‹ La Sainte EucharistieChapitre 9 sur 169 · S. AUC.., lil). III, DnrI. r/irisl., cap. ix · texte numérisé non relu

S. AUC.., lil). III, DnrI. r/irisl., cap. ix

particulièrement appelés. Le concile de Trente a frappé cette hérésie d'anathème, par ce canon : « Si quelqu'un dit que tous les « chrétiens ont le pouvoir.... d'administrer tous les sacrements, « qu'il soit anathèinc '. »

Résumons en deux propositions la doctrine de l'Église sur ce point.

La première sera celle-ci : « Le ministre des sacrements doit être Œ un homme et non pas un ange, soit bon, soit mauvais. » Il faut observer, cependant, que si un bon ange administrait un sacrement, il ne le ferait qu'en vertu d'une dispense extraordinaire de Dieu et que, par conséquent, le sacrement serait validement conféré. Mais le démon ne peut pas recevoir de pareille dispense. C'est aux hommes seuls que Dieu a donné le pouvoir de conférer les sacrements; car c'est aux hommes qu'il a dit : Allez, enseignez toutes les nations, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint- Esprit 2. G"est aux hommes seuls qu'il a dit : Faites ceci en mémoire de moi 3. Aux hommes seuls, il a dit encore : Les péchés seront remis à ceux à qui vous les aurez remis ^. S. Paul nous déclare que tout pontife est choisi parmi les hommes et établi pour les hommes en ce qui regarde Dieu, afin quil offre des dons et des sacrifices pour les péchés '". Les paroles sacramentelles n'ont leur vertu qu'à la condition d'être prononcées par une bouche humaine; c'est aux hommes, aux descendants d'Adam qu'il appartient d'être les ministres des sacrements institués pour le salut des hommes.

Mais ce qui appartient aux hommes n'appartient pas pour cela à tous les hommes; d'où cette seconde proposition : « Le véritable « ministre des sacrements, le Baptême et le Mariage exceptés, n'est « pas tout homme même baptisé, mais celui qui a été réguliè- « rement ordonné par l'Église. » Le Baptême est excepté à cause de sa nécessité extrême, et l'Église a toujours reconnu à tout homme le pouvoir de baptiser validement. Pour le sacrement de Mariage, qui consiste dans un contrat, les ministres ne peuvent pas être d'autres que les contractants eux-mêmes.

i. Si quis dixerit christianos omnes, in (verbo, et) omnibus sacramcntis administrandis hnbcre potcstatem, anathema sit, (Sess. VII, can. 10.)

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