerare qiieunt.
Tertia rerjula. Qiiid vero si ante susceptionem possit et fœdas cogitationes expellere, et mentem ad cœlestia érige re ? Alii sentimit, pollutum tune adhuc teneri sub veniali ad non accedendum, nisi suaderet rationabilis causa. Alii tamen melius dicunt, tune non accédera esse de consilio, non autem de prœcepto, etiamsi poUutio provenisset a causa venialiter culpabili....
II. CoPUL.v coNJUGALis. Prima régula. Ex se inducit congruentiam, ut non fiât communio die quo habita est ; nam producit aliquam immunditiam corporalem, ac mentis distractionem. Quocirca S. Hieronymus optimc, (in [sormone De e.-iu Agni : » Si panes propositionis, ab iis qui uxores tetigerant comedi non poterant, quanto magis ille panis qui de cœlo descendit non potest ab his qui conjugalibus paulo ante héesere complexibus violari atque contingi? Non quod nuptias condemnemus, sed quod eo tempore quo carnes Agni manducaturi sumus, vacare a carnalijjus operibus nos debeamus. » Et contîrmari potest ex illo D. Pauli, / Cor., vu, l» et 0 : Nolile fraudare invicem, nisi forte ex consensu o(l tempus, ut vacetis orntioni ; et ilerum reverlimini in idipsum, ne tenlet vos Satanas, propter incontinentiam vestram. Hoc autem dico secundum indntgentiam, non secundum imperium. Si enim est congruentia abstinere ab opère carnali ad vacandum orationi, quanto magis ad carnes Agni immaculati cibandas !
Secunda régula. Si copula fiât non ex voluptate, sed ex pura intentione, aut solvendi debitum conjugale, aut prolis procreandae, licet congruum sit abstinere illa die a communione, ut docet D. Thom., III, q. lxxx, art. 7 ad 2 ; tamen omnes tenent nullum esse peccatum ita accedcre. Quod expresse declaravit S. Gregor. Magnus, in epistola ad S. Augustinum : Si quis sua conjuge, non cupidine voluptatis captus, sed solummodo liberorum procreandorum gratia ulitur, iste jjrofeclo de suinendo corporis Domini myslerio suo estrelinquendus judicio, quia a nobis prohiberi non débet.
Tertia régula. Accedere ad sacram mensam, habita copula ex voluptate tantum, est peccatum veniale, nisi rationabilis causa excuset. Ita omnes theologi. Ratio in promptu est : copula enim lali modo habita est signuni animi paruni dispositi ad res divinas tractandas. .\liunde ex hujusmodi actu, pniisertim quando procedit ex volu})tato taiitum, regulariter oritur magna dislraclio et hcbetudo mentis ad res spirituales. Dico nisi rationabilis causa e.rcuset : nam si illa die esset indulgenlia lucranda, vel contingeret peculiaris solcnmitas, vel non pos.set omitti communio absque incommodo spirituali, aut etiam lerrestri, v. g. aliqua infamia, etc., lune prorsus licerct accedere. (Miciiael Rosset, episc. Pariens., Theologia dogmatico-moralis, etc., de SS. ac. DD. Euchnristix myslerio, p. 4U1 et seq.)
a lissent exaction de ce qu'on leur devait, les jours de frte; mais il « ne trouva jamais mauvais que les débiteurs payassent et rendisa sent leurs devoirs à ceux qui les exigeaient. C'est chose indé- « cente, bien que non pas grand péché, de solliciter le paiement « du devoir nuptial le jour où l'on a communié, mais ce n'est pas a chose malséante, mais plutôt méritoire, de le payer. C'est pour- « quoi, pour la reddition de ce devoir-là, aucun ne doit être privé a de la communion, si d'ailleurs sa dévotion le provoque à la dé- « sirer. Certes, en la primitive Église, les chrétiens communiaient a tous les jours, quoiqu'ils fussent mariés et bénis de la géné- « ration des enfants. C'est pourquoi j'ai dit que la fréquente com- « munion ne donnait aucune sorte d'incommodité ni aux pères, a ni aux femmes, ni aux maris, pourvu que l'âme qui communie a soit prudente et discrète. »
S. François deSales revient sur ce sujet dans un opuscule intitulé '.Avis et résoliUions toudiant C usage de la divine communion. Nous y lisons :
a Cet exercice (l'accomplissement du devoir conjugal) n'est nul- « lementdéshonnéte devant les yeux de Dieu; au contraire, il lui « est agréable, il est saint, il est méritoire, au moins pour la « partie qui rend ce devoir, et n'en recherche pas l'acte, mais seu- « lemont y condescend pour obéir à celui à qui Dieu a donné l'au- « torilé de se faire obéir pour ce regard.
<f II ne faut pas juger des choses selon notre goût, mais selon a celui de Dieu; c'est le grand mot. Si nous sommes saints selon « notre volonté, nous ne le serons jamais bien; il faut que nous le a soyons selon la volonté de Dieu. Or, la volonté de Dieu est que, « pour l'amour de lui, vous fassiez librement ainsi, et que vous a aimiez franchement l'exercice de votre état : je dis que vous a l'aimiez et chérissiez, non point pour ce qui est extérieur et qui « peut regarder la sensualité en elle-même ; mais pour l'intérieur, « parce que Dieu l'a ordonné, parce que, sous cette vile écorce, la « volonté de Dieu s'accomplit....
« En la maison d'un prince, ce n'est pas tant d'être souillon de « cuisine, comme d'être gentilhomme de la chambre ; mais en la « maison de Dieu, les souillards et les souillardes sont les plus dignes « bien souvent ; parce qu'encore qu'ils se souillent, c'est pour « l'amour de Dieu, c'est pour sa volonté et son amour : et cette a volonté donne le prix à nos actions, non pas à l'extérieur....
« Mais la partie ne pèche-t-elle point si elle sait que l'autre ait « communié? Je vous dis que non, nullement, surtout quand les a communions sont fréquentes ; ce que j"ai dit de l'Église primi- « tive en fait foi, et la raison y est toute claire. Il y a plus, si la « partie communiée recherchait elle-même, le jour de la commu- « nion, le péché ne serait que véniel et très léger, à cause d'un « peu d'irrévérence qui interviendrait ; mais ne recherchant pas, « mais correspondant, c'est grand mérite, et la grâce de la com- « munion s'en accroît, tant s'en faut qu'elle s'en amoindrisse. »
Ajoutons que les inconvénients auxquels la condition de leur sexe expose les femmes, même les vierges les plus pures, ne sont pas un obstacle à la sainte communion. Tout au plus pourrait-on conseiller, en pareil cas, de remettre à un jour ou deux une communion de pure dévotion, par simple convenance et sans que la conscience y soit engagée.