‹ La Sainte EucharistieChapitre 62 sur 169 · Can. Cum Marlhx, de Celcbratione missarum · texte numérisé non relu

Can. Cum Marlhx, de Celcbratione missarum

contiennent, font bien partie du sacrement. Ce qui constitue le sacrement, c'est l'union du contenant et du contenu ; l'un et l'autre en font donc réellement partie.

On a dit que les paroles de la consécration constituaient le sacrement, avec ou sans le corps de Jésus-Christ, indépendamment des espèces; mais c'est une opinion qu'on ne saurait admettre,, parce que les paroles passent, tandis que le sacrement demeure, que Jésus-Christ est voilé sous les espèces, tandis que les paroles sont depuis longtemps évanouies.

D'ailleurs il n'est pas nécessaire de chercher bien loin despreuves pour être convaincu que les espèces eucharistiques font partie essentielle du sacrement; il suffit de se rappeler que tout sacrement est un signe sensible de la grâce justifiante, la forme visible de la grâce invisible ; ce que le concile de Trente * applique tout particulièrement au sacrement de l'Eucharistie. Considérez maintenant le corps adorable du Sauveur dans son sacrement. Si vous le séparez des espèces, il ne peut par lui-même faire aucune impression sur les sens ; il n'est donc pas un signe visible de la grâce; il n'est donc pas un sacrement; il ne le devient que par son union avec elles. La Sainte Eucharistie n'est un sacrement que grâce aux apparences du pain et du vin, qui sont le signe sensible nécessaire; elles font donc partie essentielle du sacrement.

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